unité ubuntu

« Il y a un ‘nous’, un peuple qui sait qu’il ne parle pas d’une seule voix. Cela peut paraître trivial, mais c’est très difficile à construire. Le seul ‘nous’ viable, à mon sens, est le nous polyphonique : un ‘nous’ capable d’entendre les voix diverses qui le composent. Dans le monde juif, c’est un sujet de tension permanente ! Certains veulent à tout prix s’imaginer un groupe monolithique, uni dans ses pratiques ou ses convictions. […] L’eschatologie renvoie à l’image de la tour de Babel, ou de Sodome et Gomorrhe… c’est-à-dire à des mondes qui s’achèvent, qui ne sont pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, à chaque fois reposant sur des enjeux éthiques : Babel s’effondre parce que les hommes ne parlent que d’une seule langue, alors que le projet divin est qu’ils en parlent plusieurs. Quant à Sodome et Gomorrhe, il n’y a pas de faute à caractère sexuel, contrairement à la lecture communément admise : Sodome s’effondre car elle est incapable d’accueillir l’étranger, ne partage plus les richesses, mais les garde pour elle » (Delphine Horvilleur, rabbin en France).

loups dévorant l’âme

« Vous savez bien que les comédiens sont immortels
À quoi bon vous crier ce qui ne peut s’écrire
Que je le porte en moi ce séisme d’aimer
Rien ne peut s’arranger ni s’éteindre avec l’âge
La neige des cheveux n’éteint pas le volcan
Ô long brasier cruel, les loups intérieurs me dévorent
Jusque dans le sommeil où me perce en plein rêve
Leur dent la seule vérité
De vos fauteuils d’orchestre entend-on la chamade
Au fond de l’âme et sous le carton peint du masque
L’homme de douleur
Ici se pose à moi la question de moi-même
J’entends ma voix parler comme si
J’étais l’acteur alors
Que je suis les acteurs
À la fois et vers eux les oreilles de l’ombre
Non pas un spectateur mais l’œil
Multiple de tous ceux que le spectacle tient
Les prisonniers du spectacle et rarement l’un d’eux
S’évade en claquant son fauteuil
À vrai dire ni spectateur ni
Acteur mais l’un et l’autre ainsi
Que dans l’amour le couple et dans
L’eau mon visage profond est celui de l’abîme et si… »
(Louis Aragon, La nuit est à l’étroit, dans son amour passionné pour Elsa Triolet, aussi douloureux que des loups dévorant l’âme, aussi inextinguible qu’un incendie brûlant). 

pandémie d’amour pas sage vers 2026

« Il faudrait une pandémie d’amour,
une épidémie de douceur.
Que l’humanité tousse des « Je t’aime »
qui fassent éternuer le cœur.
Vivent les fièvres de joie, des infections
de vie et des crises cordiales.
Bienvenue à un monde malade
d’affections passionnées »
(Paul Lawton).

Bon réveillon de la Saint Sylvestre sans foie ni l’oie, sans succédané ni ersatz !

Succédané = produit qui peut en remplacer un autre, le suppléer.

Ersatz = produit alimentaire qui en remplace un autre de qualité supérieure, devenu rare.

J’ai café ? J’ai gaffé ?

Qu’est-ce qu’on sème !

« On va s’aimer, à toucher le ciel
Se séparer, à brûler nos ailes
Se retrouver comme les hirondelles
On va s’aimer, tellement tu es belle
On va jeter les clés d’la maison
On va rêver à d’autres saisons
On va quitter ces murs de prison
 
On va s’aimer
Sur une étoile, ou sur un oreiller
Au fond d’un train, ou dans un vieux grenier
Je veux découvrir ton visage où l’amour est né
 
On va s’aimer
Dans un avion, sur le pont d’un bateau
On va s’aimer, à se brûler la peau
A s’envoler, toujours, toujours plus haut
Où l’amour est beau oh oh oh oh oh
 
On va s’aimer, aux marches des églises
Se réchauffer au cœur des banquises
Se murmurer toutes ces bêtises
On va s’aimer, j’aime que tu dises
On va partir au bout d’une île
Pour découvrir l’habit fragile
Se découvrir, amoureux encore
 
On va s’aimer
Je veux découvrir ton visage où l’amour est né
On va s’aimer »
 
(Gilbert Montagné).

