Le rayonnement et la fécondité d’une personne viennent moins de ses parts volontaires qui font beaucoup d’efforts que de sa qualité de Présence. Et cette qualité de Présence se joue au coeur de son cœur, dans cet espace calme et ouvert où elle est pleinement qui elle est, en vérité, sans faire aucun effort. Juste être et être reliée à la source et aux ressources précieuses qui en découlent, comme les charismes du chef d’orchestre : n’avoir aucun instrument à jouer, juste optimiser la coordination, donner le rythme et inviter chaque membre de mon orchestre intérieur à écouter les autres de l’équipe et à donner le meilleur de soi-même, en prenant toute sa place et rien que sa place…
« L’espoir ne doit plus être tourné vers l’avenir mais vers l’invisible. Seul celui qui se penche vers son coeur comme vers un puits profond retrouve la trace perdue » (Christiane Singer).
Notre cher Jean Lerminiaux, neuropsychiatre né en 1931, un de mes maîtres en thérapie, a fait le grand passage ce « Mercredi bien descendre », à 8h.30 du matin. Merci, Jean, pour tout ce que tu m’as apporté. Je me relie à toi pour être avec toi dans ton pas.sage (du mieux que je peux d’ici). Et depuis 24 heures, je prends du plaisir à recueillir quelques pépites que tu m’as apportées… Pour te rendre hommage, j’essaie ici de ramasser l’essentiel de ce que moi, j’utilise en thérapie de tous tes développements. Comme thérapeute, je ne suis pas dupe de ce dont le patient se plaint : le bébé en lui jouit du conditionnement qui s’y trouve inconsciemment. Par ce comportement, le bébé a touché le gros lot ; c’était son programme de belle vie ajustée à ses parents et son assurance-survie. Le prix à payer pour être protégé par ses parents fut de leur faire plaisir, jusqu’à gober les côtés tordus de leur amour et jusqu’à sacrifier son être propre. Son comportement archaïque a répondu à l’équation d’amour offerte par ses parents pour le meilleur et dans le pire. Et il est prêt à un tel sacrifice de par la jouissance qu’il a à survivre, ce faisant. C’est un plaisir biologique plus fort que l’orgasme !
Or, ces mécanismes de survie qui étaient vitaux durant son enfance deviennent de plus en plus limitants et inadaptés à mesure qu’il va vers la vie adulte. Ils l’empêchent aujourd’hui d’être pleinement qui il est vraiment, himSelf, en tant que tel. En grandissant, sa conscience découvre toujours mieux que ses comportements réflexes et compulsifs ne sont pas la vraie vie ni le véritable amour, qu’il s’agit de se délivrer de cette gangue parentale et de leurs casseroles. Une part de lui – et là, j’apporte mes pratiques reçues par l’IFS –, plus mature que le bébé sait très bien cela et fait tout pour se sortir de ces ornières / patterns… Mais elle se bat, elle se débat contre les réflexes compulsifs qu’elle déteste. Ce n’est pas cette part qui pourra délivrer le bébé. Seul le Self (l’instance de la personne où elle est vraiment qui Elle EST) peut détendre cette part qui fait tant d’efforts (épuisants) pour en sortir ET aussi rejoindre la jouissance du bébé en lui. Redisons : son « kif » est tellement intense qu’il n’est pas prêt à lâcher l’expérience de revivre le drame par lequel il est passé pour survivre. Voilà pourquoi le patient rame tant dans son chemin de libération vers une vie pleinement adulte. Il a à pleinement accueillir avec respect et amour tant ses petits attachés à leurs comportements de survie que ses parts plus matures qui se plaignent aujourd’hui de tels conditionnements…
Sur un plan plus théorique, j’ai tellement adoré les vues de Jean sur la logique téléologique du vivant et la compréhension nouvelle de la maladie qui en découle. Dans la vidéo suivante https://www.youtube.com/watch?v=SVhcodYhssA, il pose les bases pendant +/- 13 minutes pendant lesquelles certains auront à s’accrocher ou à aller direct vers les 10 dernières minutes : à partir de 13’55’’, il cueille des conséquences concrètes ; notamment, avec son histoire de poisson, vers 14’35’’ et l’hypothèse que la maladie est provoquée en vue d’aller mieux, qu’elle peut être vue comme une solution, un moindre mal ! J’avais à ce propos rendu hommage à Jean dans le post suivant en 2022 : https://etiennechome.site/la-logique-teleologique-du-vivant/.
Merci, Jean, que nous surnommions le petit troll entre camarades de ma promotion, tant tu avais un côté bonhomme, apparemment simplet innocent, ET des éclairs foudroyants plus tranchants que l’épée : épais / épée et paix sur toi et toute notre famille autour de toi.
Au pays des au moins 10.000 collines, de Kigali à Kibeho, j’ai marché 4 jours éprouvants, dans la faim et la soif, sous un soleil de plomb… Quel pélé et qu’est-ce que j’ai pelé, ensuite !
À partir de la nuit à Kibeho, durant cinq nuits, des rêves m’ont fait intérieurement cheminer. Joie, paix, confiance et liberté débordantes à chaque réveil… Quel bain libérateur pour mes parts blessées, accrochées au passé, à la justice, à la vérité. Quels cadeaux inestimables, ces moments d’unité et d’amour en couple, en famille, embruns du Ciel qui changent concrètement ma manière de vivre ici et maintenant : plus simple et plus présent aux présents offerts gratuitement.
