éclipse

Dans une légende au Japon, on raconte que le soleil et la lune s’aimaient, alors même que trop de décalages entre eux les condamnaient à ne jamais s’unir. Dieu créa alors l’éclipse, dans la joie de montrer qu’à partir de son Amour, il n’existe aucun amour impossible…

Ci-joint, l’archange dans l’éclipse solaire : photo prise par 𝑀𝑎𝑡ℎ𝑖𝑒𝑢 𝑅𝑖𝑣𝑟𝑖𝑛 ce 12/8/2026.

« Clipser » signifie fixer, attacher ou assembler deux éléments à l’aide d’un clip, d’une pression ou d’un système d’enclenchement rapide sans utiliser d’outils complexes ou de vis permanentes.

Perséides

Alors, vous avez pu apprécier les Perséides, cet essaim d’étoiles filantes visibles chaque année, entre fin juillet et mi août, avec un pic autour du 12–13 août ? En 2026, ce phénomène céleste se conjuguait avec l’éclipse solaire !

Les Perséides sont une pluie de météores provenant des débris de la comète Swift Tuttle. Ils se désagrègent dans l’atmosphère terrestre à 58 km/s, produisant ainsi ces fugaces traînées lumineuses dans le ciel.

Photo jointe réalisée par Jeremy Bansard dans la nuit du 12/8/26, dans le Calvados.

patient guéri = client perdu

Un thérapeute qui guérit tous ses patients n’a plus de patients.
Un consultant qui résout définitivement les problèmes n’a plus de mission.

Nos fameux conflits d’intérêt structurel ! Ils sont nombreux les métiers où le professionnel est supposé enlever le problème tout en ayant intérêt à ce que le problème demeure, s’il veut continuer à servir à quelque chose et à gagner plus d’argent :

soignants (psy, médecin, dentiste, pharmacien…), avocat, coach, consultant, créancier/banquier, garagiste pour réparation, plombier & électricien, etc., sans en rajouter pour les vendeurs de tabac, d’alcool, de jeux entraînant dépendance, parieurs sportifs…

Plus je t’aide à être autonome, meilleur je suis dans ma profession ET moins je gagne financièrement !

Pour approfondir ce paradoxe d’un service dont la raison d’être & la mission sont de résoudre un problème, mais dont le Business plan requiert que ce problème persiste, cf. les concepts de “Moral Hazard” (aléa moral), “Problem-Sustaining Professions” (professions qui vivent du problème), “Perverse Incentives” (incitations perverses), “Dependency Loop” (boucle de dépendance), “The Paradox of Professional Self-Defeat” (le paradoxe de l’auto‑défaite professionnelle)…

Magnifique humanité et ses méandres vers la liberté véritable !

Nudge

Du coup de pouce  jusqu’au coup de coude, le nudge est une technique marketing qui consiste à influencer la population à faire le ‘bon’ choix, en procurant du plaisir, de manière  ludique, en douceur, l’air de rien, etc., plutôt que par contrainte, obligation, sanction.

Beaux exemples de nudging :

1) la mouche dessinée dans l’urinoir, incitant les hommes à viser juste et à réduire les éclaboussures d’urine donc… les coûts de nettoyage.

2) les marches du métro transformées en touches de piano géantes et sonores, augmentant de 70% l’utilisation des escaliers plutôt que l’escalator.

Il y a de moins beaux exemples qui flirtent avec la manipulation : une bannière d’un site marchand insistant ‘plus que 2 exemplaires en stock’ pour nous pousser à passer commande tout de suite !

Cela va jusqu’au dark nudge, piège à con…

Cf. Dimitri Griemers, Nudge, la démocratie du coup de pouce, analyse n°257 publiée par le Centre permanent pour la citoyenneté et la participation, à propos des risques et opportunités des marketings et des politiques paternalistes… Pratique des gouvernements devenue courante : payer une « Nudge Unit » pour gérer les comportements des gens…

Qu’on se le dise Cons soles prédisent…

appel à être prophètes

Dans la blague « Allo Ulysse, c’est Achille ! Ça te dit ce soir un plan à Troie ? », Ulysse représente le stratège rusé, Achille symbolise le guerrier puissant physiquement, un peu comme, il y a 5 ans, Zelensky et son commandant militaire sur le terrain Zaloujny, Macron et son Général Pierre Schill,
Iron Man < > Thor…

