éveil

« Celui qui regarde à l’extérieur rêve ;
celui qui regarde à l’intérieur s’éveille »
(Carl Gustav Jung).

« Il y a des secondes – et elles ne viennent que par cinq ou six à la fois – où vous sentez soudain, d’une façon absolue, la présence d’une éternelle harmonie. Ce n’est pas quelque chose de terrestre, je ne dis pas non plus que ce soit céleste, mais je dis que l’homme, sous sa forme terrestre, ne peut pas la supporter. Il faut se transformer physiquement ou mourir » (Dostoïevsky).

Poison d’avril

Le lendemain du 1er avril où l’on est en droit de faire des poissons d’avril, Trump a fait fort :

« On n’a jamais vu ça », « c’est historique », « j’ai eu cette idée », « c’était mon intuition », « j’étais jeune, très beau »… « Ce que vous allez voir, c’est une transformation totale de la nation. » « Si je n’avais pas agi, il n’y aurait plus de travail aux États-Unis. » « En 100 jours, on a accompli plus que n’importe quelle administration de toute l’histoire. »

Ruddy Demotte (qui a présidé le gouvernement wallon et la Communauté française de Belgique) a posté une fine analyse de cette « dramaturgie égocentrée et quasi messianique de ce sauveur qui ressuscite le pays, redonne la fierté, fait pleuvoir les milliards, passant d’une attaque contre le lait canadien à une anecdote sur Shinzo Abe, glissant sans transition d’un graphique à une déclaration d’amour à sa ministre de l’Agriculture, évoquant sa beauté juvénile dans la même respiration qu’une menace de prison pour fraude douanière. Make Confusion Great Again : récit d’un ego en roue libre !…  »

éveil de la conscience et effusion de l’Amour

Entre ce 1er et ce 5 avril, j’ai eu la joie d’être dans l’équipe conduisant un « Intensif Qui suis-je ? » au magnifique Domaine de St-Roch : trésor des trésors vers l’Éveil ; cf. https://www.seminaireintensif.fr/.

L’ « effusion de l’Esprit », l’ « éveil de la conscience », l’effusion de l’Amour, ne serait-ce pas aussi simple qu’un rire d’enfant pleinement confiant ?

En pleine tempête sur le lac,
dans sa barque, Pierre dit :
— Qu’est-ce qui m’empêche de venir ?
— Rien, dit Jésus, viens vers moi !

« Tout est possible à celui qui croit »
(Mt 9,23).

« Le juste vivra par la foi »
(Romains 1,17).

Jésus invita Pierre à marcher sur les eaux.
Les Belges l’ont fait (voir photos) : piste cyclable en pierre qui traverse un lac à Bokrijk dans un magnifique espace-nature… Elle marche, pierre… qui roule même ! De quoi faire rouler nos pierres, à tombeau ouvert ?

Calendrier bissextile et poisson d’avril

Le calendrier julien a été introduit par Jules César en 46 avant J.-C. pour remplacer le calendrier romain républicain de plus en plus décalé par rapport aux saisons. Ce nouveau calendrier a été conçu par l’astronome grec Sosigène d’Alexandrie qui proposa l’année bissextile (366 jours) tous les quatre ans par l’ajout du 29 février, afin de compenser le décalage avec l’année solaire réelle. Et nous voici avec une année solaire de 365,25 jours, divisée en 12 mois ; beau !

Ce système a donc permis de stabiliser le calendrier et de mieux aligner les dates avec les saisons. MAIS, comme l’année solaire réelle est plus précisément de 365,2422 jours, le calendrier julien a finalement accumulé en 16 siècles un décalage de dix jours ! En 1582, l’équinoxe de printemps tombait autour du 10 mars au lieu du 21 mars. Damned… Du coup, Christophorus Clavius, un jésuite allemand, et autres savants ont proposé au pape Grégoire XIII une réforme : 1) corriger le décalage en supprimant 10 jours du calendrier (et hop, le lendemain du 4 octobre 1582 a été 15 octobre 1582 ; ils ont tous vieilli de 10 jours, officiellement mais non biologiquement !) ; 2) affiner le système des années bissextiles : le calendrier julien donnait la règle que toutes les années divisibles par 4 sont bissextiles, ce qui ajoute trop de jours sur le long terme. Du coup, on affina la règle : les années divisibles par 100 ne sont pas bissextiles, sauf si elles sont aussi divisibles par 400. Par exemple, 1900 n’était pas bissextile, mais 2000 l’était.

Ce n’est pas fini, Voici la cerise sur le gâteau ! Avant 1582, l’année commençait le 1er avril : l’équinoxe de printemps fait vivre un renouveau ! Dans le nouveau calendrier, l’année va commencer le 1er janvier. Mais beaucoup de régions et d’individus refusèrent ce changement et continuèrent à célébrer la nouvelle année côté 1er avril. C’est dans cette confusion que sont nés les bouts de nez des boutonnés bourdonnés bedonnés « poissons d’avril ». Les poissons étaient le cadeau le plus fréquent du Nouvel An de printemps (après le carnaval et en carême). Pendant le long temps mis à adopter le Nouvel An d’hiver, on continua les cadeaux de poisson au 1er avril mais les poissons devenaient toujours moins réels.

