On voit dans le jour qui se lève s’ouvrir tout un pays de rêves le tendre pays des amants aux sources d’émerveillement

« J’aime mon épouse, bioingénieure brassicole.
Elle est si ingénieuse, même quand ses bras s’y collent
Son charisme principal : tous nos membres décollent ! »
(Étienne Chaud-met, en ce jour-anniversaire de nos 31 ans de mariage civil).

Le long du fleuve qui remonte
par les rives de la rencontre
aux sources d’émerveillement
on voit dans le jour qui se lève
s’ouvrir tout un pays de rêves
le tendre pays des amants.

On part avec le cœur qui tremble
du bonheur de partir ensemble
sans savoir ce qui nous attend
ainsi commence le voyage
semé d’écueils et de mirages
de l’amour et de ses tourments.

Quelques torrents de médisances
viennent déchirer le silence
essayant de tout emporter
et puis on risque le naufrage
lorsque le vent nous mène au large
des îles d’infidélité.

Plus loin le courant vous emporte
vers les rochers de la discorde
et du mal à supporter
enfin la terre se dénude
c’est le désert de l’habitude
l’ennui y a tout dévasté.

Quand la route paraît trop longue
il y a l’escale du mensonge
l’auberge de la jalousie
on y déjeune de rancunes
et l’on s’enivre d’amertume
l’orgueil vous y tient compagnie.

Mais quand tout semble à la dérive
le fleuve roule son eau vive
et l’on repart à l’infini
où l’on découvre au bord du Tendre
le jardin où l’on peut s’étendre
la terre promise de l’oubli.

(Georges Moustaki chantant La carte du tendre).

La véritable liberté d’ordre intérieur

« Il est évidemment souhaitable d’être libre de ses mouvements sur le plan physique, mais considérez que cette liberté-là est secondaire. La véritable liberté à laquelle il vaut la peine d’aspirer est d’ordre intérieur. Car à quoi cela vous servira-t-il de pouvoir aller librement où vous voulez, si vous transportez en vous des pensées et des sentiments qui vous empoisonnent, qui vous ligotent et qui finiront un jour par vous clouer au lit ? » (Omraam Mikhaël Aïvanhov).

violence-manière de dire et violence-manière d’obtenir n’appellent pas le même remède

« Les « violences-manière de dire » viennent de notre impuissance à nommer ce qui se passe en nous et à en prendre soin. Une émotion forte qui ne trouve pas de mot produit des maux. Faute de pouvoir dire une frustration, nous nous mettons à aboyer et, si cela ne suffit pas, à mordre. Le passage de l’agressivité verbale à la violence physique est ici affaire de degré, la tension émotionnelle augmentant à mesure que l’incompréhension se prolonge. Ces brutalités sont le prix que nous payons à ne pas écouter notre vécu. Ce n’est pas la frustration qui entraîne la violence mais plutôt l’incapacité à accueillir et à faire quelque chose d’utile de cette frustration. Le frère qui mord sa sœur alors même qu’elle est fêtée et félicitée par tous est en train de dire tragiquement sa jalousie et son propre besoin d’attention. Cela se soigne autrement que s’il était en train de tricher en vue de tirer profit (« violence-manière d’obtenir »). C’est en lui offrant de l’attention et en l’aidant à s’écouter, lui, au bon endroit que disparaîtra son animosité. De même, le sentiment de colère ne devient violent que s’il n’est pas entendu. Le mari qui en vient à « parler avec ses poings » a d’abord accumulé des frustrations, puis il a vu rouge car il n’a pas pu nommer son besoin ni trouver les moyens concrets de l’honorer et de le faire respecter. C’est en prenant au sérieux ce qui n’est pas respecté en lui qu’il arrêtera de siffler comme une cocotte-minute sous pression. La communication vraie constitue le remède à toutes les paroles blessantes ou emmurées » (Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain, 2009, p. 109) : étape 3 duparcours de formation.

exaltabo te exhale ta beauté

Il y a des présences et des paroles qui ouvrent, libèrent, rendent possible… C’est la présence d’Élisabeth qui a permis à Marie de chanter tout haut son Magnificat. Voici ce qu’en dit Christian de Chergé : 

« Élisabeth visitée par Marie se demande : d’où me vient-il que l’enfant qui est en moi a tressailli ? Et vraisemblablement, l’enfant qui était en Marie a tressailli le premier. En fait, c’est entre les enfants que cela s’est passé, cette affaire-là… Et Élisabeth a libéré le Magnificat de Marie. Et finalement, si nous sommes attentifs et si nous situons à ce niveau-là notre rencontre avec l’autre, dans une attention et une volonté de le rejoindre, et aussi dans un besoin de ce qu’il est et de ce qu’il a à nous dire, vraisemblablement, il va nous dire quelque chose qui va rejoindre ce que nous portons, montrant qu’il est de connivence… et nous permettant d’élargir notre Eucharistie, car finalement, le Magnificat que nous pouvons, qu’il nous est donné, de chanter : c’est l’Eucharistie. La première Eucharistie de l’Église, c’était le Magnificat de Marie. Ce qui veut dire le besoin où nous sommes de l’autre pour faire Eucharistie : pour vous et pour la multitude » (https://www.moines-tibhirine.org/histoire/sens-d-une-presence/79-le-sens-d-une-visitation, où se trouve l’ensemble de sa méditation).

« Exaltabo te Deus meus rex et benedicam nomini tuo in saeculum et in saeculum saeculi » (Psaume 144,1).
Je t’exalterai, ô mon Dieu, mon roi ! Et je bénirai ton nom toujours et à jamais.

