Check, Thomas, mon frère…

Saint Thomas est présenté comme la figure de l’homme qui doute, l’incrédule.

Et si nous mettions en évidence qu’il est un homme authentique ? Il est en chemin, il ose dire son besoin de saisir concrètement.

Son nom est Didyme (= le jumeau) : magnifique, son besoin de sortir du copié-collé conforme ! Il n’est pas un mouton de Panurge, il prend soin de s’approprier personnellement, jusqu’à cette déclaration parmi les plus belles de la Bible : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Heureuse incrédulité qui nous valut une telle rencontre personnelle entre le Ressuscité et ce disciple-là en particulier, aboutissant à sa profession de foi, mûre et responsable !

Et si Saint Thomas était présenté comme la figure pour aujourd’hui de l’homme qui n’a pas été baptisé bébé et qui demande le baptême après un beau chemin plein de sens, en vérité ?

Image : Rembrandt, L’Incrédulité de saint Thomas, 1634. J’ai vraiment hésité à laisser mon Ouistiti intérieur polluer cette toile de Rembrandt  avec ses jeux de mot (check = vérifie ET communie en mode jeune, fist bump/poing contre poing / cool attitude !). Pardon pour cette reprise branchée jeunes d’aujourd’hui…

qui est fort ?

« Le commandant militaire voyant Jésus mort sur la croix a dit : « vraiment, il était le fils de Dieu ». Ce qu’il a vu, c’est une personne qui se donne, qui aime et dont la souffrance n’était pas le fruit de la peur ou du sadisme mais celle d’un homme qui transforme la douleur en sacrifice et en grand amour. C’est de cela dont nous avons besoin aujourd’hui. Souvent, l’homme se croit fort lorsqu’il ordonne de tuer. En vérité, le plus fort est celui avec qui il vaut vraiment la peine de vivre, c’est celui qui sait donner sa vie et offrir la vie éternelle » (Fr. Amjad Sabbara, ofm, curé de la paroisse latine de Nazareth).

parabole du bocal le beau cale

100 fourmis noires mises dans un bocal avec 100 fourmis rouges : situation très tendue, chaque groupe est sur ses gardes…

Le défi est d’ouvrir le bocal et de redonner à chaque groupe ses espace-temps vitaux, indispensables pour une cohabitation.

L’erreur dramatique est de les stresser, de secouer le bocal : les deux groupes se mettent à s’entre-tuer,
chacun pensant être attaqué par l’autre.

Celui qui réduit l’espace et secoue,
porte une écrasante responsabilité
dans le massacre qui s’en suit.

Voilà 25 ans que les guerres préemptives de l’empereur américain enfoncent les Proche- et Moyen-Orient dans des haines ennemies dont il est toujours plus difficile de sortir. Idem pour l’empereur russe dans son ancien Bloc soviétique. Quel fléau que la gloire et l’honneur des peuples à conquérir et à maintenir leurs empires.

Simplifier comporte le risque de caricaturer mais aussi l’intention de clarifier…

bombe atomique destructrice

« En ce mois de mars, au calendrier des intentions de prière du pape Léon XIV, était inscrit : « Prions en mars 2026 pour que les nations s’engagent résolument sur le chemin d’un désarmement effectif, en particulier nucléaire, et pour que les dirigeants du monde choisissent le dialogue et la diplomatie, plutôt que la violence. »

[…] Ainsi que l’a affirmé avec force le pape François : ni l’usage ni la possession de l’arme atomique ne sont légitimes et le désarmement unilatéral est la seule attitude juste. Aucun usage du nucléaire militaire ne saurait correspondre aux critères traditionnels de la ‘guerre juste’ : son effet ne saurait respecter aucune proportion ni conduire à aucune paix. La bombe atomique est destructrice, c’est la forme ultime du nihilisme. […] Alors qu’il y a déjà sur le globe suffisamment d’ogives pour anéantir l’humanité (et même plusieurs centaines de fois !) et que la France annonce augmenter encore son arsenal, nous invitons tous nos frères et soeurs dans la foi à s’associer à la prière du pape pour un désarmement nucléaire « effectif ». Nous supplions tous les aumôniers militaires chrétiens, et tout spécifiquement l’évêque catholique aux armées, d’exprimer publiquement et prophétiquement auprès des autorités publiques et militaires leur opposition absolue à l’usage et à la possession d’armes nucléaires et à rappeler la nécessité urgente d’un désarmement unilatéral. Nous implorons tout soldat chrétien à exprimer publiquement ce refus catégorique et à agir en conséquence en « obéissant à Dieu plutôt qu’aux humains » (Ac 5,29) » (Collectif de plus de 600 chrétiens de diverses confessions, declaration publiée dans La Croix, lundi 30 mars 2026 ; liste complète des signataires sur la-croix.com).