Et si, dans ce plan à Troie,
on ajoute un véritable troisième ?
Dans la Bible, Dieu ne laisse jamais seuls, sans Esprit,
ni les stratèges politiques (Jacob et Joseph)
ni les guerriers (Samson et Josué),
qui ont bien besoin d’esprit dans leurs combats
afin qu’ils soient surtout prophètes éclairés
par un sens spirituel & moral qui vient d’une écoute et une humilité qui se reçoit d’un ordre supérieur.

origine de mon nom Chomé

Étymologiquement, chômer, c’est se reposer par temps de chaleur. Le mot « chômer » provient du latin populaire du XIIIe siècle, repris en Occitan : « caumare », lui-même dérivé du grec ancien « καυμα » (kauma) signifiant « chaleur ». Chômer, c’est laisser reposer une activité pendant la chaleur.

À la Révolution française, mon aïeul, le Marquis de Chaume, a quitté en 1789 son domaine en Île-de-France et refit sa vie à Anvers. Pour ne pas avoir la tête coupée, il a coupé son nom : de Chaume est devenu Chomé ! Il a choisi ce nom qui avait, à son époque, une excellente aura car l’augmentation des temps chômés, c’est-à-dire des temps de repos, représentait un grand progrès pour l’humanité : libération des durs labeurs.

La plaie du chômage que nous connaissons aujourd’hui n’est venue qu’après, avec la révolution industrielle, laquelle d’ailleurs a cherché à faire travailler même le jour du dimanche (dies Dominici : le jour du Seigneur). C’est au 19e siècle, avec les cadences des industries et les conditions de vie dans les cités ouvrières que le travail devient si pénible mais aussi que la perte d’emploi est une catastrophe pour quelqu’un qui a quitté la campagne, réduit à vivre en cité. « Chômé » perd son sens si progressiste qu’il avait au 18e siècle.

Fêter le travail le 1er mai par un jour chômé :
mise à pied
pour prendre son pied !
Vivent nos temps chômés
qui nous offrent congé
et tiennent chaud met /
Étienne Chomé…

éclipse

Une éclipse aura lieu le mercredi 12 août 2026.
En Espagne, elle sera totale ;
en Belgique, elle sera à 89,6 %. 
Elle devrait durer 1h.46’.
19h19 : début de l’éclipse ;
20h13 : son maximum ;
21h05 : l’éclipse s’éclipsera !

Comme le Soleil sera proche de son coucher, il sera bas sur l’horizon ! Donc, pour admirer le spectacle, il s’agit de se mettre à un endroit dont l’horizon est complètement dégagé côté Ouest.

Il est nécessaire de prévoir une protection forte pour pouvoir l’observer en toute sécurité. J’apprends que pointer l’objectif de son smartphone sans protection est dangereux également. La meilleure pratique = porter une paire de lunettes prévue pour observer une éclipse + en tenir une autre devant l’objectif de son téléphone !

inégalités structurelles au foot

« Ne fit-on que des épingles,
il faut être enthousiaste de son métier
pour y exceller » (Denis Diderot).

Certes ! Néanmoins, en 2026, Curaçao (+/- 157.000 habitants ) a été la plus petite nation engagée dans la Coupe du Monde de football. Les États-Unis y ont été la plus grande nation, avec +/- 347 millions habitants.

Outre l’inégalité de taille entre les nations, la Coupe du Monde a mis en épingle de telles disparités économiques, un accès inégal aux infrastructures et la fuite des talents vers les nations les plus riches.

Dans l’image de gauche, j’épingle cette route (qui se trouve dans le Parc national de Zion, en Utah).

Dans l’image de droite, les parias (comme les Dalits / Intouchables en Inde) reçoivent la moitié de terrain à gauche les deux mi-temps. Que les meilleurs gagnent ! Vraiment ?

défilé militaire et crainte des mères

Poème sur un défilé militaire en juillet
(poème raccourci en bas de ce post).

