« Pour intégrer entièrement le principe masculin,
un homme doit assimiler dans son corps
les divines énergies féminines
que la femme peut lui délivrer »
(Barry Long).

La bibliothèque d'Étienne Chomé
Jeux du "je" jusqu'au coeur du coeur
« Pour intégrer entièrement le principe masculin,
un homme doit assimiler dans son corps
les divines énergies féminines
que la femme peut lui délivrer »
(Barry Long).
« Je suis le roi le plus puissant sur terre, mais je ne suis rien face au véritable roi : ma couronne est d’or, mais la sienne est d’épines »
(Saint Louis, roi de France).
À chaque instant, tout être vivant se tourne vers
les cieux qui lui offrent la lumière de la Vie.
Et il peut faire ce mouvement vers le haut
parce qu’ancré par le bas, nourri et posé
sur ce socle qu’est notre terre généreuse.
Tout être vivant est un bébé né du mariage
entre Ciel et Terre, fruit de leur union.
Vous avez dit « vie trinitaire créative » ?
À chaque souffle, la vie entre par l’horizontal
+ nous sommes nourris par la sève d’en bas
+ mis en forme par la lumière d’en haut :
comme si nous nous recevons à chaque instant
de cette rencontre entre le souffle de Vie
+ la Mère et le Fils intimes + le Père des Cieux.
Tant d’âmes contemporaines se tiennent loin des Églises
et pourtant sentent bien cette vie trinitaire les animer.
Un exemple : « Vie Père-Mère, tu es ma vie, mon soutien constant, ma santé, ma protection, la satisfaction parfaite de tous mes besoins et mon inspiration la plus haute. Je te prie de me révéler la véritable réalité de Toi-même. J’ai conscience que mon but final est de t’exprimer » (Anglaise anonyme de 80 ans, Les Lettres du Christ, 2000).
« Si tu ne saisis pas
le petit grain de folie
chez quelqu’un,
tu ne peux pas l’aimer.
Si tu ne saisis pas
son point de démence,
tu passes à côté.
Le point de démence
de quelqu’un, c’est
la source de son charme »
(Gilles Deleuze, Abécédaire).
Et si plutôt que de regarder vers le ciel,
tu laissais le Ciel plonger à l’intérieur de toi,
à la découverte de ces joyeux joyaux
enfouis dans tes profondeurs ?
« Par moments, le vent récite un prêche.
Par moments, même les pierres se font écrivain et disent des paroles.
Les vents aussi prononcent des paroles avec des lettres.
Quant à la montagne, elle raconte avec une
éloquence muette la réalité intérieure des choses »
(Jean Philippe Pierron reprenant le poète soufi Rûmî, dans son essai d’écospiritualité : Méditer comme une montagne. Exercices spirituels
d’attention à la terre et à ceux qui l’habitent).
Quelques extraits de Méditer comme une montagne, Exercices spirituels d’attention à la terre et à ceux qui l’habitent de Jean Philippe Pierron :
« Vacance au singulier qui laisse en nous l’espace pour accueillir ce qui vient défier notre perception ordinaire des choses.
La consolation est conscience de faire vivre ce que le philosophe tchèque Jan Patocka nommait la « solidarité des ébranlés », où il s’agit de se projeter dans un mode de relation en partant de nos ébranlements intérieurs ou de nos troubles, sans les masquer, ni les chérir de façon morbide, faisant de nos fractures des ouvertures.
Éteindre le bruit des moteurs pour entendre le souffle d’une brise légère. …Être vivant sur la Terre, relié à d’autres vivants.
…Méditer comme une montagne. Une montagne, ça ne pense pas, ça ne prie pas, dira-t-on. Mais le « comme » suggère autre chose, un exercice spirituel de déplacement en imagination.
…Laisser quelques instants la paume de sa main entrer en contact avec la surface de l’eau pour saluer cette minuscule rencontre.
Comme il y a une gymnastique du corps, il y a une gymnastique de l’âme et un entraînement de l’attention. Les dispositions intérieures se travaillent et nous travaillent.
Expérimenter ce qui nous fait tenir ensemble : ces relations de soin mutuelles.
Se rendre disponible, c’est partir à la recherche de sa consistance intérieure.
Le sensible n’est pas un problème à résoudre mais un mystère à faire exister.
S’écospiritualiser, c’est se tenir là, vivre l’espace comme un « avoir lieu », chantant le là de notre être là : j’y suis, j’en suis, passager d’un passage qui m’excède. »
« Pensée tendre et folle
En cette brise légère, tu voles
L’audace prend des ailes
Et s’élance dans une myriade
Éclatant de mille feux
Rien de frivole
Folie et sagesse s’enlacent
Et dans l’air immaculé
Trouvent leur place »
(MaryJane Céline).
Photo : Danses d’Israël par Nicole Coppey, Céline, Jessie et Laura.
En video, c’est bien mieux : https://www.youtube.com/watch?v=YoC9xaXkrJM
J’ai reçu ce mercredi matin la vidéo ci-dessous d’une amie juive, vivant en Israël et fêtant la Pesach ce mercredi soir. Dans ce cadeau offert par la Philarmonique israelienne, je retrouve le double axe (vertical ET horizontal) de la croix de Vie : les harmoniques de l’âme juivre profondément nourrie à l’Alliance du « Dieu de nos pères » ET la chaleur humaine autour de la bonne table domestique, où se célèbrent dans la fête les connexions fraternelles rendues possibles par la commune reconnaissance du Père.
Que ce trésor de Vie touche aussi les cœurs des Juifs et des Musulmans affectés par les violents affrontements dans la grande mosquée de Jérusalem, en plein Ramadan.
Bon Mercredi Saint !
Je participe à une session IFS à La Rouvraie, en Suisse. Ma chambre a vue sur le lac de Neuchâtel et, derrière lui, sur tout son long, s’alignent des monts enneigés de la chaîne alpine, dont sa Majesté, le Mont Blanc, qui culmine à 4808 mètres. Ils sont 72, d’après les noms fournis par la plaque « panorama des Alpes » : la cour des grands !
6 heures et quelques, un chocolat bien chaud à la main et dans la gorge, quel bonheur de prendre part à cette liturgie en l’honneur de Sire, Soleil levant. Merci pour ces laudes de lumière, oiseaux aux gazouillis de feu, montagnes dans les airs, lac et mer sortis des Jupes-y-terre. À tout seigneur, tout honneur : les rayons de soleil touchent d’abord la couronne et la tête du Mont Blanc. Dans le même temps qu’ils le font frissonner de haut en bas, ils répandent leur chaleur dorée à la Cour royale : tous ces grands sages immobiles qui l’entourent, encore tout ennoblis par leur manteau blanc au point d’ignorer royalement les signaux de vie qui viennent du peuple en bas, enivré par les parfums de printemps qui se répandent, en cette fin mars, partout autour du lac… Vivent les basses-cours dont la vie bêle, des poubelles (courtisées par tant de bêtes à ailes) aux plus belles (courtisées par tant de bêta-L Lambda) ! Lamb da / oui : bientôt Pâques, l’exécution de l’Agneau, ayo…
« Je donnerais toutes les suites du Carlton pour un bivouac et un feu de bois sec, pour de l’eau fraîche au creux des mains à faire ruisseler sur le torse nu, pour les frissons du bonheur aux premières lueurs » (Bernard Giraudeau, Les Dames de nage, 2009).
Je ne me lasse pas de méditer à partir des dernières images du télescope James Webb, dont 2 reprises ci-dessous.