« C’est dans la relation que nous naissons. C’est dans la relation que nous sommes blessés. Et c’est dans la relation que nous pouvons être guéris » (Harville Hendrix, fondateur d’Imago).
Ne laisse pas tes ombres me réduire à mes ombres, laisse la compassion nous ouvrir à moins sombre. Appelle-moi par mon vrai nom qui est tien É-tienne, marié à Christ-in pour que l’Amour advienne dans nos vases d’argile, dans notre foyer fragile. Laisse l’Amour ouvrir les portes peu agiles de nos cœurs endurcis, obscurcis par Pénombre. Que Christ, troisième Larron, balaie ce qui encombre.
Ce WE, un pont cyclable a été placé pour enjamber le large ring, à hauteur de Zaventem, et ainsi finir l’ ‘autoroute à pied et à vélo’ qui relie Leuven à Bruxelles, sur 25 kilomètres. Fin mars, elle sera ouverte aux cyclistes, qui pourront alors avancer quasiment toujours en site propre, sans être ralentis par les carrefours et les feux rouges. C’est le bonheur des navetteurs… Vive leur santé au grand air, dans ce bien meilleur R.E.R. !
« Les arbres sont des sanctuaires. Quiconque sait comment leur parler, et sait comment les écouter, peut apprendre la vérité » (Hermann Hesse).
« Fermer le livre, se lever, marcher le long du temps, regarder la fleur, prêter l’oreille au mystère, courir jusqu’au fin fond de l’Être, se faire anéantir par le parfum de la terre et atteindre le lieu où se rencontrent l’arbre et Dieu. S’asseoir au seuil de l’expansion, au lieu de l’extase et de la révélation » (Sohrab Sepehri).
« L’arbre, c’est à la fois le mystère de la verticalisation, de la prodigieuse croissance vers le ciel, de la perpétuelle régénération ; c’est non seulement l’expansion de la vie, mais encore la constante victoire sur la mort ; c’est l’expression parfaite du mystère de la vie qui est la réalité sacrale du cosmos » (Gérard de Champeaux).
Dans Chanson pour L’Auvergnat, Georges Brassens décrit, avec gratitude, le concret de sa vie partagée avec le couple qui lui a offert refuge pendant la guerre :
Elle est à toi, cette chanson, Toi, l’Auvergnat qui, sans façon, M’as donné quatre bouts de bois Quand, dans ma vie, il faisait froid, Toi qui m’as donné du feu quand Les croquantes et les croquants, Tous les gens bien intentionnés, M’avaient fermé la porte au nez… Ce n’était rien qu’un feu de bois, Mais il m’avait chauffé le corps, Et dans mon âme il brûle encor’ A la manièr’ d’un feu de joi’.
Toi, l’Auvergnat quand tu mourras, Quand le croqu’-mort t’emportera, Qu’il te conduise, à travers ciel, Au Père éternel.
Elle est à toi, cette chanson, Toi, l’hôtesse qui, sans façon, M’as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim, Toi qui m’ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants, Tous les gens bien intentionnés, S’amusaient à me voir jeûner… Ce n’était rien qu’un peu de pain, Mais il m’avait chauffé le corps, Et dans mon âme il brûle encor’ A la manièr’ d’un grand festin.
Toi l’hôtesse quand tu mourras, Quand le croqu’-mort t’emportera, Qu’il te conduise à travers ciel, Au Père éternel.
Elle est à toi cette chanson, Toi, l’Étranger qui, sans façon, D’un air malheureux m’as souri Lorsque les gendarmes m’ont pris, Toi qui n’as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants, Tous les gens bien intentionnés, Riaient de me voir emmené… Ce n’était rien qu’un peu de miel, Mais il m’avait chauffé le corps, Et dans mon âme il brûle encore A la manièr’ d’un grand soleil.
Toi l’Étranger quand tu mourras, Quand le croqu’-mort t’emportera, Qu’il te conduise, à travers ciel, Au Père éternel.
Prendre un temps de retraite, se retirer en silence (au moins une heure par jour, un jour par semaine, une semaine par an), contempler Son rayonnement, Sa gloire (kabôd dans la bible : sa densité, son pesant d’or, sa manifeste présence) autour de moi et en moi, comment elle pénètre et éclaire tout : mes ombres et mes lumières… Descendre peu à peu dans cet ample espace où monte ma musique sacrée et s’activent mes pas de danse autour de mon axe de lumière… Respirer la joie d’‘être simplement’.
« Le Seigneur lui-même marchait à leur tête : le jour dans une colonne de nuée pour leur ouvrir la route, la nuit dans une colonne de feu pour les éclairer ; ainsi pouvaient-ils marcher jour et nuit » (Exode 13,21).
« La nuée couvrit la tente de la Rencontre, et la gloire du Seigneur remplit la Demeure. À chaque étape, lorsque la nuée s’élevait et quittait la Demeure, les fils d’Israël levaient le camp. Si la nuée ne s’élevait pas, ils campaient jusqu’au jour où elle s’élevait. Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure, et la nuit, un feu brillait dans la nuée aux yeux de tout Israël. Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes » (Exode 40,34‑38).
« Le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer » (psaume 22).
