« L’art de vivre ensemble, ce n’est pas l’art de supprimer les conflits, mais c’est l’art de supprimer la violence dans nos conflits » (Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 35).
Sous les ifs noirs qui les abritent, les hiboux se tiennent rangés. Ainsi que des dieux étrangers, dardant leur œil rouge, ils méditent.
Sans remuer, ils se tiendront jusqu’à l’heure mélancolique où, poussant le soleil oblique, les ténèbres s’établiront.
Leur attitude au sage enseigne, qu’il faut en ce monde qu’il craigne le tumulte et le mouvement. L’homme ivre d’une ombre qui passe porte toujours le châtiment d’avoir voulu changer de place !
Charles Baudelaire, Les hiboux, dans Les Fleurs du mal.
Vive le surréalisme doué pour créer des jeux de sens, perturber les perceptions, ouvrir des espaces hors sentiers battus, subvertir des sens communs trop communs, introduire des éléments irrationnels, absurdes, fantastiques, à même d’ouvrir de nouvelles perspectives… De quoi déstabiliser nos certitudes, les écorner, les interroger, déployer des illusions non pour tromper mais pour accéder aux inconscients et réalités plus profondes que la surface.
« Ceci n’est pas une pipe » est l’un des tableaux les plus célèbres du Belge René Magritte : « La Trahison des images » peint en 1929.
Le 18 juin 1940, depuis Londres, le général Charles de Gaulle lance « l’Appel du 18 juin » sur les ondes de la BBC demandant aux Français de refuser la défaite face à l’Allemagne nazie et de poursuivre le combat : « La France a perdu une bataille ! Mais la France n’a pas perdu la guerre ! ».
Savez-vous que le discours original du 18 juin 1940 a été entendu par très peu de personnes et que son enregistrement a été perdu ? Du coup, de Gaulle l’a refait le 22 juin. Ce second message est plus structuré, plus long et il a été diffusé à plusieurs reprises. C’est ce discours du 22 juin qui est connu comme « l’Appel du 18 juin ». L’Histoire nous roule la pelle, non ?
‘Juin’ vient du latin ‘junius’, en lien avec la déesse romaine Junon, experte en mariage et en fertilité. Juin : le mois de l’éveil qui fleure bon les prémices des vacances et le temps des cerises. Joins-toi à moi pour plonger dans la sonorité suave de ce mot de quatre lettres : JUIN, de toi à moi, a le goût des cerises mûres, les fumets de l’herbe coupée, l’ambiance festive des terrasses ensoleillées.