soutenons notre prochain du Kivu

Dans tout le Kivu, les femmes et les hommes de bonne volonté, spécialement les enfants ont besoin de notre soutien : nous pouvons au minimum nous tenir informés et relayer les informations de qualité. Je relaie ici la voix de sans voix, le cri de partenaires sur place, une chanson qui s’adresse à nous :

https://www.youtube.com/watch?v=bKaJ8_aHIqM.

Merci si vous consacrez quelques minutes de votre temps à regarder ce clip criant de vérité. Il vous mettra en contact avec leur réel quotidien. Il y a de grands massacres et il y a aussi l’insécurité quotidienne à chaque coin de rue. Régulièrement, face à des hommes armés, leur vie tient à un petit fil, pour un « oui » ou pour un « non ».

Personnellement, je m’implique en allant sur place ; je vis à leurs côtés dans leurs conditions de vie, à Bukavu, Goma, Butembo, Beni, avec une vie qui ne tient qu’à un fil… Je les écoute et je les soutiens en apportant le meilleur des outils en gestion des conflits dont je dispose. Je crois au changement sociétal qui commence à la base (d’abord les ressources d’une parentalité saine et respectueuse), qui continue par un tissu social fort et qui se propage par la société civile du bas vers le haut…

Tant de fois, j’ai vécu l’expérience d’une multiplication, quand des cinq pains et deux poissons propres sont remis au milieu du collectif.

Pour soutenir financièrement nos actions dont je vous garantis que 100 % vont à des acteurs sérieusement et honnêtement engagés pour plus de justice sociale, voici le compte de notre ASBL CommunicActions : BE93 9735 1399 6667. Mettre en communication : « don pour le Kivu ». Merci pour votre soutien.

l’union fait la force

Morceaux choisis du discours du roi Philippe pour la fête nationale de ce jour :

« Nous vivons une époque qui privilégie l’autonomie de l’individu et la performance. Or, la solidité d’une société se mesure aussi à la manière dont elle prend soin de ses membres les plus vulnérables. Je songe en particulier aux personnes dont les facultés cognitives s’effacent peu à peu.

Je salue avec admiration les professionnels, les associations, tous ceux qui prennent en charge ces patients et leur procurent un environnement sécurisant. Dans le respect de leur dignité. Ne devrions-nous pas prendre exemple sur eux et mettre plus d’humanité et de tendresse dans notre société ?

[…] Dans notre monde bouleversé, de nombreux États et groupes armés s’affranchissent des règles du droit international. Sous des prétextes fallacieux, ils mènent des guerres insensées et cruelles. Ces crises ne peuvent nous faire oublier les grands défis planétaires : la pauvreté, les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles. Les résoudre suppose d’agir de concert, de veiller à ce que des règles communes soient réellement respectées, et de soutenir les institutions qui en sont les gardiennes. Je ne vois pas d’autre voie pour faire face aux dangers qui nous menacent. […] De notre déficit budgétaire à la polarisation dans la société, de l’instabilité géopolitique au réchauffement de la planète, tous ces problèmes ont des causes et des conséquences très différentes. Mais ils ont un point en commun : nous ne pourrons les surmonter qu’ensemble, en nous appuyant sur ce qui nous unit, plutôt que sur ce qui nous divise. En cultivant la cohésion et la faculté de « faire société ». Je vous souhaite, à toutes et à tous, une joyeuse Fête Nationale. »

prier pour mon ennemi

« Prier pour ceux qui vous persécutent n’est pas une faiblesse morale, c’est une exigence radicale de l’Évangile. Le Christ ne propose pas une simple attitude de tolérance, mais une transformation du cœur capable de traverser l’injustice sans se laisser corrompre par elle.

La prière pour l’ennemi arrache l’âme à la logique de la vengeance. Elle empêche la blessure de devenir haine, et la haine de devenir identité. Celui qui prie pour celui qui le persécute refuse d’être intérieurement gouverné par le mal qu’il subit.

Dans la tradition catholique, cette prière n’absout pas le péché de l’autre ni ne nie la justice, mais elle place la situation devant Dieu, unique juge des cœurs. Elle libère celui qui prie d’un poids spirituel lourd : celui de porter lui-même la rétribution.

