hiboux ! / ils bouillent ?

Sous les ifs noirs qui les abritent,
les hiboux se tiennent rangés.
Ainsi que des dieux étrangers,
dardant leur œil rouge, ils méditent.

Sans remuer, ils se tiendront
jusqu’à l’heure mélancolique
où, poussant le soleil oblique,
les ténèbres s’établiront.

Leur attitude au sage enseigne,
qu’il faut en ce monde qu’il craigne
le tumulte et le mouvement.
L’homme ivre d’une ombre qui passe
porte toujours le châtiment
d’avoir voulu changer de place !

Charles Baudelaire, Les hiboux, dans Les Fleurs du mal.

l’essence sous les sens dévoilés d’un mot

100 morues
sans mœurs

Cent pirates
sans patrie

sportif => profits
tentation => attention
magie => image
étreinte => éternité

LA COURBURE DE L’ESPACE-TEMPS
=> SUPERBE SPECTACLE DE L’AMOUR

Révéler le sens caché des noms,
faire surgir ce qui se tapit
sous le secret d’un mot,
déchiffrer son énigme
par simple regard neuf…

Cf. Jacques Perry-Salkow & Étienne Klein, 
Anagrammes renversantes ou le sens caché du monde
& Anagrammes pour sourire et rêver.

Cf. mon post d’hier :
https://etiennechome.site/contrepeteries/

contrepèteries

La contrepèterie est l’art de décaler les sons
La contrepèterie est l’art de dessaler les cons 

Des voyelles en otages
Des voyages en hôtel

La mouche du coche
La couche du moche

Il est si vieux
Il est vicieux

Attention ! le pont va casser
Ah tension ! le con va passer

J’ai glissé dans la piscine
J’ai pissé dans la glycine

Quel champ de coton
Quel temps de cochon

Hé ! un coca cola aux glaçons 
un caca collé au caleçon

Quel beau métier : professeur !
Quel beau fessier prometteur !

J’aime vachement ton frangin
J’aime franchement ton vagin

Une belle thèse 
Une telle baise

pipe représentée n’est pas fumée

Vive le surréalisme doué pour
créer des jeux de sens,
perturber les perceptions,
ouvrir des espaces hors sentiers battus,
subvertir des sens communs trop communs,
introduire des éléments irrationnels,
absurdes, fantastiques, à même
d’ouvrir de nouvelles perspectives… 
De quoi déstabiliser nos certitudes,
les écorner, les interroger,
déployer des illusions non pour tromper
mais pour accéder aux inconscients et
réalités plus profondes que la surface.

« Ceci n’est pas une pipe » est l’un des tableaux les plus célèbres du Belge René Magritte : « La Trahison des images » peint en 1929.

Entends l’appel et tends la pelle

Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général Charles de Gaulle lance « l’Appel du 18 juin » sur les ondes de la BBC demandant aux Français de refuser la défaite face à l’Allemagne nazie et de poursuivre le combat : « La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! ».

Savez-vous que le discours original du 18 juin 1940 a été entendu par très peu de personnes et que son enregistrement a été perdu ? Du coup, de Gaulle l’a refait le 22 juin. Ce second message est plus structuré, plus long et il a été diffusé à plusieurs reprises. C’est ce discours du 22 juin qui est connu comme « l’Appel du 18 juin ». L’Histoire nous roule la pelle, non ?

cent juins sans joints

‘Juin’ vient du latin ‘junius’, en lien avec la déesse romaine Junon, experte en mariage et en fertilité. Juin : le mois de l’éveil qui fleure bon les prémices des vacances et le temps des cerises. Joins-toi à moi pour plonger dans la sonorité suave de ce mot de quatre lettres : JUIN, de toi à moi, a le goût des cerises mûres, les fumets de l’herbe coupée, l’ambiance festive des terrasses ensoleillées.