« Lorsque vous entrez dans une forêt, souvenez-vous qu’une multitude de créatures sont là qui vont et viennent, occupées à différentes activités, et qu’elles vous voient. Essayez de vous mettre en relation avec elles, et même adressez-leur la parole pour leur montrer que vous appréciez leur travail.
Approchez-vous d’un chêne, d’un sapin… Appuyez votre main sur son tronc et dites-lui : « Que tu es beau ! Que tu es fort ! Donne-moi un peu de ta solidité et de ta résistance… Et je te charge aussi d’un message pour tous les autres arbres de la forêt. Dis-leur qu’ils sont magnifiques et que je les aime. Salue chacun de ma part, transmets-leur mon baiser », et vous embrassez l’arbre. Les entités qui l’habitent vont alors s’empresser de transmettre votre amour à toute la forêt et tandis que vous continuez à vous promener, les autres entités qui ont reçu votre message sortent des arbres pour vous saluer, elles dansent sur votre passage. Quand vous retournerez chez vous, vous serez heureux, comme si vous aviez rencontré des amis » (Omraam Mikhaël Aïvanhov).
« « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Deutéronome 6,6). Dans ce « comme toi-même », nous sommes à la recherche d’un droit à l’amour de nous-même ; c’est la première pulsion éthique. Je peux me percevoir moi-même comme une histoire de vie qui a de la valeur, qui mérite d’exister…
Le souci d’autrui, deuxième composante de l’exigence morale, est un point sans doute plus évident. Mais je ne peux vraiment le formuler que si j’ai droit au premier. Parce que, respecter autrui – « traiter autrui comme une fin en soi, disait Kant, et non pas seulement comme un moyen » – c’est vouloir que ta liberté ait autant de place sous le soleil que la mienne. Je pense que toi aussi, comme moi, tu agis, tu penses, tu es capable d’initiative, de donner des raisons pour tes actes, de faire des projets à longue distance, de composer le récit de ta propre vie.
Par conséquent, le ‘je’ et le ‘tu’ s’engendrent mutuellement. Je ne pourrais pas tenir autrui pour une personne si je ne l’avais fait d’abord pour moi-même. L’estime de soi et le respect de l’autre se produisent réciproquement, et c’est là le premier socle de l’éthique » (Paul Ricoeur, L’éthique, la morale et la règle, dans Autres Temps, 1989, p. 54).
En tous temps, en tous lieux, tous les vivants célèbrent leur source, leur souffle, leur lumière.
La Bible honore ces fondamentaux du Vivant : « En toi, est la source de vie ; c’est par ta lumière que nous ‘soufflons’ la lumière » (Ps 35,10).
« La prière est le souffle de l’âme, l’oasis de paix où nous pouvons puiser l’eau qui irrigue notre vie spirituelle et illumine notre existence » (Benoit XVI, L’âme de la prière, p. 297).
Dans les bras de la mère qui engendre la vie, porteuse du souffle vital, fils et père, réunis, se réjouissent. Cette dynamique du Vivant court sur toute la terre, à l’image et à la ressemblance du Créateur, qui partage sa plénitude de communion. Bienheureux qui se laisse combler de sa joie légère à chaque inspire et qui, à chaque expire, y prend part de tout son être…
« La Providence est-elle le nom de baptême du Hasard ?
Le Hasard est-il un sobriquet de la Providence ? » (inspiré de Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées, 1781).
« Tu naquis : ma tendresse, invisible et présente, ne livra pas mon œuvre aux chances du hasard. J’échauffai de tes sens la sève languissante, des feux de mon regard.
D’un lait mystérieux, je remplis la mamelle. Tu t’enivras sans peine à ces sources d’amour. J’affermis les ressorts, j’arrondis la prunelle où se peignit le jour.
Ton âme, quelque temps par les sens éclipsée, comme tes yeux au jour, s’ouvrit à la raison. Tu pensas, la parole acheva ta pensée, et j’y gravai mon nom » (Alphonse de LAMARTINE, La providence à l’homme).
« Souvenez-vous que sans vos parents vous ne seriez point né, et faites tout pour eux comme ils l’ont fait pour vous. Un père et une mère sont nos premiers partenaires dans la vie, ils sont les mortels à qui nous devons le plus » (Benjamin Delessert, Le guide du bonheur, 1839).
« La dépendance est dans l’ordre de la nature. L’humain vient au monde faible et nu ; à sa naissance, c’est un pauvre petit enfant qui a besoin de tout. Si on l’abandonnait à lui-même, il mourrait infailliblement. Mais il ne meurt pas, il a une mère qui le nourrit de son lait après l’avoir nourri de son sang, un père qui travaille pour subvenir aux dépenses qu’il nécessite. À l’aide de ce double appui, l’enfant se développe, grandit, devient fort. Le voilà donc redevable envers son père et sa mère du bienfait de la vie. Comment les en récompensera-t-il ? Par le respect, la reconnaissance et l’amour. Enfants, n’oubliez donc jamais ce que vous devez à vos pères et mères, et pour ne pas l’oublier, pensez à vos premières années » (Alfred Auguste Pilavoine, Pensées, mélanges et poésies, 1845).
« On ne peut jamais s’acquitter envers ses parents » (Aristote, Éthique à Nicomaque, IVe s. av. J.-C.).