Peu à peu, elle purifie le regard. Elle permet de voir l’autre non seulement comme un adversaire, mais comme une personne capable de conversion. Et elle protège le cœur du durcissement intérieur, qui est souvent le premier fruit de la rancune prolongée. Ainsi, prier pour ceux qui persécutent, c’est choisir la liberté intérieure, la stabilité du cœur et la fidélité à l’amour du Christ, même au milieu de l’injustice » (Pape Léon XIV).

Discorde n’est pas désamour

« L’amour véritable n’est pas en-deçà de la discorde
Il en est au-delà, par l’accueil courageux du conflit,
sans tomber dans les pièges de la violence ! »
(Cf. Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 35 ; disponible en français et en anglais auprès de l’auteur).

l’union fait la force

Il y a 40 ans, le 25 mai 1986, à 15h00, plus de 6 millions de personnes se sont donné la main, dans une chaîne humaine qui a traversé toute l’Amérique, à partir d’une fillette sans-abri de six ans qui se tenait à la pointe sud de Manhattan jusqu’à Long Beach, en Californie. « Hands Across America » : tant de vérités humaines expérimentées pendant 15 minutes en tenant la main à deux personnes très différentes de soi, en s’impliquant ainsi dans une mobilisation de masse pour plus de solidarité et de soins envers les plus souffrants du système économique (améliorer les banques alimentaires, les refuges, etc.).

Il y a plein de leçons à tirer sur les limites d’une telle opération.
ET une vérité à mettre en avant :

l’union fait la force !

Tous ensemble

Je reviens du Québec avec ce chant :
https://www.youtube.com/watch?v=OrJPHsrp12U

Tous ensemble,
Il me semble…
On pourrait changer le monde,
De jour en jour,
De coeur en coeur,
Par des gestes d’amour.
Tous ensemble,
Il me semble,
On pourrait changer le monde
En changeant tout d’abord son coeur.

Mais pour cela,
Ne faut-il pas, tant de fois,
Apprendre encore à être vrai?
Apprendre à se connaître,
Être avant de paraître,
S’aimer soi-même comme on est.
Garder les pieds sur terre
Et fuir l’imaginaire
Des top-modèles bien trop parfaits.

Mais pour cela,
Ne faut-il pas tant de fois,
Apprendre encore à fair’ tomber
Les murs d’indifférence,
Les murs d’intolérance,
Qui nous retiennent prisonniers ?
Plus loin que la méfiance
Croire en nos différences
Et nous pourrons mieux nous aimer.
Mais pour cela,
Ne faut-il pas tant de fois,
Apprendre encore à partager
Le temps et la tendresse,
Le talent, la richesse?
Ne rien donner, ça n’donne rien.
Le coeur est un espace
Où il y a tant de place,
Où Dieu lui-même se sent bien

(Robert Lebel , ‘Tous ensemble’
dans son album ‘Parfois j’ai peur’).

La paix reçue de Dieu en soeurs et frères

 «  Soyez l’huile qui se répand sur les blessures humaines. […] Le monde est détruit par quelques dominateurs ET, par ailleurs, il est aussi maintenu sur pied par une myriade de frères et sœurs solidaires ! Ils sont de la descendance d’Abraham, innombrables comme les étoiles du ciel et les grains de sable sur la plage de la mer. Regardons-nous dans les yeux : nous sommes déjà ce peuple immense! Nous devons simplement nous accueillir les uns les autres. Nous formons une seule famille et habitons la même maison, cette merveilleuse planète dont les cultures anciennes ont pris soin pendant des millénaires. […] La paix n’est pas à inventer : elle est à accueillir, en accueillant le prochain comme notre sœur et notre frère. […] Je suis une mission sur cette terre, et pour cela je suis dans ce monde. Servons la paix ensemble, chacun agissant selon sa propre vocation. Allons de l’avant sans nous lasser, avec courage, et surtout ensemble, toujours ensemble, dans cette révolution silencieuse ! » (pape Léon, Rencontre de paix à Bamenda, au Cameroun, 16 avril 2026).