révolution quand évolutions bloquées

L’île Maurice est en ce moment secouée par des émeutes populaires. Le piège est de se focaliser sur le haut de l’arbre de la violence : la violence des drogués et des jeunes manipulés sont les feuilles de l’arbre. Ne passons pas à côté des racines / chicos de la violence structurelle… Voici une vidéo du Dr Jonathan Ravat sur les violences systémiques :
https://www.facebook.com/reel/1087938170533702.

Cette île d’habitude extrêmement paisible et même pacifique (selon moi, grâce notamment aux beaux réflexes culturels hindou et chinois de non-violence, et je suis prêt à être critiqué…) avait déjà connu deux fois dans son histoire de telles jacqueries incontrôlables : les 22 & 23 janvier 1968 (bilan : au moins 29 morts, des centaines de blessés, des centaines de maisons incendiées ou pillées, des centaines de familles déplacées) et une insurrection populaire du 21 au 25 février 1999 (bilan : cinq morts, des centaines de blessés, de nombreux pillages + évasion de prison de 250 prisonniers, etc.).

Entre 1999 et 2005, pendant les 6 ans où j’ai été résident full time à Maurice, dans mes centaines de sessions pour mieux gérer nos conflits, j’ai régulièrement parlé de mon hypothèse d’un cycle de 30 ans : des accumulations de violences rentrées telles que des émeutes éclatent +/- tous les 30 ans. J’en parlais pour souligner présentement l’importance cruciale d’investir courageusement dans les fondamentaux de justice et de paix ! Sous peine de vivre ce que nous vivons aujourd’hui.

Les laissés-pour-compte / déclassés / va-nu-pieds / méprisés qui n’ont plus rien à perdre sont capables de révolution désorganisée quand une juste évolution est négligée par les Gouvernants, quand s’accumulent les RDV sociaux ratés, les non-remises en question des politiques, à partir d’une sérieuse, courageuse et lucide écoute de la voix des sans-voix, pas assez représentés dans les négociations sociales et politiques.

Ceci dit, l’urgence pour l’heure est intérieure à chaque personne dérégulée par ces émeutes. À partir de mes compétences de coach (notamment Inner Team coaching) et thérapeute IFS (Internal Family system), je consacre prioritairement mon temps à accueillir les personnes à Maurice qui me partagent leurs vécus douloureux (souffrances, peurs, colère, tristesse, etc.) : qu’elles puissent parler pour leurs parts et non à partir d’elles, les accueillir tellement bien que se vive un désamalgamage. Vive l’émergence du Self et la croissance du Self-leadership… Vivent nos démarches de Présence et de dialogue intérieur, qui apportent une contribution précieuse à nou ‘tizil bien aimée…

Je me réjouis qu’avec les nombreuses personnes que j’ai initiées à l’IFS à Maurice, nous nous soutenons dans l’exercice de ce dialogue intérieur, si précieux pour être artisan.e.s de paix, d’abord à l’intérieur de soi, ensuite, autour de soi.

atelier en présentiel sur l’IFS

Annonce pour les personnes vivant à l’île Maurice.

Voici l’affiche d’un atelier en présentiel sur l’IFS, un modèle puissant et innovant reconnu pour son efficacité à résoudre les conflits internes et apaiser les tensions qui en résultent.

Le Self, ce lieu-source en nous qui a les ressources pour clarifier, accueillir et soutenir avec compassion tous les aspects intérieurs de notre psychisme. L’objectif du processus IFS est de restaurer le « Self leadership », état dans lequel la vie psychique se trouve guidée harmonieusement par le Self. Cela permet petit à petit à la personne de soulager les charges et fardeaux douloureux portés par ses parties et de retrouver un apaisement intérieur durable et un équilibre psychique fluide et dynamique. »

Inscription obligatoire sur le secretariat@icjm.mu ou via WhatsApp 5770 7257.

Merci pour toute diffusion autour de vous…

Sécurité et tendre douceur

« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS  (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).

Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.

On peut s’amuser, à la mode des Anciens :

invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !

L’ictus frappe, l’invictus se relève…

Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !

Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…

Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…

apprivoiser mes protecteurs

Il est dit : « sois patient avec tout le monde ». Et François de Sales ajoute : « particulièrement avec toi-même ».

