« Toute âme est libre. Non pas toujours du choix des événements qui arrivent, mais toujours de la manière dont elle va y réagir. Si tu comprends que toute expérience peut te faire grandir, alors tu sauras donner du sens à tout ce qui t’arrive et tu progresseras de plus en plus en joie, en sérénité, en connaissance de toi-même et du monde, et surtout en amour, qui est l’énergie la plus forte et la plus élevée de tout ce qui est » (Frédéric Lenoir, La consolation de l’ange).
« À ta naissance, tu as pleuré et ta famille s’est réjouie. Vis de manière qu’au moment de ta mort, ta famille soit dans les pleurs et toi dans la joie » (sagesse arabe).
« Mon cœur s’est dérouté dans un flot d’impatience. Ce n’est qu’un orphelin perdu de toute attente. Il recherche toujours ce qu’est la délivrance Mais il garde l’espoir qu’un ange se présente.
Quel est donc ce démon, cet étrange lutin Qui ose réveiller et tourmenter mon âme ? C’est la déclaration par cette puissante flamme Qui caresse mon corps aux portes du matin.
Ressentir cet amour, l’émoi qui m’émoustille, Fredonnant un air sain dans le courant amer D’un regard passionné lorsque son sens pétille.
C’est au creux de ces vagues, des vents et de la mer Que j’apporte des fleurs en bouquet, en couronne, Afin d’y achever cette vie monotone » (Sylvie Souaidet, Ange ou Démon).
Victoria’s Secret, lingerie de luxe aux top modèles angéliques, affublées d’ailes : une machine de guerre pour vendre. C’est le numéro un de la lingerie aux États-Unis ! En lançant ses soutien-gorge Body, l’enseigne a pris sa guitare pour chanter son slogan « The perfect Body« , avant de corriger, vu les réactions : « The Body for every body« .
Commentaire de la photo jointe : « le patrimoine architectural d’un pays est le miroir de sa société ! »
Pauvres papillons allant dans la nuit griller leurs ailes sur la première lampe venue / veut-nue :
« Ange ou Démon, de par sa beauté, elle m’ensorcelle. Nul besoin de prières pour capter son attention. Alors que je m’approche, la Divine déplie ses ailes. Ces yeux de braises provoquent en moi d’érotiques frissons. Rien de plus sensuel me sortant de ma torpeur. Hallucinante créature qui, en tout point, me fascine. Aveugle obéissant, je me laisse aller sans heurts. Nonobstant, j’ai peur ; mon âme d’amour se calcine, Idolâtrant ma courtisane comme son pire esclave, Soumis à ma diablesse, entravé par des fers, Cerné par le Styx, un fleuve de haine fait de lave, Qui sépare le monde terrestre des enfers » (un Parisien qui s’est autoproclamé Perceval).
J’agis avec amour pour que Dieu prenne soin de nous ? J’agis avec amour parce que Dieu prend soin de nous ? Tout est dit dans la différence : « pour que » = faire des sacrifices et se sacrifier pour obtenir des grâces… ; « parce que » = faire l’expérience de son Amour-source gratuit et y répondre généreusement.
À la messe, la cloche sonne à la consécration, pour que le croyant soit attentif et réceptif de tout son être à la Présence d’amour.
Au temple hindou ou à la pagode bouddhiste, le croyant sonne la cloche en s’approchant d’une divinité pour que celle-ci prête attention à son sacrifice.
« parce que » et non « pour que » = la bonne nouvelle de la Bible se résume en deux lettres : « ar » et non « ou »
Ce projet m’a fait monter très haut dans l’enthousiasme, tout excité que j’étais d’imaginer tous les possibles, de créer à partir de ces nouvelles perspectives. Les défis m’enchantaient, les inconvénients m’échappaient, les petits cailloux dans ma chaussure à peine perceptibles…
Et puis, progressivement, le poids de nos inerties s’est refait sentir. La réalité des contraintes s’est rappelée à moi. C’est le temps où je démêle avec lucidité ce qui relève de l’appel… et du fantasme… Il y eut un soir, pétant toutes les limites. Il y eut un matin, incarné dans la matière.
Bienvenue à l’un qui a crevé tous les plafonds ! Bienvenue à l’autre qui nous a fait prendre la poutre en face. Les deux contribuent à l’humble accueil du monde tel qu’il devient par nos enthousiasmes et tel qu’il est encore par les résistances qui nous immobilisent encore…
Un stratège dans une négociation, sait parler à partir de la vérité à laquelle est sensible son interlocuteur, tout en ayant bien à l’esprit son propre objectif.
