Bienheureux silence quand il est espace caché de gestation intérieure et de courageuse germination. Vive la chambre obscure, matrice comme un vieux labo de photographie. Vive le silence qui quitte l’ancien et engendre du neuf. Vive l’inspiration avant la parole.
Grain de blé tombé en terre : quelle apparente abomination que de se retrouver ainsi dans les ténèbres froides et humides des entrailles de la Terre-mère, en train d’être éventré…
Quelle surprise quand une tige sort de terre… et plus tard des épis féconds, chargés de vie…
Quelle surprise quand une souffrance m’a traversée jusqu’à rebondir en vie…
Sur nos lignes de fracture, rester présent, tenir bon avec amour, même si cela coûte…
L’adjectif « feu » (feue) + le nom d’une personne récemment décédée souligne qu’elle a accompli sa destinée (du latin ‘fatutus’, dérivé de ‘fatum’ = destin).
Une personne me partage combien elle est dérangée par des démangeaisons au pied qui l’« appellent » à gratter, gratter, gratter encore…
Nous accueillons avec compréhension celle qui est dérangée puis honorons l’intention positive de celle qui gratte : elle veut soulager.
Une fois celles-ci reconnues et détendues, les démangeaisons deviennent des guides précieux nous conduisant à celle qui a vraiment besoin d’être accueillie, écoutée et guérie, elle qui porte un truc non digéré, un trauma à la base de cet eczéma. Et tant que celui-ci n’est pas déchargé, visité par une Présence lumineuse, les démangeaisons sont un cadeau offert par ce membre précis du corps pour nous inviter à le suivre là où ce n’est pas encore digéré, déchargé, libéré…
Quel membre de mon corps parle et me sert de guide vers quelque stress / brisure / blessure à visiter avec conscience et amour (parfois sans même que la mémoire s’en souvienne, très souvent sans même que l’entendement n’y comprenne rien) ?
Aujourd’hui, en cette fête chrétienne du lavement des pieds, à quel membre cabossé de ma petite famille intérieure cela ferait du bien que je me mette humblement à genou pour me synchroniser à lui, en le lavant avec délicatesse et tendresse ?
Précision apportée ce 2 avril : Ce post que j’ai fait ce 1er avril était bien sûr un poisson d’avril, inventé de toute pièce par mon imagination fertile
New York City et Mexico City arrivent en tête des villes les plus stressantes. Aussitôt élu, le 1er janvier 2026, le nouveau maire de NY a invité les chercheurs universitaires à mener des études qui l’aident à réduire le stress de sa ville. 3 mois plus tard, les premiers résultats arrivent.
Parmi les meilleures mesures proposées, des chercheurs du Chili (surnommé « la Terre des Poètes ») suggèrent de remplacer les feux rouges par des feux bleus.
Quant à un chercheur belge (de l’UCL), il propose que la ville installe dans les rues des distributeurs de frites-mayonnaise gratuites.
Les antiques (multiséculaires) wagons (dont certains de deux étages) du tramway historique d’Alexandrie vont bientôt cesser de circuler. Tristesse de perdre ce charmant véhicule qui longeait la belle côte méditerranéenne tel « cette masse lumineuse glissant sur ses rails comme un navire égaré sur la terre ferme » (la formule est de Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature en 1988).
Claude Malhuret, au Sénat français, séance du 25 mars 2026, morceaux choisis : « En février 2022, un fou dangereux, ivre de grandeur, a allumé en Ukraine une mèche qui a fait exploser un baril de poudre et bouleversé l’ordre mondial. La guerre devait durer une semaine, elle entre dans sa cinquième année.
En février 2026 un autre fou dangereux a allumé au Proche-Orient une autre mèche qui remet de nouveau en cause l’équilibre international. La guerre devait elle aussi durer une semaine. Un mois plus tard, le monde entier se pose la question : que va-t-il se passer ? La réponse est simple, courte et précise : Dieu seul le sait.
Il y a un an, ici même, je comparais la présidence de Trump à la cour de Néron. Je me trompais, c’est la cour des Miracles : un antivax, ancien héroïnomane, est ministre de la santé ; un climatosceptique, ministre de l’écologie ; un animateur télé alcoolique, ministre des armées ; une ancienne agente du Qatar, ministre de la justice ; une groupie de Poutine, ministre de la sécurité nationale.
Un proverbe turc dit : « Quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi. C’est le palais qui devient un cirque. »
[…] Après avoir rassemblé la plus puissante armée du monde, échoué à gagner une guerre contre une puissance moyenne, fait exploser le prix du pétrole et du gaz et tenu des discours sans queue ni tête, le golfeur de Mar-a-Lago avoue sans honte être stupéfait par la riposte iranienne, pourtant parfaitement prévisible, et appelle à l’aide ses alliés qu’il insultait hier. Ceux-ci lui répondent : « Vous n’avez consulté personne, vous n’avez pas de plan et nous n’avons aucune raison de vous suivre à l’aveugle dans le brouillard. »
Trump, le seul éléphant au monde qui se promène avec son propre magasin de porcelaine, n’a plus le choix qu’entre deux solutions, aussi mauvaises l’une que l’autre : se retirer piteusement en prétextant, sans convaincre personne, avoir atteint ses objectifs, ou déclencher l’escalade avec les résultats connus d’avance depuis le Vietnam, l’Irak ou l’Afghanistan, à savoir l’enlisement et, à la fin, le départ honteux, laissant alors à l’époque le champ libre aux communistes, à Daech ou aux talibans.
[…] L’Europe a devant elle trois défis majeurs : garantir sa propre sécurité, produire un système de décision efficace, et s’inscrire dans la grande révolution technologique, cognitive et financière du XXIe siècle. Sinon l’alternative sera simple : la vassalisation par nos alliés ou la soumission à nos ennemis.
[…] Comme le disait John Adams, le deuxième président des États-Unis, « il y a deux façons […] d’asservir une nation : l’une est par les armes, l’autre par la dette ». »
« La rencontre est le but et le sens d’une vie humaine. Elle permet qu’on ne la traverse pas en somnambule. Quand mes yeux se fermeront, ils le feront sur une immense bibliothèque constituée par des visages qui m’auront ému, troublé, éclairé. Un visage est éclairant quand un être est bienveillant et qu’il est tourné vers autre chose que lui-même. Le soin qu’il prend de l’autre, l’illumine, le rend vivant. Il capte une lumière et la renvoie. C’est quelque chose de rare. La richesse de cette vie est faite surtout de visages et de quelques paroles » (Christian Bobin, L’homme-joie).
Brève vidéo de présentation (en moins de deux minutes) de ma formation sur la méthode C-R-I-T-E-R-E :
J’animerai au Canada en mai une journée ouverte à tous, où je donnerai le meilleur de mes ressources. 2 opportunités : le 2 mai et le 9 mai. Toutes les précisions en suivant les QR code sur l’affiche ci-jointe.