           Je t’exalterai 
             exaltabo te
En moi, ton doigté
    exhale ta beauté

La joie durable, signe que je suis dans la bonne direction

Bonne fête, Ignace. Et merci pour tes paroles de Vie. Oui, le signe que nous sommes dans la bonne direction, que nous avons pris une bonne décision, c’est la joie durable qui demeure, elle est différente du plaisir éphémère. La joie est le signe de l’Esprit saint. La joie ne trompe pas (Galates 5,27). 

Le colloque déploie ma conscience « que je ne suis pas seul dans cette présence à moi-même » (Adrien Demoustier sj, Qu’appelle-t-on Exercices Spirituels? La proposition ignatienne, p. 32).

« Dieu lui-même ne cesse de frapper à la porte de notre cœur. Pour savoir ce qu’il nous veut, il suffit d’être attentif aux « motions intérieures » qui se succèdent et se combattent en nous : attraits de plaisirs faux ou éphémères, mouvements de joie profonde et durable, alternance de trouble et de paix. Discerner les vessies et les lanternes. Construire sa vie avec Dieu, pas sans lui ni contre lui » (Dominique Salin sj, Saint Ignace de Loyola).

Le courage des décisions planétaires plane & terre. Atterrant, l’éther se terre

Des déluges cycloniques s’abattent en ce moment sur l’Asie, faisant des centaines de morts. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) annonce son sixième rapport d’évaluation. Déjà dans le précédent, il est catégorique : le changement climatique est réel et les activités humaines en sont la cause principale. Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. Nombre des changements observés sont sans précédent dans le passé : réchauffement de l’atmosphère et des océans, diminution de la couverture neigeuse et recul des glaces, augmentation des concentrations de gaz à effet de serre, élévation du niveau des mers, qui augmente les risques d’inondations. Sans action immédiate, il sera beaucoup plus difficile et coûteux de s’adapter aux conséquences futures de ces changements…  Les constats scientifiques sont suffisamment établis, les rapports officiels de l’ONU aussi. L’union fait la force, quand il s’agit de prendre les courageuses décisions planétaires. Elles sont à prendre maintenant, sans attendre, alors même qu’elles mettent radicalement en cause nos modes de fonctionnement consuméristes, basés sur le profit individuel à court terme.

Que puis-je faire aujourd’hui pour contribuer à fermer le robinet ? Je veille à y répondre chaque jour par diverses initiatives, la plupart aussi modestes qu’une goutte d’eau dans l’océan, du robinet au gros minet : le vivre-ensemble, la participation à de nouvelles manières de faire société, renforçant les dynamiques de partenariat et diminuant les logiques de domination/compétition.

Dans la main d’Espérance…

« La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’Espérance. La Foi ça ne m’étonne pas. Ce n’est pas étonnant. J’éclate tellement dans ma création. La Charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas. Ça n’est pas étonnant. Ces pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins d’avoir un cœur de pierre, comment n’auraient-elles point charité les unes des autres. Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’Espérance. Et je n’en reviens pas. L’Espérance est une toute petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière. C’est cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversa les mondes révolus. La Foi va de soi. La Charité va malheureusement de soi. Mais l’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bienheureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce. La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de des grandes sœurs, qui la tiennent par la main, la petite espérance s’avance. Et au milieu de ses deux grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher. Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher le monde. Et qui le traîne. Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite » (Charles Péguy).

À celle que j’aime

Dans ta mémoire immortelle,
Comme dans le reposoir
D’une divine chapelle,
Pour celui qui t’est fidèle,
Garde l’amour et l’espoir.

Garde l’amour qui m’enivre,
L’amour qui nous fait rêver.
Garde l’espoir qui fait vivre.
Garde la foi qui délivre,
La foi qui nous doit sauver.

L’espoir, c’est de la lumière,
L’amour, c’est une liqueur,
Et la foi, c’est la prière.
Mets ces trésors, ma très chère,
Au plus profond de ton cœur

(Nérée Beauchemin, À celle que j’aime).

Ci-dessous ce qui est sorti de moi à la Sainte Christine.

S’entre tenir

Mille manières d’amorcer & nourrir nos temps de qualité :
mettre un petit mot « merci pour… », « je t’aime »
dans sa poche, dans sa sacoche, dans son planning,
sur le siège de l’auto, sur le côté de son oreiller ;
soigner les retrouvailles en fin de journée (un véritable
espace pour le « comment s’est passée ta journée ? »),
faire une promenade ensemble,
apporter une douceur que l’autre apprécie au lit à son réveil,
laisser une musique nous ré-unir,
se masser quelques minutes,
s’entre-tenir devant le feu allumé ensemble,
dîner aux chandelles, prendre un verre ensemble,
passer la soirée en mode home cinéma,
revoir des photos- ou vidéos-souvenirs,
danser ensemble dans le salon,
cuisiner ensemble ou pour l’autre, etc., etc.,…

La règle du 1 – 1 – 1 pour une vie commune nourrie :
1 soirée par semaine
1 weekend par mois
1 semaine par an

Le vol spatial touristes tique

« Le tourisme spatial est une aberration devant une situation écologique mondiale qui fait l’objet des pires pronostics. À l’heure où de plus en plus de gens veillent à acheter local et à utiliser le moins possible l’avion, comment des personnes, aux seules fins de divertissement, se rendent dans l’espace, avec un coût environnemental et financier extrêmement élevé ? Les quelques minutes de vie en apesanteur valent-elles vraiment ce gaspillage de ressources et cette pollution ? » (Pascal Grenier).