Mille manières d’amorcer & nourrir nos temps de qualité : mettre un petit mot « merci pour… », « je t’aime » dans sa poche, dans sa sacoche, dans son planning, sur le siège de l’auto, sur le côté de son oreiller ; soigner les retrouvailles en fin de journée (un véritable espace pour le « comment s’est passée ta journée ? »), faire une promenade ensemble, apporter une douceur que l’autre apprécie au lit à son réveil, laisser une musique nous ré-unir, se masser quelques minutes, s’entre-tenir devant le feu allumé ensemble, dîner aux chandelles, prendre un verre ensemble, passer la soirée en mode home cinéma, revoir des photos- ou vidéos-souvenirs, danser ensemble dans le salon, cuisiner ensemble ou pour l’autre, etc., etc.,…
La règle du 1 – 1 – 1 pour une vie commune nourrie : 1 soirée par semaine 1 weekend par mois 1 semaine par an
« Je compris que lorsque je croyais mes pensées, je souffrais, mais que lorsque je ne les croyais pas, je ne souffrais pas, et que cela était vrai pour tous les êtres humains. La liberté est aussi simple que cela. Je découvris que la souffrance était optionnelle. Je découvris en moi une joie qui n’a pas disparu depuis, pas un seul instant. Cette joie est en chacun, toujours » (Byron Katie).
Devinette Zen : — Si tu es prisonnier dans un bloc de granit, comment sors-tu ? — Je fais un pas en avant et je sors de ta question.
« Descendant de plus en plus avant, par la profondeur de la douleur, on atteint au mystère, à l’essence. Je souffrais jusqu’au fond de moi-même, jusque dans mon corps, dans mon cœur – bien plus que ne m’eût fait souffrir la peur de perdre la vie – de cette curiosité à laquelle collaboraient toutes les forces de mon intelligence et de mon inconscient ; et ainsi c’est dans les profondeurs mêmes d’Albertine que je projetais maintenant tout ce que j’apprenais d’elle. Et la douleur qu’avait ainsi fait pénétrer en moi, à une telle profondeur, la réalité du vice d’Albertine me rendit bien plus tard un dernier office. Comme le mal que j’avais fait à ma grand-mère, le mal que m’avait fait Albertine fut un dernier lien entre elle et moi et qui survécut même au souvenir, car, avec la conservation d’énergie que possède tout ce qui est physique, la souffrance n’a même pas besoin des leçons de la mémoire. Ainsi, un homme qui a oublié les belles nuits passées au clair de lune dans les bois souffre encore des rhumatismes qu’il y a pris. Ces goûts niés par elle et qu’elle avait, ces goûts dont la découverte était venue à moi, non dans un froid raisonnement mais dans la brûlante souffrance ressentie à la lecture de ces mots : « Tu me mets aux anges », souffrance qui leur donnait une particularité qualitative, ces goûts ne s’ajoutaient pas seulement à l’image d’Albertine comme s’ajoute au bernard-l’ermite la coquille nouvelle qu’il traîne après lui, mais bien plutôt comme un sel qui entre en contact avec un autre sel, en change la couleur, bien plus, la nature » (y en a Marre-sel Proust, Albertine disparue, p. 136).
« On peut presque dire que les œuvres [littéraires], comme dans les puits artésiens, montent d’autant plus haut que la souffrance a plus profondément creusé le cœur » (plouf dans Mare – scelle Proust, À la recherche du temps perdu, p. 66).
« Où est-elle, ma bien-aimée ? Ses attentions sont, dans la forme, pleines de gentillesse mais, au fond, où est son cœur ? A-t-elle cessé de m’aimer, tout en le cachant dans l’intention de ne pas me faire mal ? D’où me vient cette impression que ses caresses goûtent le fond de teint avec lequel le croque-mort apprête la dépouille ? Une poudre aux yeux censée atténuer la souffrance des endeuillés venant s’incliner une dernière fois devant le corps vidé de vie… La question de fond lancinante me lacère, me la sert, me la serre : en amont de nos affects en crise, ma bien-aimée ne sent-elle pas la connexion de nos cœurs profonds, alignée sur l’appel de l’Éternel ? Me dira-t-elle « oui » de tout son cœur, corps, esprit et âme ? » (Étienne Chomé, il y a 31 ans, jeune dépassé des passés).
« Avant sa venue, j’avais, pour ainsi dire, sommeillé, noyé dans je ne sais quelle pénombre. Mais elle avait paru, m’avait réveillé et conduit à la Lumière. Sa présence avait lié tout ce qui m’entourait d’un fil continu, elle avait tendu entre l’ambiance et mon âme une passerelle de Lumière. Et, du coup, elle était devenue à jamais l’amie la plus proche de mon cœur, l’être le plus compréhensible et le plus cher. Ce fut son Amour désintéressé de l’Univers qui m’enrichit et m’imprégna de cette force invincible dont j’eus besoin pour passer les heures difficiles » (Maxime Gorki).
« Le voyage mystique nous conduit à l’intérieur de nous, à une Flamme sacrée en notre centre » (Marianne Williamson).
« Ton rayonnement a allumé un Feu dans mon cœur, et tu as rendu radieux pour moi la Terre et le Ciel. Mon âme brûle, chaque fibre de mon être est amoureuse de Toi » (Rûmî).
Merci, Abdallah, Ali, Ifa et Ahmed. Pluies de coeurs sur vous…
Merci, Juliette, pour ce chant qui me transporte tout droit au désert, là même où, ensemble, nous avons wagelé (fait des vagues, du style ressort souple d’amortisseur de tram)… Pluie de coeurs sur toi…
Unique prosodie que la tienne : le timbre et la musicalité de ta voix, tes modulations de tons, inflexions et accentuations qui ‘wagelent’ et font ‘wageler’, les colorations de tes intonations, ton débit vocal comme le tempo de tes pauses habitées et nourries… Le rendu de tes émotions et la clarté de tes intentions me plongent dans l’océan de vie que porte en creux le désert. Ta prosodie me fait vibrer et m’ouvre à la générosité de la vie…
« Parfois nos cœurs ont besoin de se briser pour s’ouvrir en grand, de façon à être capable de contenir plus de vie.
Laisse ta chaude présence rappeler à ton ami sa propre présence chaleureuse, si stable, si dénuée de peur, si libre, si profondément enracinée, ici. Sache que ce que nous sommes vraiment ne peut être détruit, même par les énergies les plus intenses et ne peut être réparé, et que la vie ne peut pas faire d’erreurs même si la vie ressemble à une erreur.
L’amour est tout ce qui importe ici. La pluie tombe, les étoiles explosent dans le Silence quelque part, et ici sur cette minuscule planète que quelqu’un a appelé Terre, parfois nous nous rencontrons et nous nous tenons l’un l’autre » (Jeff Foster).
Non, non, mon cœur n’est pas un feu couvert, Un petit feu épris en un bois vert, Qui meurt soudain, soudain on ne l’attise. Le mien est prompt mêlé de soufre vif, Qui jusqu’à l’os me consomme hâtif, Et dont mon âme est follement éprise Rémy Belleau 😉 Méli Mélo
« La seule chose qui puisse faire de l’amour un sentiment très beau, c’est la fidélité jusqu’à la mort » (André Maurois).
« — Monsieur Sacha Guitry, comment voyez-vous la vie amoureuse ? — C’est très simple : on se veut et on s’enlace, puis on se lasse et on s’en veut… »