Il est des rencontres délicieusement bénies car lumineuses de fluidité et de simplicité, où l’ici et maintenant d’une tasse de thé partagée, entièrement suffit !
Merci, l’Esprit ; tu ne manques pas d’esprit !
Ci-dessous, je commente (à ma manière holorimique) la sculpture de Johann August Nahl sur Marie-Madeleine et Jésus au tombeau.
« — Maître, je suis maintenant devenu incroyablement fort, car j’ai construit une armure émotionnelle et sociale qu’aucune attaque ne peut entamer. Plus personne ne peut vraiment m’atteindre.
— Tu es donc devenu expert en stratégies de sauvegarde de ton ego. Tu as donc encore très peur.
— Mais il faut être fort tout de même dans ce monde !
— N’est pas fort celui qui s’entoure de ses remparts, mais celui qui les a détruits (de même qu’il a déposé ses carapaces et boucliers). Celui qui a entrepris la déconstruction des cachots où rampent ses vices, et des temples qu’il a bâtis pour ses vertus.
— Mais alors sans remparts, ni armure, nous devenons perméables à la malveillance des autres !
— Il n’y a pas réellement de malveillance, mais uniquement des blessures que chacun exprime, dont les peurs et la souffrance sont les symptômes. Aussi ce sont tes blessures, qui nécessitent la construction de remparts, qui auront pour principale conséquence de t’éviter la résolution de celles-ci.
Tu es devenu non seulement imperméable à ce que tu appelles malveillance et attaques, mais à tout ce dont ce cloisonnement égotique te prive : à la beauté de ta souffrance, et de tes peurs. À ta relation avec elles et à ta capacité de leur sourire, de les accepter et de t’aimer pour les transmuter »
« J’ai été condamné à une peine de trente ans de prison, dont vingt ans de sûreté. Les dix premières années que j’ai passées derrière les barreaux ont été terribles. J’étais un enragé. Dans ce désert, j’ai trouvé l’écriture et la poésie. Elles m’ont servi de boussoles, m’embarquant pour de longs voyages, jetant des passerelles vers l’autre. Lire, écrire et créer en prison, c’est survivre. Je me suis découvert un cerveau à 52 ans. J’ai réussi à sortir de tout cela grâce aux mots, qui m’ont permis d’EXTRAIRE LES BLEUS SOUS MA PEAU. J’ai déclamé un poème que j’avais rédigé lorsque j’étais à l’isolement et cela m’a révélé. En 2016, j’ai reçu un premier prix de poésie à la Sorbonne. Quand j’ai vu mon nom à côté de ceux de grands auteurs, les Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, je ne l’ai pas cru. Mais j’ai compris que j’avais une sensibilité qui touchait les gens. EN ÉCRIVANT DES POÈMES, JE CRÉAIS DU LIEN EN PRISON » (Khaled Miloudi). Vient de sortir son livre Les couleurs de l’ombre.
Rire tris-mal : qui est très aigu, qui a la caractéristique d’un grincement de dent, d’un trisme (mot construit par Arthur Rimbaud dans son poème Comédie en trois baisers).
Je baisai ses fines chevilles. Elle eut un long rire tris-mal Qui s’égrenait en claires trilles, Une risure de cristal… (Arthur Rimbaud, 1895).
Photo (prise en 2003) du Prince Philip protégeant sa Majesté, dans l’uniforme des Gardes de la Reine ! Et la Reine de pouffer de rire, en passant devant son époux…
God save the Queen in His Kingdom !
en ce 19/9/22, jour des funérailles de la Reine Elizabeth
« Cultiver un potager, ce n’est pas seulement produire ses légumes. C’est apprendre à s’émerveiller du mystère de la vie » (Pierre Rabhi).
« Deux biens sont pour nous aussi précieux que l’eau ou la lumière pour les arbres : la solitude et les échanges » (Christian Bobin).
« Il nous faudra sans doute, pour changer jusqu’aux tréfonds de nos consciences, laisser nos arrogances et apprendre avec simplicité les gestes qui nous relient aux évidences » (Pierre Rabhi).
Tu penses que j’attends de mourir… Mais j’attends d’être trouvée. Je suis un trésor Je suis une carte Et ces rides sont Les empreintes de mon voyage… Samantha Reynolds
« Nous avons tous cette mémoire au fond de nous quand, au-delà de nos échecs, monte du fond de la nuit comme un chant à peine audible, l’assurance qu’au-delà des désastres de nos biographies, qu’au-delà même de la joie, de la peine, de la naissance et de la mort, il existe un espace que rien ne menace, que rien jamais n’a menacé et qui n’encourt aucun risque de destruction, un espace intact, celui de l’amour qui a fondé notre être » (Christiane Singer).
« On résiste à l’invasion des armées. On ne résiste pas à l’invasion des idées » (Victor Hugo, L’Histoire d’un Crime).
« À mesure que nous avançons dans l’avenir, le paradoxe deviendra plus clair, clair et obscur, obscurément clair. Plus nous savons, moins nous savons » (William Boyd, L’Attente de l’aube).
Je peux réfléchir la lumière d’autrui, comme la lune réfléchit le soleil.
Une seule lumière est capable d’irradier sans réfléchir : elle provient de cette étincelle qui me donne vie à chaque instant. Elle jaillit gratuitement du cœur de mon cœur. Elle seule rayonne à partir de mon intérieur propre, unique, inaltérable ! Gratitude…