Il est dit : « aime ton ennemi » et j’ai réalisé qu’il s’agissait d’abord d’un apprivoisement intérieur : aimer les plus effrayants en moi, ne pas m’occuper de leurs actes horribles et mettre toute mon attention curieuse à comprendre leur intention positive, leur rôle protecteur.

apprivoiser mon frein vagal

Je viens d’animer un atelier sur notre système nerveux autonome, avec lequel nous pouvons grandir en familiarité.
1)
Quand je suis stressé, activé, mobilisé,
je peux en conscience respirer ventralement
avec une expiration prolongée
plus longue que l’inspiration
=> mon système nerveux est encouragé
à ralentir le cœur, pour revenir à un calme profond.
2)
Quand je me sens engourdi, flottant, embrumé, figé,
que mon énergie est basse,
je peux en conscience respirer ventralement
avec une inspiration prolongée
plus longue que l’expiration
=> tout mon être est énergisé
et je me remets en mouvement,
pour sortir de la léthargie.

Je peux visualiser un frein de bicyclette qui
1) freine pour ralentir en dévalant la pente,
2) relâche le frein et remettre de la vitesse.
Je peux encore joindre le geste physique de tenir mon guidon et de jouer avec mon frein, tout en accompagnant ma respiration et mon image à l’esprit…

Connect before correct

Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux
que de choisir un camp contre un autre,
que de brandir des drapeaux partisans ?
Ne sont-elles pas au top
quand elles intègrent les parts
de vérité des uns et des autres
et servent notre bien commun ?

Et nos consciences ne sont-elles pas au top
quand elles saisissent en profondeur
ce qui relie les êtres humains
dans leur commune fragilité
plutôt que dans leurs apparentes
puissantes forces d’oppositions ?

Un riche dialogue intérieur avec l’IFS

Au lieu de diriger notre attention sur l’autre en cherchant ce qui ne va pas chez lui, nous avons la liberté / la responsabilité d’écouter en nous la part qui est affectée. Le psychologue Richard Schwarz, fondateur du protocole psychothérapeutique IFS (Internal Family System) nous propose de développer un dialogue intérieur à partir de notre « Self », qu’il définit comme cet espace intègre, intact, qui n’a pas été blessé par la vie et où règne le calme, la confiance, la compassion, la curiosité, la créativité, le courage, la clarté, la capacité à entrer en contact.

De ce lieu-source en nous, nous pouvons apprendre à pratiquer la culture d’hospitalité pour la part blessée en nous, déployer un authentique dialogue avec elle, l’écouter, prendre en considération ce qu’elle nous dit de son vécu, de son besoin, de ses motivations…

Aussi en colère ou déprimée que puisse être une part de nous lorsqu’elle semble nous envahir tout entier, elle n’est pas le tout de nous. Si, du cœur de notre cœur, nous la considérons avec respect, cette part de nous va se décoller, se désidentifier, se désamalgamer d’avec nous-même. Je suis moi et elle est elle ; elle est une sous-personnalité de moi, elle n’est qu’une identité partielle et partiale de ma vie.

Tant qu’au sein de ma famille intérieure, je ne la reconnais pas, elle risque d’être comme un enfant en manque d’attention qui fait beaucoup de bruit, se met au centre de la scène, tire sur la jupe de sa mère, est même capable de faire des bêtises et de se faire punir afin d’obtenir de l’attention, même négative. Par contre, tout comme un enfant qui a reçu l’attention dont il a besoin et qui dès lors s’en retourne jouer tranquillement dans un coin de la pièce, une part en moi peut accepter de se mettre de côté et me laisser entrer plus profondément en moi, à la rencontre de ma vérité profonde.

J’affirme avec assurance que l’IFS est pour moi le top du top des protocoles déployant l’empathie à l’intérieur de soi et dans une thérapie…

Dans l’affiche : l’annonce d’une prochaine session d’initiation donnée à l’île Maurice.

Atelier Ifs

Voici l’affiche annonçant un atelier en présentiel à l’île Maurice pour expérimenter la profonde connivence entre une démarche proprement psychologique de guérison (avec l’IFS) et la démarche spirituelle authentique de relier chacune de nos parts blessées par la vie à la Source de Vie inépuisable et surabondante…

Désamalgamage

Une part en moi qui a mal,
qui vit une colère / tristesse / peur…
n’est pas le tout de moi.
Je ne suis pas réduit à elle.
Elle n’est pas 100 % de moi,
elle n’est pas moi, au sens
de qui je suis essentiellement.
Elle fait partie de ma famille intérieure.

Ainsi, je peux entrer en contact avec elle
depuis ce que je suis essentiellement,
à partir de mon cœur profond,
avec l’amour dont je suis capable :
lui offrir une véritable présence, écoute empathique,
disponibilité, hospitalité, accueil sincère et profond…

Elle va alors faire l’expérience positive de se sentir accueillie avec tendresse et douceur. Reconnue et comprise, cette part de moi va se décoller de moi, se désidentifier, se désamalgamer d’avec moi.
Nous allons ensemble sortir d’une confusion :
je SUIS moi et elle est elle, en moi.
Bienvenue à elle !