De nos jours, les blagues du 1er avril ajoutent-elles à la confusion des  Fake news quotidiens ?… Ou, pour le dire autrement, dans un « monde post-vérité », serait-ce tous les jours 1er avril ?…

three tree channels

«  Je t’aime telle que tu es. 
Je viens avec ma miséricorde,
avec mon désir de te guérir
par les bienfaits du par-don,
avec tout l’amour que j’ai pour toi ;
un amour au-delà de toute compréhension,
un amour où chaque battement du cœur
est celui que j’ai reçu du Père/Mère même. 
Comme Père/Mère m’a aimé,
moi aussi, je vous ai aimés.
Je viens, assoiffé de te consoler,
de te donner ma force,
de te relever, de t’unir à moi,
dans toutes mes blessures » 
(Mère Teresa recevant, en priant).

solidarité entre générations

« Chaque génération prend la relève de l’autre,
non pour lui succéder, mais pour la prolonger »
(Proverbe africain).

« Les jeunes marchent plus vite,
mais les anciens connaissent le chemin »
(Proverbe africain).

« Un peuple qui n’honore pas ses aînés
est un peuple sans mémoire et sans avenir »
(Amadou Hampâté Bâ).

Vive la solidarité entre générations,
dans laquelle nous tissons des liens
d’entraide, de respect et de transmission.

Main dans la main, jeunes et vieux
se réjouiront ensemble
de l’équipe gagnante qu’ils sont,
dans leur alchimie combinant
traditions et innovations…

L’affre de nos univers

« Connaître sa propre ombre
est la meilleure méthode
pour vivre avec l’ombre des autres »
(Carl Jung).

Affre : grande peur, extrême frayeur, terrible effroi.

Deux exemples dans la lis-tes-ratures :
« …Et le soleil, rouge de colère,
court après la lune
qui, pâle d’affre, s’enfuit »
(Marcel Arnac, Le Brelan de joie, 1946).

« La ville tentaculaire ?
Quel océan, ses cœurs ! quel orage, ses nerfs !
Quels nœuds de volontés serrés en son mystère !
Victorieuse, elle absorbe la terre ;
Vaincue, elle est l’affre de l’univers :
Toujours, en son triomphe ou ses défaites,
Elle apparaît géante et son cri. Et son nom luit,
Et la clarté que font ses feux dans la nuit
Rayonne au loin, jusqu’aux planètes ! »
(Émile Verhaeren, Les villes tentaculaires, 1895, p. 116-117).

Humour wallon

« Quand tous les Musulmans se tourneront vers Écaussinnes à l’heure de la prière en chantant la « p’tite gayole », la wallonisation du monde sera enfin une réalité tangible » (Julos Beaucarne).

Un petit mot d’explication pour les non-Belges qui me lisent : Julos Beaucarne est un grand sage wallon né à Écaussinnes (qui est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne, mais pas loin du tout de la Région flamande).

La P’tite Gayole est une chanson en langue wallonne, grandement popularisée par Julos Beaucarne, au point d’être considérée comme la chanson en wallon la plus connue et d’être qualifiée d’« hymne wallon ».

D’où l’illustration ci-jointe : ne perdons pas les élans de nos racines profondes et ne nous laissons pas plomber ni durcir devant les mille colonisations qui laminent nos idiosyncrasies culturelles.

Idiosyncrasie = Manière d’être particulière à un être vivant qui l’amène à avoir tel type de réaction, de comportement qui lui est propre et que nous ne comprendrons qu’en entrant dans son monde (et qu’en l’aimant, bel élan qui ne bêle pas pourtant).

partir avant de lasser ET lacer avant de partir

Sujet de la dissertation =
La vérité absolue existe-elle ?

J’y ai répondu en peu de mots :
Toute vérité a-t-elle son exception ?
C’est chose sûre
qu’il vaut mieux partir avant de lasser !
Mais il y a exception à tout (l’atout & la toux) :
les chaussures sont à lacer avant de partir !

À l’unif, notre quatrième enfant a réussi sa première sess avec distinction mais ce fut l’enfer / l’envers dans le secondaire : les profs attendaient des réponses scolaires (la réponse doit contenir tel et tel et tel élément) et lui avait l’art d’aller d’emblée plus loin que ce qui lui paraissait trop basique et banal…

Pour suivre dans l’image :
le mot « toll », en anglais,
a un double sens : péage et bilan.

Flipper

Définition de flipper ​​​= être déprimé, être angoissé, avoir peur.
C’est un anglicisme venu des USA : « to flip » signifie secouer, agiter.
« To flip one’s lid » = faire sauter le couvercle.
« To flip one’s wig » = s’exciter, perdre la tête.

Dans les années 1970, flipper c’est d’abord être exalté sous l’effet d’une drogue psychédélique, ensuite être abattu et déprimé, car en manque de drogue : la pente et la côte, les deux aspects, montant et descendant, du flip !

Dans son livre ‘Les mots du bitume’, Aurore Vincenti montre les acceptions très larges du terme : du billard électrique (frapper, renvoyer la bille) au pétillant « Flipper le dauphin » (désignant sa nageoire). De quoi flipper !?

Strike ? C’est un autre trip !