Dans le faubourg planté d’arbustes rabougris,
Où le pâle chardon pousse au bord des murs gris,
Sur le trottoir pavé que limitent des bornes,
Lentement, en grand deuil tous deux, tristes et mornes,
Et vers le couchant d’or d’un juillet étouffant,
Vont ensemble une mère et son petit enfant.
La mère est jeune encore, elle est pauvre, elle est veuve.
Résignée, et pourtant droite encor sous l’épreuve,
Elle songe sans doute au sombre lendemain ;
Et le petit garçon qu’elle tient par la main
A déjà dans ses yeux agrandis par les jeûnes
L’air grave des enfants qui s’étonnent trop jeunes.

Ils marchent, regardant le coucher du soleil.
Mais voici que, parmi le triomphe vermeil
Des nuages de pourpre aux franges d’écarlate,
Là-bas, soudaine et fière, une fanfare éclate ;
Et, poussant devant eux clairons et timbaliers,
Apparaissent au loin les premiers cavaliers
D’un pompeux régiment qui vient de la parade.
Des escadrons ! mais c’est comme une mascarade.
Les enfants et le peuple, hélas ! enfant aussi,
S’arrêtent en chemin pour les voir. Or ceux-ci
Sont très beaux ; et le fils de la veuve regarde.
Lui qui vécut dans les murs froids d’une mansarde,
Il n’a jamais rien vu de tel. Il est hagard ;
Et sa mère lui dit, bénissant ce hasard,
Et distraite, elle aussi, de ses rêves austères :
« Restons là. Nous verrons passer les militaires. »

Ils s’arrêtent tous deux ; et le beau régiment,
Sombre et pesant d’orgueil, défile fièrement.
Ce sont des cuirassiers ; ils vont, musique en tête,
Répandant à l’entour comme un bruit de tempête.
Les casques sont polis ainsi que des miroirs ;
Les sabres sont tirés. Tous les chevaux sont noirs ;
Ils ont la flamme aux yeux et le sang aux narines.
– Les cuirasses d’acier qui bombent les poitrines
Jettent à chaque pas des éclairs aveuglants ;
Et les lourds escadrons, impassibles et lents,
Se succèdent, au pas, allant de gauche à droite,
Avec leurs officiers dans la distance étroite,
Si bien que le passant, sur la route arrêté,
Cependant qu’il peut voir s’éloigner d’un côté
Des croupes de chevaux et des dos de cuirasses,
Voit de l’autre, marchant de tout près sur leurs traces,
S’avancer, alignés comme par deux niveaux,
Des casques de soldats et des fronts de chevaux.
Et ce spectacle est plus sublime et plus farouche
Dans la rouge splendeur du soleil qui se couche.

Mais, l’œil tout ébloui des ors et des aciers,
L’enfant cherche surtout à voir ces officiers
Qui brandissent, tournés à demi sur la selle,
Leur sabre dont la lame au soleil étincelle,
Et sont gantés de blanc ainsi que pour le bal,
Et commandent, tandis que leur fougueux cheval,
Se rappelant sans doute une ancienne victoire,
Secoue avec orgueil son mors dans sa mâchoire.
Et plus que tous ceux-là l’enfant admire encor
Le plus jeune, qui n’a qu’une aiguillette d’or
Et marche dans les rangs ainsi qu’une recrue,
Mais qui semble toujours à la foule accourue
Le plus heureux, le plus superbe et le plus beau,
Car il porte les plis somptueux du drapeau.

Le régiment défile, et l’enfant s’extasie.
Craintif et se tenant à la jupe saisie
De sa mère, il admire, avide et stupéfait,
Et tremble. Mais alors celle-ci, qui rêvait,
Le regarde, et soudain elle devient peureuse.
La pauvre femme, qui naguère était heureuse
Que pour son fils ce beau régiment paradât,
Craint maintenant qu’il veuille un jour être soldat ;
Et même, bien avant que ce soupçon s’achève,
Son esprit a conçu l’épouvantable rêve
D’un noir champ de bataille où dans les blés versés,
Sous la lune sinistre, on voit quelques blessés,
Qui, mouillés par le sang et la rosée amère,
Se traînent sur leurs mains en appelant leur mère,
Puis qui s’accoudent, puis qui retombent enfin ;
Et, seuls debout alors, des chevaux ayant faim
Qui, baissant vers le sol leurs longs museaux avides,
Broutent le gazon noir entre les morts livides !

