Il est là dans ton souffle

« Personne n’a une vie facile. Le seul fait d’être vivant nous porte immédiatement au plus difficile. Les liens que nous nouons dès la naissance, dès la première brûlure de l’âme au feu du souffle, ces liens sont immédiatement difficiles, inextricables, déchirants.

La vie n’est pas chose raisonnable. On ne peut, sauf à se mentir, la disposer devant soi sur plusieurs années comme une chose calme, un dessin d’architecte.

La vie n’est rien de prévisible ni d’arrangeant. Elle fond sur nous comme le fera plus tard la mort, elle est affaire de désir et le désir nous voue au déchirant et au contradictoire.

Ton génie est de t’accommoder une fois pour toute de tes contradictions, de ne rien gaspiller de tes forces à réduire ce qui ne peut l’être, ton génie est d’avancer dans la déchirure, ton génie c’est de traiter avec l’amour sans intermédiaire, d’égal à égal, et tant pis pour le reste. D’ailleurs quel reste ? » (Christian Bobin, La plus que vive).

« Je prends les ailes de l’aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.
J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! »
mais la nuit devient lumière autour de moi.
Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre,
et la nuit comme le jour est lumière !

C’est toi qui as créé mes reins,
qui m’as tissé dans le sein de ma mère »
(Psaume 138/139, 9-13).

Ma muse m’amuse !

Ma muse, elle sent la vie qui circule en nos corps,
comme dans un réseau électrique.
Elle vibre à la vie qui coule dans nos cœurs,
comme une source qui jaillit d’on ne sait où….
Elle connecte les moindres palpitations de la Vie.
Elle ne donne pas son avis, elle vit !
Simplement, elle est ici, pleinement,
sans se rendre compte de son magnétisme
qui fait tant de bien aux âmes touchées.
Elle est comme un soleil offert,
rayonnant de sa générosité 
débordante et gratuite…
Gratitude !

2023 = 17 x 17 x 7

As-tu noté que
2023 = 17 x 17 x 7
et que le nombre 17
est le septième nombre premier,
ainsi que la somme des quatre
premiers nombres premiers :
2 + 3 + 5 + 7 = 17
et que la somme de l’année
2+0+2+3 l’assomme d’un 7 ?!
De quoi piquer le somme de l’année !?

17 s’écrit en latin XVII,
qui a pour anagramme VIXI
(signifiant « j’ai vécu », « je suis mort »).
Du coup, les Romains,
sans l’air aux mains,
sentaient que XVII
porte malheur.

De son côté, Georges Moustaki chantait :
17 ans, une femme, une enfant
Qui ne sait rien encore et découvre son corps
Que le soleil enivre et que la nuit délivre.

17 ans, un sourire innocent,
Et le regard docile sous un rideau de cils,
Mais une faim de loup et une soif de tout.
17 ans, des seins de satin blanc
Semblent narguer le vent de leur charme insolent.

17 ans, et prendre encore le temps,
Le temps de refuser le monde organisé
Et faire à l’heure présente un aujourd’hui qui chante.
17 ans, et vivre à chaque instant
Ses caprices d’enfant, ses désirs exigeants.

17 ans, j’étais adolescent
Et je le suis encore en découvrant ton corps
Comme un fruit éclaté, comme un cri révolté.
17 ans, déjà, 17 ans, tu n’as
Que 17 ans, mon amour, mon enfant.

2023 = 17 x 17 x 7, le compte est bon ?

Le pouvoir de choisir où je mets mon attention

J’ai la liberté de choisir
où je mets mon attention et mon énergie.
J’ai le pouvoir de laisser aller
les choses qui me bloquent…
Plutôt que d’y réagir,
je peux regarder ce qui me fait vivre.
J’apprends lentement à me centrer
sur ce qui se passe en moi
plutôt qu’autour de moi,
là où ça vibre et palpite de la Vie
même de l’Amour Infini.
Et je m’en porte d’autant mieux…
Quel cadeau extraordinaire
que ce pouvoir de choisir
où je mets mon attention.

Remarque les marques du visage

« Le visage est ce trésor unique que chacun offre au monde. C’est bien en terme d’offrande ou d’ouverture qu’il convient de parler du visage. Car le mystère et la beauté d’un visage, en fin de compte, ne peuvent être appréhendés et révélés que par d’autres regards, ou par une lumière autre » (François Cheng, Cinq méditations sur la beauté).

« À partir de la naissance, chaque visage est façonné par toute une vie de désirs refoulés, de tourments cachés, de mensonges entretenus, de cris contenus, de sanglots ravalés, de chagrins niés, d’orgueil blessé, de serments reniés, de vengeances caressées, de colères rentrées, de hontes bues, de fous rires réprimés, de monologues interrompus, de confidences trahies, de plaisirs trop vite survenus, d’extases trop vite évanouies. Chaque ride en porte la marque aussi sûrement que les anneaux d’un arbre. C’est tout cela que le visage révèle de la personne, à son insu, malgré l’effort surhumain qu’elle déploie quotidiennement pour le cacher » (François Cheng, Le Dit de Tian-yi).

Prisons intérieures et espaces full grandeurs

« Les saints du paradis peuvent-ils voir autre chose que de la beauté, de la pureté ? Mais des saints au milieu de la boue, voilà le miracle éternel ! Voilà qui donne à la vie sa valeur. Voir la grandeur morale se dégager de la fange, entrevoir la beauté à travers un rideau de boue, puis peu à peu – surgissant de l’abîme d’inconscience et de vice –, la voir monter, grandir en force, en vérité, en splendeur » (Jack London, Martin Eden, 1909). 

« Il travaillait comme en rêve, étrangement détaché de tout ce qui l’entourait, pareil à un fantôme qu’un enchantement retient sur les lieux d’une existence antérieure. Un fantôme n’est que l’âme d’un mort qui ne sait pas encore qu’il est mort, lui avait-on dit un jour, et il se demandait s’il n’était pas mort, par hasard, sans s’en douter » (idem).

Notre vandameuse nationale

De retour d’un bon temps dans la neige abondante de Laponie, je ne puis m’empêcher de mixer mes références dans l’image ci-dessous.

Merci à toi, cher génial con.patriote, notre gloire nationale qui a percé le canal des USA… Cher Jean-Claude Van Damme, merci pour tes services rendus dignes de Moïse, séparant les eaux de notre magnifique fleuve, La Meuse. En ce début 2023, osons sortir des chemins battus et ouvrons des chemins neufs au milieu de nos travées entravées…