Les plus beaux cadeaux de Noël

Les plus beaux cadeaux de Noël concernent la qualité de présence et de relation, ils sont immatériels. Prendre du temps pour sentir à l’intérieur comment je peux avec créativité et générosité enrichir les rencontres de Noël par des présents de type qualité de présence et de relation entre nous : les gestes, paroles, initiatives & surprises les animant (anima = âme).

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/mieux-consommer/noel-et-fetes/bien-choisir-cadeaux-noel

L’ADEME a estimé qu’en France, chaque année, sur plus de 300 millions de cadeaux de Noël offerts, plus de 12 millions encombrent inutilement les placards et 1 million sont jetés directement à la poubelle.

La période de Noël fait augmenter de 15 % la production de déchets. L’empreinte carbone à Noël est lourde ; les cadeaux sont largement en tête des émissions de gaz à effet de serre (57 %) ; les déplacements représentent 25 % et l’alimentation 15 %.

Les Français qui emballent leurs cadeaux dans du papier cadeau neuf consomment 20.000 tonnes de papier. Et comme il est souvent enrichi de vernis, plastiques & paillettes, le processus de recyclage est compliqué. Tous ces coûts environnementaux en valent-ils le coup ? Où sont nos « strass et paillettes » moins bling bling ?…

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la rosée l’arrosai

« Sous le pont Mirabeau, coule la Seine…
…et nos amours. Faut-il qu’il m’en souvienne ?
La joie venait toujours après la peine.

Vienne la nuit, sonne l’heure.
Les jours s’en vont, je demeure.

Les mains dans les mains, restons face-à-face,
tandis que, sous le pont de nos bras, passent
des éternels regards, l’onde si lasse…

Vienne la nuit, sonne l’heure.
Les jours s’en vont, je demeure.

L’amour s’en va, comme cette eau courante.
L’amour s’en va, comme la vie est lente.
Et comme l’Espérance est violente !

Vienne la nuit, sonne l’heure.
Les jours s’en vont, je demeure.

Passent les jours et passent les semaines.
Ni temps passé, ni les amours reviennent.
Sous le pont Mirabeau, coule la Seine…

Vienne la nuit, sonne l’heure.
Les jours s’en vont, je demeure »

(Guillaume Apollinaire, Le Pont Mirabeau dans Alcools, 1913).

d’où doux baiser ?

« Un baiser est un secret raconté
à la bouche au lieu de l’oreille.
Les baisers sont les messagers
de l’amour et de la tendresse »
(Ingrid Bergman).

«  C’est à travers un baiser
que je t’envoie mon cœur »
(Anatole France).

« Un baiser sur ta bouche,
un autre sur ton cœur »
(Napoléon Bonaparte,
très amoureux de
Joséphine de Beauharnais).

Il fait déjà bien chaud au Sud et pas encore froid au Nord

« L’amour est la seule religion,
le seul Dieu, le seul mystère
qui mérite d’être vécu.
L’amour ne connaît pas de devoir.
L’amour est un plaisir, une joie »
(Osho).

« Je suis un athée chrétien » (Michel Onfray,
philosophe sur pattes de plateaux médiatiques
dont les contradictions multiplient les pattes hics,
jusqu’aux crises (de foi et de foie) hépatiques !
bien plus soucieux de provoquer des ébats publics
que d’éclairer par une pensée académique).

« Michel Onfray ? Un petit maître-penseur
de la doxa, passé de la gauche libertaire
à une forme de populisme conservateur ! »
(Jonathan Sturel, La contre-histoire de Michel Onfray).