Elle entraîne son fils ; elle a le cœur glacé.
Et, bien que le brillant régiment soit passé
Et qu’au coin du faubourg tourne l’arrière-garde,
L’enfant se plaint tout bas, et résiste, et regarde
Son rêve qui s’enfuit, espérant voir encor
Là-bas, dans la poussière, une étincelle d’or,
Et détestant déjà les amis et les mères
Qui nous tirent loin des dangers et des chimères.

(François Coppée, Le défilé dans Poèmes modernes).
 

Poème raccourci :
« Dans le faubourg planté d’arbustes rabougris,
Où le pâle chardon pousse au bord des murs gris,
Sur le trottoir pavé que limitent des bornes,
Lentement, en grand deuil tous deux, tristes et mornes,
Et vers le couchant d’or d’un juillet étouffant,
Vont ensemble une mère et son petit enfant.
[…]
Ils marchent, regardant le coucher du soleil.
Mais voici que, parmi le triomphe vermeil
Des nuages de pourpre aux franges d’écarlate,
Là-bas, soudaine et fière, une fanfare éclate ;
Et, poussant devant eux clairons et timbaliers,
Apparaissent au loin les premiers cavaliers
D’un pompeux régiment qui vient de la parade.
Des escadrons ! mais c’est comme une mascarade.
[…]
Et distraite, cette mère, de ses rêves austères :
« Restons là. Nous verrons passer les militaires. »
Ils s’arrêtent tous deux ; et le beau régiment,
Sombre et pesant d’orgueil, défile fièrement.
Ce sont des cuirassiers ; ils vont, musique en tête,
Répandant à l’entour comme un bruit de tempête.
Les casques sont polis ainsi que des miroirs ;
Les sabres sont tirés. Tous les chevaux sont noirs ;
Ils ont la flamme aux yeux et le sang aux narines.
– Les cuirasses d’acier qui bombent les poitrines
Jettent à chaque pas des éclairs aveuglants ;
Et les lourds escadrons, impassibles et lents,
Se succèdent, au pas, allant de gauche à droite,
Avec leurs officiers dans la distance étroite,
Si bien que le passant, sur la route arrêté,
[…]
Et ce spectacle est plus sublime et plus farouche
Dans la rouge splendeur du soleil qui se couche.
[…]
…Que pour son fils ce beau régiment paradât,
Craint maintenant qu’il veuille un jour être soldat ;
Et même, bien avant que ce soupçon s’achève,
Son esprit a conçu l’épouvantable rêve
D’un noir champ de bataille où dans les blés versés,
Sous la lune sinistre, on voit quelques blessés,
Qui, mouillés par le sang et la rosée amère,
Se traînent sur leurs mains en appelant leur mère… »


 

verser 1 pot de vin pour boire

Il y a 500 ans, « verser un pot de vin » ne signifiait pas corrompre. C’était saluer le bon service ou l’encourager, en offrant au serveur de quoi s’acheter un verre, donner un pourboire (= une pièce d’argent ‘pour boire’). Autre image semblable : graisser la patte de quelqu’un pour bien le disposer.

Un État est d’autant mieux un État de droit que chaque mandataire politique a des comptes à rendre clairement / que ses comptes sont strictement contrôlés. Voici un propos en ce sens d’il y a près de 500 ans :

« Ces accusés sont incapables d’expliquer raisonnablement la source de leur enrichissement extraordinaire et rapide. L’ambiguïté des explications doit être la preuve même de la malversation (Ipsa peculatus sit plena probatio). Quand une couleur non naturelle s’attache à l’or, elle dissimule à coup sûr des artifices. Apparences et présomptions nous permettent d’habitude de démontrer les crimes cachés. En la matière, l’information des hommes se heurte à mille supercheries et l’erreur imprévue comme le mensonge spécieux nous guettent sous des dehors trompeurs » (Guy Coquille publiant en 1703 des propos tenus en 1577, lors des États de Blois !).