Exemple : Jacob, un juif russe, a finalement été autorisé à émigrer en Israël. À l’aéroport de Moscou, un inspecteur des douanes a trouvé une statue de Lénine dans ses bagages et a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » « Mauvaise question, camarade », répondit Jacob. « La bonne question est « qui est-ce ? » : c’est le camarade Lénine. Il a jeté les bases du socialisme et a créé la prospérité future du peuple russe. Je l’emporte avec moi en souvenir de notre grand héros. » Le douanier russe l’a laissé aller.
À l’aéroport de Tel-Aviv, un douanier israélien a demandé à Jacob : « Qu’est-ce que c’est ? » « Mauvaise question, Monsieur. La bonne question est « qui est-ce ? » ? C’est Lénine, le bâtard qui m’a poussé, moi, un Juif, à quitter la Russie dans la honte. Je prends cette statue comme un rappel pour le maudire tous les jours. » Le responsable israélien l’a laissé entrer.
Dans sa nouvelle maison à Tel-Aviv, Jacob a placé la statue sur une table. Le lendemain soir, il a invité des amis et des parents à dîner pour fêter sa nouvelle installation. Repérant la statue, l’un de ses cousins a demandé : « Qui est-ce ? » « Mauvaise question … La bonne question est « qu’est-ce que c’est ? » « Il s’agit de cinq kilogrammes d’or massif que j’ai réussi à ramener de Russie sans avoir à payer de droits de douane ni de taxes. »
Pour approfondir l’interaction emmêlée du manipulateur et du manipulé, voir mon livre La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses Universitaires de Louvain P.U.L., p. 135 (plus largement, p. 131 à 146).
« Quelle que soit la saison, Quel que soit l’oiseau, Quel que soit le chant, N’enseigne que la cime, Ne ferme aucun passage, Ne t’interdis aucune voie, Approuve le printemps ! Des routes imprévues Croiseront sûrement Tes chemins de traverse. Allège tes certitudes, Adoucis l’enfant de tes rêves, Soulève tes croyances, Mets du jeu dans ta foi ! Aussi fermée soit ta blessure, Aussi sombre l’horizon, Roule la pierre du soleil, Monte sur les épaules du vent ! Seuls les sentiers où tu t’égares Te donneront des ailes » (Jean Lavoué, www.enfancedesarbres.com, 2015).
« Mon regard étonné, contemple la lumière Qui, dans un rayon d’or, semble venir des cieux. Et durant qu’ici-bas tout est silencieux, J’entends un chœur lointain doux comme une prière. J’ai du philtre divin vidé la coupe entière. Tout se métamorphose et s’anime à mes yeux ; L’étrange en mon esprit s’unit au merveilleux. Je crois voir tressaillir des nudités de pierre Plus idéale encor’ que l’antique beauté Que donnait Phidias à la divinité, Dans une vision pure et blanche comme Ève. Je vois dans sa splendeur et dans sa majesté, Sous de longs voiles noirs que le zéphir soulève : La houri du Haschisch souriant dans mon rêve » (Antoine Monnier, Le Rêve, il y a un bon siècle de cela).
Les clichés généralistes : l’homme fort dans la tête et dans le sexe, la femme fort dans le cœur et l’empathie ?
Quand chaque personne peut trouver sécurité, stabilité, accueil et bienveillance, elle peut se déployer dans toutes ses dimensions : avoir pleinement accès à son cœur, oser ressentir les douleurs les plus profondes et oser ainsi ouvrir son cœur à soi et aux autres ET pleinement se tenir debout, assumer la responsabilité de ses choix en conscience et avec lucidité ET laisser jaillir ses énergies les plus créatives et spitantes, à partir de ses entrailles les plus intimes.
« Spitant » = (français de Belgique) plein d’énergie, vif, éveillé, enjoué, déluré, dégourdi, rebondissant à souhait…, vivant quoi !
« Je regarde filer ces araignées d’eau sur la soie d’un étang, fragiles, avançant par saccades comme sous l’accès d’une pensée sans cesse interrompue, sans cesse reprise, inventant la légèreté d’une voie entre les deux éternités massives de l’air et de l’eau » (Christian Bobin, Le huitième jour de la semaine).