une b.a. par jour

À l’école, j’étais très bon élève mais aussi espiègle, à faire des tours pendables, un par jour si possible : une b.a. = une bonne action = une blague à point.

Fin des années 70, juste avant le début du cours et l’arrivée du prof., je me souviens avoir enfermé dans l’armoire métallique à côté de la fenêtre mon enregistreur de l’époque, avec une cassette qui débitait 20 minutes de silence puis 25 minutes de bruits intermittents ressemblant à plusieurs passages espacés d’une soucoupe volante extraterrestre.

Jouissance de voir le prof. et les élèves se pencher vers la fenêtre pour scruter le ciel puis, à la fin, chercher la clé de l’armoire métallique…

WC

Un classique :
Winston Churchill (WC) participe à une soirée mondaine.
Un de ses adversaires politiques fait mine de ne pas
le reconnaître et de le confondre avec le maître d’hôtel :
« Pardon mon brave, où se trouvent les toilettes, s’il vous plaît ? »
Churchill de répondre : « c’est simple, première à droite, deuxième à gauche, ce sera la première porte que vous verrez. Sur la porte, il y aura mentionner ‘GENTLEMEN’ mais vous entrez quand même ! »

les gens d’air légendaires voyage voyage

« Le voyage, c’est aller de soi à soi en passant par les autres » (proverbe Touareg).

« Quel voyage voudriez-vous faire ?
Celui de l’autre monde, juste un aller et retour.
[…]
Qu’est-ce qu’une lune de miel ?
Un voyage au ciel avec billet de retour »
(Diane de Beausacq, Livre d’or de la comtesse Diane, 1886).

Humour belge, ça fait du bien d’être biesse (mot belge qui veut dire : bête, idiot ou maladroit ; il vient du wallon) :

Quand t’es Nue T’Es LLA plus belle…

tant bûcher

« Lorsqu’on a vingt ans,
on est incendiaire,
mais après la quarantaine,
on devient pompier »
(Witold Gombrowicz).

« Quiconque n’est pas révolutionnaire à seize ans,
n’a plus à trente ans assez d’énergie
pour faire un capitaine de pompiers »
(André Maurois).

Make love and laugh

Aujourd’hui est le dernier jour de la canicule ici. Si tu as quelque chose à me dire qui jette un froid, c’est vraiment le bon moment…

Ci-joint une interpellation existentielle d’un manchot à un phoque, laquelle provoqua l’inverse : créer du lien et de la chaleur entre vivants marrants…

« Quand je ris, c’est aux éclats.
Quand je pleure, c’est aux sanglots.
Je n’y connais de milieu que l’ennui »
(Beaumarchais, Lettre à la Comtesse d’Albany, 1791).

« Si vous pouvez rire ensemble, vous pouvez travailler ensemble » (Robert Orben).

éveil ?

« Il y a une fissure en toute chose. C’est par là qu’entre la lumière » (Leonard Cohen).

« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » (Marcel Proust).

« Les illusions nous rendent le service de nous épargner des sentiments pénibles et de nous permettre d’éprouver à leur place des sentiments de satisfaction » (Freud).

J’ouïs / Jouis bien !

Belle ressemblance phonétique des verbes ‘ouïr’ et ‘jouir’ mais elle est fortuite ; elle est un accident du français :

ouïr vient du latin audīre(« entendre » ; percevoir par l’ouïe),

jouir provient du latin gaudēre(« se réjouir »).

« J’ouïs » est au passé simple.

Raymond Devos (1922 – 2006) :

« Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement.
Par exemple, le verbe « OUÏR ».
Le verbe ouïr, au présent, ça fait :
J’ois… j’ois…
Si au lieu de dire « j’entends », je dis « j’ois », les gens vont penser que ce que j’entends est joyeux alors que ce que j’entends peut être particulièrement triste.
Il faudrait préciser :
« Dieu, que ce que j’ois est triste ! »
J’ois… Tu ois… Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ?
Il oit… Oyons-nous ? Vous oyez… Ils oient.

C’est bête ! L’oie oit. Elle oit, l’oie ! Ce que nous oyons, l’oie l’oit-elle ?
Si au lieu de dire « l’oreille » on dit « l’ouïe », alors : l’ouïe de l’oie a ouï.
Pour peu que l’oie appartienne à Louis :
« L’ouïe de l’oie de Louis a ouï. »
« Ah oui ? Et qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ? »
« Elle a ouï ce que toute oie oit… »
« Et qu’oit toute oie ? »
« Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu’elle oit, l’oie !… »

Au passé, ça fait : J’ouïs… J’ouïs !
Il n’y a vraiment pas de quoi ! »

Oie…
Tant joie
quand j’ouïs ?
ouïe ouïe ouïe…