« Le voyage, c’est aller de soi à soi en passant par les autres » (proverbe Touareg).
« Quel voyage voudriez-vous faire ? Celui de l’autre monde, juste un aller et retour. […] Qu’est-ce qu’une lune de miel ? Un voyage au ciel avec billet de retour » (Diane de Beausacq, Livre d’or de la comtesse Diane, 1886).
Humour belge, ça fait du bien d’être biesse (mot belge qui veut dire : bête, idiot ou maladroit ; il vient du wallon) :
Aujourd’hui est le dernier jour de la canicule ici. Si tu as quelque chose à me dire qui jette un froid, c’est vraiment le bon moment…
Ci-joint une interpellation existentielle d’un manchot à un phoque, laquelle provoqua l’inverse : créer du lien et de la chaleur entre vivants marrants…
« Quand je ris, c’est aux éclats. Quand je pleure, c’est aux sanglots. Je n’y connais de milieu que l’ennui » (Beaumarchais, Lettre à la Comtesse d’Albany, 1791).
« Il y a une fissure en toute chose. C’est par là qu’entre la lumière » (Leonard Cohen).
« Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux » (Marcel Proust).
« Les illusions nous rendent le service de nous épargner des sentiments pénibles et de nous permettre d’éprouver à leur place des sentiments de satisfaction » (Freud).
Belle ressemblance phonétique des verbes ‘ouïr’ et ‘jouir’ mais elle est fortuite ; elle est un accident du français :
ouïrvient du latin audīre(« entendre » ; percevoir par l’ouïe),
jouirprovient du latin gaudēre(« se réjouir »).
« J’ouïs » est au passé simple.
Raymond Devos (1922 – 2006) :
« Il y a des verbes qui se conjuguent très irrégulièrement. Par exemple, le verbe « OUÏR ». Le verbe ouïr, au présent, ça fait : J’ois… j’ois… Si au lieu de dire « j’entends », je dis « j’ois », les gens vont penser que ce que j’entends est joyeux alors que ce que j’entends peut être particulièrement triste. Il faudrait préciser : « Dieu, que ce que j’ois est triste ! » J’ois… Tu ois… Tu ois mon chien qui aboie le soir au fond des bois ? Il oit… Oyons-nous ? Vous oyez… Ils oient.
C’est bête ! L’oie oit. Elle oit, l’oie ! Ce que nous oyons, l’oie l’oit-elle ? Si au lieu de dire « l’oreille » on dit « l’ouïe », alors : l’ouïe de l’oie a ouï. Pour peu que l’oie appartienne à Louis : « L’ouïe de l’oie de Louis a ouï. » « Ah oui ? Et qu’a ouï l’ouïe de l’oie de Louis ? » « Elle a ouï ce que toute oie oit… » « Et qu’oit toute oie ? » « Toute oie oit, quand mon chien aboie le soir au fond des bois, toute oie oit : ouah ! ouah ! Qu’elle oit, l’oie !… »
Au passé, ça fait : J’ouïs… J’ouïs ! Il n’y a vraiment pas de quoi ! »
Aujourd’hui, j’ai l’humeur de mettre à l’honneur les cinglés singlets + Saint Glay, réjouissez-vous en priant pour nous…
Glay en hindi signifie « content ». Au Japon, c’est un célèbre groupe de rock, qui a choisi ce nom en déformant consciemment le mot anglais « Gray » (gris) pour désigner son style musical : ni tout à fait rock « noir », ni tout à fait pop « blanc »…
Clay en anglais signifie argile ; glaise. Saint Clay d’Adam et d’Ève, nos origines seraient-elles cinglées ? Ou timbrées + fières de l’être : lettre pleine d’Amour divin ?