Grain de blé tombé en terre : quelle apparente abomination que de se retrouver ainsi dans les ténèbres froides et humides des entrailles de la Terre-mère, en train d’être éventré…
Quelle surprise quand une tige sort de terre… et plus tard des épis féconds, chargés de vie…
Quelle surprise quand une souffrance m’a traversée jusqu’à rebondir en vie…
Sur nos lignes de fracture, rester présent, tenir bon avec amour, même si cela coûte…
L’adjectif « feu » (feue) + le nom d’une personne récemment décédée souligne qu’elle a accompli sa destinée (du latin ‘fatutus’, dérivé de ‘fatum’ = destin).
Claude Malhuret, au Sénat français, séance du 25 mars 2026, morceaux choisis : « En février 2022, un fou dangereux, ivre de grandeur, a allumé en Ukraine une mèche qui a fait exploser un baril de poudre et bouleversé l’ordre mondial. La guerre devait durer une semaine, elle entre dans sa cinquième année.
En février 2026 un autre fou dangereux a allumé au Proche-Orient une autre mèche qui remet de nouveau en cause l’équilibre international. La guerre devait elle aussi durer une semaine. Un mois plus tard, le monde entier se pose la question : que va-t-il se passer ? La réponse est simple, courte et précise : Dieu seul le sait.
Il y a un an, ici même, je comparais la présidence de Trump à la cour de Néron. Je me trompais, c’est la cour des Miracles : un antivax, ancien héroïnomane, est ministre de la santé ; un climatosceptique, ministre de l’écologie ; un animateur télé alcoolique, ministre des armées ; une ancienne agente du Qatar, ministre de la justice ; une groupie de Poutine, ministre de la sécurité nationale.
Un proverbe turc dit : « Quand un clown s’installe dans un palais, il ne devient pas roi. C’est le palais qui devient un cirque. »
[…] Après avoir rassemblé la plus puissante armée du monde, échoué à gagner une guerre contre une puissance moyenne, fait exploser le prix du pétrole et du gaz et tenu des discours sans queue ni tête, le golfeur de Mar-a-Lago avoue sans honte être stupéfait par la riposte iranienne, pourtant parfaitement prévisible, et appelle à l’aide ses alliés qu’il insultait hier. Ceux-ci lui répondent : « Vous n’avez consulté personne, vous n’avez pas de plan et nous n’avons aucune raison de vous suivre à l’aveugle dans le brouillard. »
Trump, le seul éléphant au monde qui se promène avec son propre magasin de porcelaine, n’a plus le choix qu’entre deux solutions, aussi mauvaises l’une que l’autre : se retirer piteusement en prétextant, sans convaincre personne, avoir atteint ses objectifs, ou déclencher l’escalade avec les résultats connus d’avance depuis le Vietnam, l’Irak ou l’Afghanistan, à savoir l’enlisement et, à la fin, le départ honteux, laissant alors à l’époque le champ libre aux communistes, à Daech ou aux talibans.
[…] L’Europe a devant elle trois défis majeurs : garantir sa propre sécurité, produire un système de décision efficace, et s’inscrire dans la grande révolution technologique, cognitive et financière du XXIe siècle. Sinon l’alternative sera simple : la vassalisation par nos alliés ou la soumission à nos ennemis.
[…] Comme le disait John Adams, le deuxième président des États-Unis, « il y a deux façons […] d’asservir une nation : l’une est par les armes, l’autre par la dette ». »
« Gagner sans combattre est le sommet de l’art de la guerre » (Sun Tzu). Ci-dessous un exemple ?
Voici un exposé de Géopolitique mondiale (https://geopolitiquemondiale.com/) que je contracte (divisé par deux).
Du pétrodollar au pétroyuan : le basculement silencieux d’Ormuz.
Au détroit d’Ormuz, les bateaux amis (chinois, indiens, pakistanais…) et neutres sont autorisés par les Gardiens de la Révolution à passer. La liste des invités redessine la carte des puissances mondiales.
Chaque navire qui passe en payant en yuans fragilise l’architecture du pétrodollar. Chaque jour où ce système fonctionne prouve que le commerce mondial de l’énergie peut s’effectuer en yuans, via un point de passage stratégique non occidental — même en temps de guerre.
Cette démonstration ne disparaîtra pas avec la fin du blocus. Ce système de paiement en yuans, né sous contrainte, peut devenir un modèle en temps de paix.
Pékin n’a tiré aucun coup de feu, n’a déployé aucun soldat, n’a exposé aucun actif. La guerre menée et financée par les États-Unis contribue, paradoxalement, à construire l’infrastructure financière dont la Chine pourrait hériter une fois les combats terminés.
Le détroit sépare désormais les nations en deux catégories : celles qui paient en yuans, et celles dont les bateaux attendent devant le détroit d’Ormuz. Et l’écart entre les deux se mesure dans une monnaie que ni Washington ni Jérusalem ne contrôlent. Le détroit devient un lieu d’audition pour le prochain ordre monétaire.