Merci, Marie, pour ce que j’ai reçu comme une catéchèse d’Amour offerte sur mesure, tout en délicate douceur.
Voici quelques photos du dernier jour de marche, le 3 février 2026. Notre trio a démarré à 5h45 du matin dans le brouillard, sans rien avoir mangé… Et nous avons grimpé la plus haute colline du coin pendant près de 6 heures !
Voici le soir de notre arrivée à Kibeho :
Voici le matin au sanctuaire, dès les premières lueurs de l’aube à 5h30 :
Respirer, c’est anodin ; cela se fait si banalement souvent, sans même s’en rendre compte. …Et pourtant c’est si joliment vital.
Ce matin, une amie m’a invité à respirer consciemment et amoureusement. Merci à toi, l’âme-mie, pour ton partage en douceur / douce heure qui me souffle, de coeur à coeur, une proposition qui me fait sortir d’une peur qui ne soufflait mot en moi… Ton partage m’a saisi – à couper le souffle – : « cesse de te couper du Souffle ». Ta suggestion me donne un si doux second souffle !
Quels déploiements intérieurs lorsqu’en âme et conscience, j’accueille chaque inspiration comme le don précieux / préCieux de la vie, lorsque je vis chaque expiration comme un grand merci, lorsque chaque bouffée d’air résonne comme un grand oui d’Alliance qui me remplit le cœur, l’âme et l’Esprit.
« Le ‘oui’ de Dieu a besoin du nôtre pour obtenir son effet » (Maurice Zundel).
Que brûle en toi le feu de l’Amour au point de t’illuminer et de devenir lumière pour tes proches et prochain !
(Personnellement, au Rwanda, je me suis mis en route pour 4 jours de marche par monts et par vaux de ce pays aux mille collines, jusqu’à Kibeho : l’écoute par les pieds du Vivant vibrant !)
1/1/2026 Chères âmes-mies, compagnonnes sur le chemin de la Vie qui ne passe pas… J’ai passé le réveillon du Nouvel An sereinement. Je n’avais pas envie de courir ni concourir ni conquérir… J’avais besoin de calme, de davantage de clarté et d’accord intérieurs. Je suis resté seul, tellement bien entouré par le Ciel, dans la prière. J’ai pris ce temps de descendre à l’intérieur, jusque dans mes entrailles ; les habiter en suivant mes sensations et émotions et nœuds dans mes boyaux ; tenir compagnie, avec tendresse et délicatesse, à mes parts bloquées, celles en manque, celles en souffrance, celles en deuil… ; me rencontrer peu à peu dans la curiosité de voir comment la vie y vibre, ici et maintenant, comment la lumière de l’Étincelle vacillante frappe à la porte des couches durcies, épaissies, comment elle s’y prend dans un doux respect pour finalement y entrer, traverser et éclairer…
J’ai posé l’intention de rester là, présent au Présent, déballant les présents du Présent, alors même qu’il y a eu bien des élans de ruminer le passé, les échecs des dernières années, et d’autres élans fuyant vers demain… Contempler mes vérités du moment, écouter avec respect mes parts porteuses de celles-ci, avoir tout le temps ensemble comme assis auprès de mon meilleur ami-confident, avec une ouverture qui n’attend rien. Juste être là ensemble, avec mes diverses tensions et contradictions, Prendre tout le temps de nous bénir mutuellement et de goûter les bienfaits que cela nous procure, savourer les détentes…
Et, une fois unifié, éclairé à l’intérieur de l’intérieur, je me suis relié aux personnes qui sont apparues alors dans mon esprit et dans mon cœur ; et j’ai laissé l’Amour m’inspirer des gestes et paroles ajustés envers mes proches et mon prochain.
Paix et joie, confiance et espérance ! Bonne année 2026…
L’étoile de Noël a la vocation de nous guider, comme chaque sentinelle céleste qui scintille dans l’âme de chaque vivant : elles le ramènent à l’essentiel de la Vie pleinement donnée au cœur du cœur de chaque vivant, y compris à sa naissance, y compris à sa mort…
« Te préoccuper de ton sort après la mort est aussi absurde que de t’interroger sur ce que devient ton poing en ouvrant la main » (sagesse bouddhiste).
« Te préoccuper de ton sort après la mort est aussi judiCieux que de t’interroger sur le sort de la bougie au lever du jour » (confiance chrétienne).
Voici une magnifique communication d’une jeune femme en deuil à son papa, bon pied, bon œil : https://www.facebook.com/reel/1172898241716199 très touchant, trait tout chant (merci, Sarah, pour le partage) !
« Dieu qui t’a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi » (Saint Augustin).
« Être à la merci de » signifie dépendre totalement de quelqu’un ou de quelque chose.
Être à la merci d’un vainqueur, c’est être sous sa coupe, sous son pouvoir, à sa discrétion.
Être à la merci des flots, c’est être exposé à leurs dangers, sans avoir de contrôle.
Stupéfiante vérité : la personne qui me donne Vie se met à ma merci par amour ; vulnérable, elle se met entre mes mains, en faisant preuve de mercy (miséricorde). Le monde à l’envers…
En hébreu, ish signifie « homme » et isha « femme ». Ish a un yod י mais pas de hé ה isha contient un héה mais pas de yod י Ensemble י ה= YH, ils abrègent YHWH, le nom de Dieu : l’unité sexuée de l’homme et de la femme parle de Dieu qui n’est pas sexué, de son unité dans la différence, altérité féconde, relation fondatrice…