« Laisse la vie t’éjecter de ton piédestal encore et encore, jusqu’à ce que tu perdes tout intérêt à être sur un piédestal » (Jeff Foster).
« Trois choses sont essentielles dans la vie : l’humilité qui vous fait garder les pieds sur terre, le courage qui vous permettra d’affronter n’importe quelle situation, comme aussi le courage de se remettre en question, et la sagesse de savoir se taire quand il le faut » (Jordan Ray).
« Jamais, on ne pourra oublier le lieu d’un bel amour, le décor d’une joie profonde ou le contexte d’une tendresse. C’est à travers de telles histoires que la géographie devient humaine » (Bernard Arcand).
« 2022, je te laisse. Gratitude pour toi. J’ai compris la puissance de la douceur, j’ai accepté le centre et les alentours, je me suis allongée sur le sol, rendue à l’humilité. J’ai fait la route jusqu’à moi, un chemin passionnant… Dans mon ventre, ça s’agite. Les projets poussent, la tête est vers le bas. Que 2023 les enfantent. Je me réjouis déjà. Merci de me lire. Mes mots se régalent d’être dans vos bras » (Isabelle Schmidt). Merci, Isabelle, pour tes mots qui pétillent dans mon coeur chaque jour.
« L’exercice qui te sauve : Te tenir comme un arbre Ancré dans les courants Consentant aux averses Être fleuve sans rives Ou bien homme debout Qui marche dans sa nuit Sans lieu, sans autre sol Que le bel aujourd’hui Conscient que tout naufrage Recèle des trésors Oublieux de ses failles Ne gardant que l’élan La clarté des passages Invitant chaque oiseau À demeurer chez lui »
(Jean Lavoué, Ce rien qui nous éclaire).
Ci-dessous peinture de Tomas Sanchez : ‘le témoin’.
« J’aime beaucoup la Trinité, dans laquelle chaque personne est tournée vers l’Autre. La religion qui m’a été apprise est un mouvement qui sort de soi, penché vers l’autre » (Sœur Emmanuelle, avec laquelle j’ai vécu en 1985 au Caire, aidant les chiffonniers des bidonvilles, éboueurs de la ville, à se doter de maisons en dur. La photo ci-dessous est prise lors d’une de nos sorties au Canal de Suez, permettant à leurs enfants de découvrir la mer pour la première fois de leur vie).
« Quand on laisse mourir le feu de Noël, un bon moyen de le rallumer est d’aller chercher le feu des étoiles » (Pierre Jakez Hélias, Les autres et les miens).
Ci-dessous l’étoile Herrnhuter aux 182 pointes, qu’une amie allemande m’a montrée chez elle, lors de mon récent voyage chez elle, en terre morave. Elle expliqua l’importance de cette étoile dans leur Tradition. Au départ, construite à la main il y a 10 générations par un professeur de mathématiques en classe, à des fins de pédagogie en géométrie, elle est entrée dans tous les foyers de l’Église morave réformée : les enfants aidés de leurs parents fabriquent à la main cette étoile, le premier dimanche de l’Avent…
Et mon amie d’ajouter : « We, Moravians, are closely connected with the Herrnhuter Star and his 182 jags. It is bright enough to bring the light into the hearts of all of us and save us from darkness. 😁 »
Solstice d’hiver = de nouvelles paires => lunettes, changez regard, ouvrez ! Tout peut changer par un simple coup de dé, par un simple regard de côté ! Exemple : « Ainsi, la vie est dure ! » devient « Un six et la vie dure ! » = petit pas de côté du ‘est’ et… ce jusqu’à l’éternité…
« Rien ne finit jamais comme on voit dans les livres, une mort, un bonheur après quoi tout est dit. Le paladin, jamais la belle ne délivre, Et du dernier baiser renaît la tragédie.
Et le monde est pareil à l’antique forêt Cette tapisserie à verdures banales Où dorment la licorne et le chardonneret
Rien n’y palpite plus des vieilles saturnales Ni des rondes de lune où les lutins dansaient Inutile aujourd’hui de lire le journal
Vous n’y trouverez pas les mystères français La fée a du s’enfuir du fond de la fontaine Et la fleur se fana qui chut de son corset
Les velours ont cédé le pas aux tiretaines Le vin de violette est pour d’autres grisant Les rêves de chez nous sont mis en quarantaine
Mais le bel autrefois habite le présent Le chèvrefeuille naît du cœur des sépultures Et l’herbe se souvient au soir des vers luisants
Ma mémoire est un chant sans appogiatures Un manège qui tourne avec ses chevaliers Et le refrain qu’il moud vient du cycle d’Arthur
Les pétales du temps tombent sur les halliers D’où soudain de ses bois écartant les ramures Sort le cerf que César orna de son collier
L’hermine s’y promène où la source murmure Et s’arrête écoutant des reines chuchoter Aux genoux des géants que leurs grands yeux émurent
Chênes verts souvenirs des belles enchantées Brocéliande abri célèbre des bouvreuils C’est toi forêt plus belle qu’est ombre en été
Brocéliande brune et blonde entre nos bras Brocéliande bleue où brille le nom celte Et tracent les sorciers leurs abracadabras
Brocéliande ouvre tes branches et descelle Tes ténèbres voici dans leurs peaux de mouton Ceux qui viennent prier pour que les eaux ruissellent
Chacun d’eux à l’appel de France répondant, chacun d’eux a l’accent qu’il faut au sacrifice. La gloire n’eut jamais autant de prétendants » (Louis Aragon, Brocéliande).