Un chemin d’éveil

« Mon parcours sur le chemin de l’éveil a commencé avec les blessures de mon enfance. J’ai mis beaucoup de temps à comprendre que j’étais dissociée de moi. Mes études de psychologie ne m’avaient pas apporté de réponses. Ma première expérience directe a bouleversé ma vie. […] J’ai appris la technique de Charles Berner avec Lawrence Noyes et la clarification du mental. Puis, je me suis tournée vers le modèle IFS (Internal Family System), travail systémique avec « les parties de Soi ». C’est avec ces empreintes que j’anime des séminaires intensifs vers l’éveil depuis 1984.

L’éveil n’est pas une fin en soi : on revient de la montagne avec son sac à dos ! Mais on voit les choses différemment… Au-delà de ses blessures, de ses compensations et mécanismes de survie, de ses constructions, l’expérience de ce que je suis vraiment permet de danser la Vie avec tout Soi, y compris ces cicatrices » (Nanna Michael, https://nanna-michael-qui-suis-je.com/).

Bon anniversaire, Nanna ! Gratitude infinie pour ce que tu m’as transmis et continue de me transmettre, légère de tes 82 printemps…

L’automne déséquilibre . . . * * * . . .*** … les feuilles en chute libre

« L’eau tonne, ainsi va la vie, avec son grain de folie.
Les bras m’en tombent, le temps perd ses feuilles, l’air est gris.

Moi, j’avance, emporté par l’espoir, sur le chemin des envies.
L’amour enraciné dans l’âme, j’attends de goûter ses fruits.

Toujours le vent en poupe sur le cœur coloré et fleuri,
je regarde droit devant, fier comme un tronc sur un sol jauni.

L’ombre finira par accoucher d’un éclair dans son doux nid.
Et je grandirai à nouveau sous un soleil riant sur la prairie.

J’entends déjà la musique envoûtante de la nature sur son lit.
Je renais de mes méandres, le bonheur nu s’envole vers l’infini »
(lu sur la page FB de Petit Nuage, L’eau tonne).

Voyager dans son propre être

« À chaque instant, la porte peut s’ouvrir sur ton destin et, par les yeux de n’importe quel mendiant, il peut se faire que le ciel te regarde » (Christiane Singer).

« Le chemin ne mène pas vers une destination,
il relie plus profondément à la Présence » (Jeff Foster).

« Être heureux n’est pas un destin, c’est une aventure pour ceux qui savent voyager dans leur propre être » (Pape François).

Présence-nuée au-dessus quand rassemblés Présence-arc-en-ciel quand éloignés

Je goûte la paix et je savoure la confiance vécues lors de notre rencontre. Elles sont cadeaux, présents d’une Présence que j’ai reçue en ta présence ce jour-là et Présence que je sens encore maintenant. Elle se tient entre nous, comme une douce et simple nuée quand nous étions physiquement côte-à-côte, comme un arc-en-ciel rayonnant et paisible depuis que nous nous sommes quittés… Et je reste ainsi en lien avec toi, d’une manière merveilleuse et mystérieuse, sans savoir d’où me viennent ces débordements de joie et où ils me mènent…

Le bonheur, un ange aux ailes fragiles, colosse aux pieds d’argile

« J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant » (Louis Jouvet, repris dans Wanda Kérien, Louis Jouvet, notre patron, 1963, p. 201).

« Le bonheur, en partant, m’a dit qu’il reviendrait » (Jacques Prévert).

Chaque phrase de ce poème au pré vert est une merveille à mon cœur.
Merci, Ô Prévert, Jacques yes, j’acquiesce,
je vibre et je chante intérieurement…

Le bonheur, en partant, m’a dit qu’il reviendrait,
que, quand la colère hisserait le drapeau blanc, il comprendrait.
Le temps du pardon et du calme revenu, il saurait
retrouver le chemin de la sérénité, de l’arc-en-ciel et de l’après…
Le bonheur, en partant, m’a promis de ne jamais m’abandonner,
de ne pas oublier les doux moments partagés,
et d’y écrire une suite en plusieurs volumes reliés,
tous dédiés à la gloire du moment présent à respirer…

Le bonheur, en partant, m’a fait de grands signes de la main,
comme des caresses pleines de promesses sur mes lendemains.
Il m’a adressé ses meilleurs vœux sur mon destin qui s’en vient,
et je crois en lui bien plus qu’en tous les devins…
Le bonheur est un ange aux ailes fragiles, un colosse aux pieds d’argile.

Il a besoin d’air, de lumière, de liberté et d’une terre d’asile.
Je veux être son antre dès ses premiers babils,
pour peu qu’il me le permette ; le bonheur n’est jamais un projet futile.

Le bonheur, en partant, avait le cœur aussi serré que le mien.
Son sourire en bandoulière, il est parti vers d’autres chemins

rencontrer ses pairs au détour des larmes et des chagrins,
que versent pour un rien, tous ces pauvres humains…
Le bonheur est parti, missionnaire, rallier d’autres fidèles.
Il veut plaider sa cause et convertir tous les rebelles,
leur montrer à eux aussi, combien la vie est belle,
si on lui laisse assez de place pour l’orner de ses dentelles…

Le bonheur, en partant, m’a fait un clin d’œil.
Je sais qu’il reviendra, je ne porte pas son deuil.
Il ne fuit pas, il s’en va conquérant réparer d’autres écueils,
pour me revenir encore plus grand, se reposer dans mes fauteuils…
Le bonheur, en partant, ne me quitte pas vraiment…

Je sais que même de loin, il éveille mes sentiments.
Il entend mes hésitations et m’oriente résolument et surement.
Le bonheur est une étoile qui me guide par tous les temps…

2 novembre

« L’automne est un deuxième printemps où chaque feuille est une fleur » (Albert Camus).

« Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir » (Henri Matisse).

Les vivants ferment les yeux des morts, les morts ouvrent ceux des vivants. Ce 2 novembre, à partir de la Toussaint, nous recueillons l’héritage de ceux qui nous ont précédés :

https://www.rcf.fr/articles/actualite/les-vivants-ferment-les-yeux-des-morts-les-morts-ouvrent-les-yeux-des-vivants

Le processus naturel de guérison devant une attaque externe

Donald Trump, encore malade du coronavirus début octobre 2020, en a parlé en alignant plusieurs termes de guerre  : « ne vous laissez pas dominer par ce virus, il faut le battre, …le vaincre, …monter au front, etc. ». Ci-dessous le post que j’écrivis alors.

Avant 1999, il m’arrivait très souvent de choper un rhum ou une grippe. Je détestais être malade. Je me débattais pour ne pas l’être et je me battais contre les microbes. Je cravachais mon corps comme un canasson que je cherchais à dompter. Lui semblait retors et si peu fiable, tant la maladie me rattrapait dans mes coups de fatigue ou de stress… Il y eut un avant et un après radical, lorsque j’ai appris à offrir de la douceur, de l’acceptation à l’égard de l’homme affaibli que j’étais quand les microbes semblaient prendre le dessus. Ma santé s’est radicalement améliorée. Quelle expérience vivifiante : la maladie peut sonner à la porte de la maison, commencer à entrer, … puis sortir, sans s’installer. La clé réside dans ma tendresse pour les membres de mon corps endoloris et dans la reconnaissance des ressources de mon corps ; il a ses manières bien à lui de renouer avec la vie, dès qu’il y a déconnexion.

Quel contraste avec ma dynamique martiale du passé, où je me croyais devoir me battre contre un soi-disant ennemi, contre un élément guerrier sorti de l’axe du mal. Mes parts qui luttent ont accepté de s’ouvrir à ma présence et à me laisser faire, c-à-d être dans l’accueil de chaque part en moi en manque d’énergie et repliée sur elle-même.

L’image qui me parle et que je donne souvent dans mes sessions, c’est celle d’un petit chien. Ses sens performants lui ayant permis de repérer une personne tombée au fond d’un puits, il vient tournoyer et aboyer autour de moi, me disant : « viens, suis-moi ». Et moi, je le rabroue vertement : « arrête de faire du bruit ; à la niche… Je te nourris pour que tu me protèges la nuit, pas pour que tu me déranges le jour… Qu’est-ce que t’as à aboyer ainsi, insensé ?! »

Ce chien, c’est mon corps, un bon et loyal serviteur, sans diplôme de médecine, même pas alphabétisé. Pourtant, il connaît instinctivement son job et ne me trompe pas sur le chemin à suivre : accueillir avec confiance et bienveillance les sensations physiques douloureuses, comme de bonnes fées messagères ; elles ne sont pas le problème, elles font partie de la solution permettant de rétablir l’équilibre. Pour un tel processus naturel de guérison, mon corps a besoin de ma présence confiante à ses côtés , de ma conscience bienveillante, humble et docile… Ce qui suppose que j’ai pu apprivoiser mes parts savantes qui analysent et mes parts contrôles qui cherchent à maîtriser, pour qu’elles ne dirigent pas et n’empêchent pas ainsi le processus.

Dramatique fake & wrong exemple du président des USA, bloqué en position mâle Alpha, qui fait croire qu’il faut se montrer le plus fort, se battre contre l’ennemi (qu’on engendre ainsi) et en sortir vainqueur. Quelle énergie gâchée à cacher tous les signes de faiblesse. Il y a tellement mieux et plus crucial à faire d’ici l’heure de la mort : prendre humblement au sérieux les messages que mon corps ne cesse d’envoyer à ma conscience, en vue de réaligner ce qui ne l’est pas, de rouvrir par la chaleureuse bonté ce qui, en moi, s’est coupé du flux inépuisable et surabondant de la vie…

Voir aussi
https://etiennechome.site/je-crois-quen-maladie-quand-mal-a-dit/

https://etiennechome.site/le-corps-sait-sans-corset/


https://etiennechome.site/comme-une-visite-au-malade/

Aube sur la mer Adriatique

La mer Adriatique, avec ses bords cannelés et ses mille îles sauvages, parle chaleureusement à mes angles bien droits, au point que, jour après jour, elle les apprivoise et les assouplit. Ce dimanche matin tôt, je me suis baigné dans cette mer qui devient si vite profonde. Je m’y suis abandonné comme un chien amadoué qui se couche sur le dos pour mieux recevoir les caresses… Les quelques nuages semblaient faire hésiter le ciel qui entamait timidement sa liturgie de l’aube… II parvint tout de même à passer, à leurs franges, par toutes ses couleurs qui célèbrent l’UN multiple. Ce fut pour moi l’invitation à synchroniser ma vie et à offrir dans cette célébration toutes les couleurs de ma propre vie, tout ce dont elle est faite en ce moment, en particulier chacune de mes relations proches. Tu y étais, chère personne chère à mon cœur. J’ai inscrit ton nom dans ce mouvement reliant ciel et terre en pleine mer, Trinité naturellement sainte !

Lettre envoyée de Crikvenica, en Croatie, près de Rijeka, ce 23 octobre 2022 (jour-anniversaire de notre fille, 25 ans ; vive toi, ma chérie !), où je coanimais une conférence internationale sur la paix juste. Photo prise de notre maison d’accueil par ma soeur, Juliane Funk (MERCI !), Californienne vivant à Mostar (Bosnie) en agent de paix.