
«– Mais votre santé en souffrira !
– On n’a tort de se plaindre
qu’un flambeau se consume
en éclairant les autres »
(François de Sales,
mort à 55 ans, au service des autres,
Vie de Saint François de Sales, évêque et prince de Genève, p. 196).
La bibliothèque d'Étienne Chomé
Jeux du "je" jusqu'au coeur du coeur

«– Mais votre santé en souffrira !
– On n’a tort de se plaindre
qu’un flambeau se consume
en éclairant les autres »
(François de Sales,
mort à 55 ans, au service des autres,
Vie de Saint François de Sales, évêque et prince de Genève, p. 196).
« La gentillesse est le langage
qu’un sourd peut entendre
et qu’un aveugle peut voir »
(Mark Twain).
Mon âme se repose :
https://youtu.be/8507gQlTt8M
(chant de Taizé / taisez-vous, chantez !)…

Bon carême / car aime !
Disposition en quinconce (du latin quincunx : ’par 5’) :
disposé en cinq, quatre aux coins d’un quadrilatère et un au milieu de celui-ci ; comme le 5 sur un dé ; quatre arrangés en carré, un au centre.
« La forme en quinconce est toujours la plus agréable et la plus utile », dixit in illo tempore Caroline-Stéphanie-Félicité, Madame la Comtesse de Genlis, non de gens lisses, relayée par Charles Palliser, Le Quinconce Tome 5. Le Secret des cinq roses : un roman tombant de ténèbres en ténèbres, jusqu’au grand mystère où plongent les racines de toute existence + une fin à la Shakespeare / j’expire, plus qu’à la Dickens…
Ci-dessous l’exercice compliqué d’obtenir des vers holorimes sensés…

« Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir » (Alexis de Tocqueville).
« Jouirait-on de sa liberté sans s’en servir ? » (Anne Barratin).


Belle histoire belge une fois :
Jacques Brel offrant une fleur à son collègue Salvatore Adamo, surnommé depuis lors le tendre jardinier de l’amour :
« Tu es un tendre jardinier, Salvatore,
et les fleurs que tu provoques gardent la fraîcheur
et la sauvagerie des bouquets de bord de route.
On en prend une, on se la plante entre les dents
et brusquement elle devient chanson, « chanson-fleur »,
douce à mâchonner à l’heure indécise où les hommes
entrent par milliers dans les villes cruelles.
Notre temps bave son bruit, et tu es là,
revenant de l’enfance à lui opposer
des fleurs et à nous les offrir.
Et voilà que quelque part une jeune fille nue,
tendue comme un soleil, te fredonne et
pour quelques instants, Roubaix est dans le Var.
Voilà que, ce lundi matin, un homme se réveille,
les yeux encore pleins de son dimanche, et
te chante sourdement dans la maison qui baille.
Et le prochain dimanche est déjà moins loin.
Et voilà aussi le nombre inconnu de toi et de nous,
énorme et merveilleux, le nombre d’hommes
et de femmes qui s’aimèrent, qui s’aiment,
qui s’aimeront, avec, par, ou pour une de tes chansons.
Et là encore, tu es le jardinier de ces couples,
lumineux tant que brûlera leur enviable folie…
et même après, si par malheur ou par trop de
quotidien, il leur arrivait de perdre leurs ailes. »
Tu peux croire : tu peux créer !

« Un cerveau efficient est fait pour créer. Qu’il s’agisse de création manuelle, intellectuelle ou artistique, votre cerveau doit pouvoir imaginer, inventer, concevoir, fabriquer, produire, construire… Non sollicité sur un projet excitant, il erre dans ses arborescences, s’ennuie et déprime. Alors, il se déconnecte des réalités quotidiennes et finit par se demander à quoi il sert » (Christel Petitcollin, Je pense trop).
« Ce qui manque à ce monde, ce n’est pas l’argent.
Ce n’est même pas ce qu’on appelle le sens.
Ce qui manque à ce monde,
c’est la rivière des yeux d’enfants,
la gaieté des écureuils et des anges »
(Christian Bobin, La grande vie).

3 pépites de Christian Bobin :
« Dieu, mon petit bonhomme, c’est aussi simple que le soleil. Le soleil ne nous demande pas de l’adorer. Il nous demande seulement de ne pas lui faire obstacle et de le laisser passer, laisser faire » (Tout le monde est occupé).
« L’art est une loupe qu’on tend au soleil pour en diriger les rayons sur le foin sec qu’on a dans la poitrine, qui nous tient lieu de cœur » (Le Monde des Religions).
« Bien avant d’être une manière d’écrire, la poésie est une façon d’orienter sa vie, de la tourner vers le soleil levant de l’invisible » (La dame blanche).

Connaissez-vous le point commun
entre la peau ridée des nouveau-nés
et celle des vieillards ?
Elles partagent une même fragilité :
leur peu de collagène !
Ainsi en va le cycle de la vie…
« Il y a la vie, ses coups du sort, ses joies, sa brutalité, son absurdité et son sens, son injustice et sa beauté, ses délices, ses mystères, ses récompenses. Il y a la vie et ce que nous en faisons » (Charlotte Valandrey).

« La mort n’est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin »
(Henry Scott-Holland).