Quel aveuglement sur l’enchaînement des violences : c’est toi qui as commencé ; c’est toi le méchant et moi le gentil ; tes actes sont violents, les miens sont légitime force ; c’est moi qui aurai les derniers maux, qui peux prétendre mettre fin à tes violences…
Tous ces actes de violence présentés comme efficaces pour nous faire gagner du temps, ce sont des raccourcis de prétendue justice qui, à vrai dire, nous font perdre beaucoup de temps, tel un miroir qui s’échappe de nos mains et qui se brise : ses fragments sont si peu aptes à jouer encore leur rôle de miroir. La vérité tombe de nos mains, encore et encore… Et, à chaque fois, ses fragments rapetissent…
Dans l’escalade des violences de toute guerre, les belligérants s’enfoncent toujours plus dans l’horreur, toujours plus aveuglés, toujours moins capables de regarder en face leurs erreurs de base…
« La guerre ne détermine pas qui a raison, seulement qui reste » (Bertrand Russell).
« Qui prend l’épée périra par l’épée » (Matthieu 26, 52).
« Œil pour œil, et le monde entier deviendra aveugle » (Gandhi).
Comme c’est important de connaître hors crise les pièges de la violence et ses illusions, de les repérer à l’œuvre partout dans le monde et de tout temps, dans l’histoire de l’humanité… Cela aide de repérer comment s’enchaînent les violences par exemple ces deux derniers siècles en France-Allemagne, au Rwanda-Congo, en Russie-Ukraine, à l’intérieur des États US… Ça ouvre les yeux, ça empêche de prendre par exemple le 11 septembre 2001 comme le point de départ, le temps 0 de la croisade américaine de ces dernières 25 années !
Si l’argent est le nerf de la guerre, la qualité des informations est l’oxygène de la fournaise, la principale munition invisible des guerres d’aujourd’hui.
L’argent arme les armées, l’information arme les consciences, celles des démons, celles des anges aussi.
Si les batailles d’hier se gagnaient sur les champs, celles d’aujourd’hui se gagnent de plus en plus sur les flux.
« Soyons conscients et présents humblement et agissant même modestement ! » (le colibri et sa goutte pertinente dans l’incendie).
« Fiat lux et facta est lux » (Dieu s’exclamant pendant la Genèse de ce monde) : que la lumière soit ! et la lumière fut…
« Béni soit l’Éternel, mon rocher, qui exerce mes mains au combat, qui entraine mes doigts à la bataille » (Ps 144/143, 1) : ce verset de la Bible est répété par Pete Hegseth, Secrétaire à la Guerre des USA (autrefois Secrétaire à la Défense), pour légitimer l’attaque au Venezuela et maintenant sa guerre contre l’Iran.
« Dieu ne peut pas être enrôlé par les ténèbres » : voilà ce que Léon XIV, le pape américain, répète quant à lui : luit la lumière et jaillit la vie, qui viennent du Dieu de la Lumière et de la Vie.
La manière dont le Dieu de Jésus-Christ est avec nous, voilà la meilleure manière de dénoncer les instrumentalisations de la Parole de Dieu et les défigurations du Nom de Dieu dans chacune de ces guerres justifiées mais non justes.
« Voter, c’est écrire l’Histoire » (Alex Le Gall).
« On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse » (Georges Clemenceau).
« Vivement Agen, ensemble pour changer d’ère » (Maître Laurent Bruneau, élu ce 22/3/26 nouveau maire d’Agen !).
« Vivement à jeun, ensemble pour changer d’air » (Docteur Étienne Chomé, gros bêta (chanson dont voici les paroles : Mais qu’est-ce ki m’énerve C’est un gros bêta Y m’énerve C’est un gros bêta
Y dit gros poilu A tous les gendarmes moustachus Y dit gros poilu poilu Gros poilu
Y dit scrogneugneu Là ça va ça n’est pas trop fâcheux Y dit scrogneugneu gneugneu Scrogneugneu
Y dit pieds qui puent Quand il voit quelqu’un marcher pieds nus Y dit pieds qui puent qui puent Pieds qui puent
Y dit gros derrière Là je trouve quand même qu’il exagère Y dit gros derrière derrière Gros derrière
Y dit ptit boudin A la jolie fille du pharmacien Y dit ptit boudin boudin Ptit boudin
Y dit vieill dondon Là ça mérite une punition Y dit vieill dondon dondon Vieill dondon
Y dit vieux croûton Au monsieur qui nourrit les pigeons Y dit vieux croûton croûton Vieux croûton
Y dit ptit péteux Alors là j’n’aurais pas trouvé mieux C’est lui qu’est un ptit péteux Ptit péteux)).
« Toujours, mais surtout dans les circonstances dramatiques de la guerre, telles que celles que nous vivons actuellement, les médias doivent se prémunir contre le risque de devenir de la propagande. Et la tâche des journalistes, qui consiste à vérifier l’information pour ne pas devenir le porte-parole des puissants, devient encore plus urgente et délicate — je dirais même essentielle. C’est à vous qu’il revient de montrer les souffrances que la guerre inflige toujours aux populations, de montrer le visage de la guerre et de la raconter à travers le regard des victimes, afin de ne pas la transformer en jeu vidéo. Ce n’est pas facile dans les quelques minutes d’un journal télévisé et de ses reportages approfondis. Mais tel est le défi » (Léon XIV s’adressant aux journalistes de la télévision italienne, 16 mars 2026).
« Les hommes, au fond, ça n’a pas été fait pour s’engraisser à l’auge, mais ça a été fait pour maigrir dans les chemins, traverser des arbres et des arbres, sans jamais revoir les mêmes… S’en aller dans sa curiosité, connaître… » (Jean Giono, Que ma joie demeure, 1935).
« La destinée des nations dépend de la manière dont elles se nourrissent… […] Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es » (Jean Anthelme Brillat-Savarin).