« L’amour ne meurt jamais de mort naturelle. Il meurt parce que nous ne savons pas revenir à sa source. Il meurt d’aveuglement, d’erreurs et de trahisons. Il meurt de maladie et de blessures. Il meurt de lassitude, il dépérit et se ternit » (Anaïs Nin, Les chambres du cœur).
Respirer, c’est anodin ; cela se fait si banalement souvent, sans même s’en rendre compte. …Et pourtant c’est si joliment vital.
Ce matin, une amie m’a invité à respirer consciemment et amoureusement. Merci à toi, l’âme-mie, pour ton partage en douceur / douce heure qui me souffle, de coeur à coeur, une proposition qui me fait sortir d’une peur qui ne soufflait mot en moi… Ton partage m’a saisi – à couper le souffle – : « cesse de te couper du Souffle ». Ta suggestion me donne un si doux second souffle !
Quels déploiements intérieurs lorsqu’en âme et conscience, j’accueille chaque inspiration comme le don précieux / préCieux de la vie, lorsque je vis chaque expiration comme un grand merci, lorsque chaque bouffée d’air résonne comme un grand oui d’Alliance qui me remplit le cœur, l’âme et l’Esprit.
D’où vient la fête des amoureux à la mi-février ? Il paraît que cela vient du fait que, dans nos contrées, c’est maintenant que les oiseaux se mettent en couple !
La Saint‑Valentin a été retirée du calendrier officiel de l’Église catholique il y a 60 ans ! Bonne fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l’Europe…
Et bonne Saint‑ValenTintin, tiens ! Bon cadeau des personnes avec qui vieillir, c’est-à-dire redevenir enfants ensemble !?…
Tes yeux sont si profonds qu’en me penchant pour boire J’ai vu tous les soleils y venir se mirer S’y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j’y perds la mémoire
À l’ombre des oiseaux c’est l’océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L’été taille la nue au tablier des anges Le ciel n’est jamais bleu comme il l’est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l’azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu’une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d’après la pluie Le verre n’est jamais si bleu qu’à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le cœur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d’un firmament pour des millions d’astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L’enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l’averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d’août
J’ai retiré ce radium de la pechblende Et j’ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu’un beau soir l’univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa les yeux d’Elsa
« Il y a un ‘nous’, un peuple qui sait qu’il ne parle pas d’une seule voix. Cela peut paraître trivial, mais c’est très difficile à construire. Le seul ‘nous’ viable, à mon sens, est le nous polyphonique : un ‘nous’ capable d’entendre les voix diverses qui le composent. Dans le monde juif, c’est un sujet de tension permanente ! Certains veulent à tout prix s’imaginer un groupe monolithique, uni dans ses pratiques ou ses convictions. […] L’eschatologie renvoie à l’image de la tour de Babel, ou de Sodome et Gomorrhe… c’est-à-dire à des mondes qui s’achèvent, qui ne sont pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, à chaque fois reposant sur des enjeux éthiques : Babel s’effondre parce que les hommes ne parlent que d’une seule langue, alors que le projet divin est qu’ils en parlent plusieurs. Quant à Sodome et Gomorrhe, il n’y a pas de faute à caractère sexuel, contrairement à la lecture communément admise : Sodome s’effondre car elle est incapable d’accueillir l’étranger, ne partage plus les richesses, mais les garde pour elle » (Delphine Horvilleur, rabbin en France).
« Vous savez bien que les comédiens sont immortels À quoi bon vous crier ce qui ne peut s’écrire Que je le porte en moi ce séisme d’aimer Rien ne peut s’arranger ni s’éteindre avec l’âge La neige des cheveux n’éteint pas le volcan Ô long brasier cruel, les loups intérieurs me dévorent Jusque dans le sommeil où me perce en plein rêve Leur dent la seule vérité De vos fauteuils d’orchestre entend-on la chamade Au fond de l’âme et sous le carton peint du masque L’homme de douleur Ici se pose à moi la question de moi-même J’entends ma voix parler comme si J’étais l’acteur alors Que je suis les acteurs À la fois et vers eux les oreilles de l’ombre Non pas un spectateur mais l’œil Multiple de tous ceux que le spectacle tient Les prisonniers du spectacle et rarement l’un d’eux S’évade en claquant son fauteuil À vrai dire ni spectateur ni Acteur mais l’un et l’autre ainsi Que dans l’amour le couple et dans L’eau mon visage profond est celui de l’abîme et si… » (Louis Aragon, La nuit est à l’étroit, dans son amour passionné pour Elsa Triolet, aussi douloureux que des loups dévorant l’âme, aussi inextinguible qu’un incendie brûlant).
« Il faudrait une pandémie d’amour, une épidémie de douceur. Que l’humanité tousse des « Je t’aime » qui fassent éternuer le cœur. Vivent les fièvres de joie, des infections de vie et des crises cordiales. Bienvenue à un monde malade d’affections passionnées » (Paul Lawton).
Bon réveillon de la Saint Sylvestre sans foie ni l’oie, sans succédané ni ersatz !
Succédané = produit qui peut en remplacer un autre, le suppléer.
Ersatz = produit alimentaire qui en remplace un autre de qualité supérieure, devenu rare.
« On va s’aimer, à toucher le ciel Se séparer, à brûler nos ailes Se retrouver comme les hirondelles On va s’aimer, tellement tu es belle On va jeter les clés d’la maison On va rêver à d’autres saisons On va quitter ces murs de prison
On va s’aimer Sur une étoile, ou sur un oreiller Au fond d’un train, ou dans un vieux grenier Je veux découvrir ton visage où l’amour est né
On va s’aimer Dans un avion, sur le pont d’un bateau On va s’aimer, à se brûler la peau A s’envoler, toujours, toujours plus haut Où l’amour est beau oh oh oh oh oh
On va s’aimer, aux marches des églises Se réchauffer au cœur des banquises Se murmurer toutes ces bêtises On va s’aimer, j’aime que tu dises On va partir au bout d’une île Pour découvrir l’habit fragile Se découvrir, amoureux encore
On va s’aimer Je veux découvrir ton visage où l’amour est né On va s’aimer »
« Le verbe ‘aimer’ est difficile à conjuguer. Son passé n’est pas simple, son présent n’est qu’indicatif, et son futur est toujours conditionnel » (Jean Cocteau).
Les plus beaux cadeaux de Noël concernent la qualité de présence et de relation, ils sont immatériels. Prendre du temps pour sentir à l’intérieur comment je peux avec créativité et générosité enrichir les rencontres de Noël par des présents de type qualité de présence et de relation entre nous : les gestes, paroles, initiatives & surprises les animant (anima = âme).
L’ADEME a estimé qu’en France, chaque année, sur plus de 300 millions de cadeaux de Noël offerts, plus de 12 millions encombrent inutilement les placards et 1 million sont jetés directement à la poubelle.
La période de Noël fait augmenter de 15 % la production de déchets. L’empreinte carbone à Noël est lourde ; les cadeaux sont largement en tête des émissions de gaz à effet de serre (57 %) ; les déplacements représentent 25 % et l’alimentation 15 %.
Les Français qui emballent leurs cadeaux dans du papier cadeau neuf consomment 20.000 tonnes de papier. Et comme il est souvent enrichi de vernis, plastiques & paillettes, le processus de recyclage est compliqué. Tous ces coûts environnementaux en valent-ils le coup ? Où sont nos « strass et paillettes » moins bling bling ?…
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