Le nouveau Vietnam américain ?

Claude Malhuret, au Sénat français, séance du 25 mars 2026,
morceaux choisis :
« En février 2022, un fou dangereux, ivre de grandeur, a allumé en Ukraine une mèche qui a fait exploser un baril de poudre et bouleversé l’ordre mondial. La guerre devait durer une semaine, elle entre dans sa cinquième année.

En février 2026 un autre fou dangereux a allumé au Proche-Orient une autre mèche qui remet de nouveau en cause l’équilibre international. La guerre devait elle aussi durer une semaine. Un mois plus tard, le monde entier se pose la question : que va-t-il se passer ? La réponse est simple, courte et précise : Dieu seul le sait. 

Il y a un an, ici même, je comparais la présidence de Trump à la cour de Néron. Je me trompais, c’est la cour des Miracles : un antivax, ancien héroïnomane, est ministre de la santé ; un climatosceptique, ministre de l’écologie ; un animateur télé alcoolique, ministre des armées ; une ancienne agente du Qatar, ministre de la justice ; une groupie de Poutine, ministre de la sécurité nationale.

Un proverbe turc dit : « Quand un clown s’installe dans un palais,
il ne devient pas roi. C’est le palais qui devient un cirque
. »

 […] Après avoir rassemblé la plus puissante armée du monde, échoué à gagner une guerre contre une puissance moyenne, fait exploser le prix du pétrole et du gaz et tenu des discours sans queue ni tête, le golfeur de Mar-a-Lago avoue sans honte être stupéfait par la riposte iranienne, pourtant parfaitement prévisible, et appelle à l’aide ses alliés qu’il insultait hier. Ceux-ci lui répondent : « Vous n’avez consulté personne, vous n’avez pas de plan et nous n’avons aucune raison de vous suivre à l’aveugle dans le brouillard. »

Trump, le seul éléphant au monde qui se promène avec son propre magasin de porcelaine, n’a plus le choix qu’entre deux solutions, aussi mauvaises l’une que l’autre : se retirer piteusement en prétextant, sans convaincre personne, avoir atteint ses objectifs, ou déclencher l’escalade avec les résultats connus d’avance depuis le Vietnam, l’Irak ou l’Afghanistan, à savoir l’enlisement et, à la fin, le départ honteux, laissant alors à l’époque le champ libre aux communistes, à Daech ou aux talibans.

 […] L’Europe a devant elle trois défis majeurs : garantir sa propre sécurité, produire un système de décision efficace, et s’inscrire dans la grande révolution technologique, cognitive et financière du XXIe siècle. Sinon l’alternative sera simple : la vassalisation par nos alliés ou la soumission à nos ennemis.

 […] Comme le disait John Adams, le deuxième président des États-Unis, «  il y a deux façons […] d’asservir une nation : l’une est par les armes, l’autre par la dette ». »

l’orgueil tue

« L’orgueil précède la ruine,
l’arrogance précède la chute »
(Bible, Proverbes 16,18).

« L’homme n’a de lui-même que son péché ;
tout le reste est don de Dieu »
(François d’Assise).

« L’humilité est la vérité :
reconnaître que tout bien
en nous vient de Dieu »
(Thérèse d’Avila).

« Quand l’homme se croit fort, il tombe. 
Quand il se sait faible, Dieu le soutient »
(Jean Chrysostome).

à Miami ami-ami

« La rencontre est le but et le sens d’une vie humaine.
Elle permet qu’on ne la traverse pas en somnambule.
Quand mes yeux se fermeront, ils le feront sur une immense bibliothèque constituée par des visages qui m’auront ému, troublé, éclairé.
Un visage est éclairant quand un être est bienveillant et qu’il est tourné vers autre chose que lui-même.
Le soin qu’il prend de l’autre, l’illumine, le rend vivant.
Il capte une lumière et la renvoie.
C’est quelque chose de rare.
La richesse de cette vie est faite surtout de visages et de quelques paroles » (Christian Bobin, L’homme-joie).

Du pétrodollar au pétroyuan

« Gagner sans combattre est le sommet de l’art de la guerre » (Sun Tzu). Ci-dessous un exemple ?

Voici un exposé de Géopolitique mondiale (https://geopolitiquemondiale.com/) que je contracte (divisé par deux).

Du pétrodollar au pétroyuan : le basculement silencieux d’Ormuz.

Au détroit d’Ormuz, les bateaux amis (chinois, indiens, pakistanais…) et neutres sont autorisés par les Gardiens de la Révolution à passer. La liste des invités redessine la carte des puissances mondiales.

Chaque navire qui passe en payant en yuans fragilise l’architecture du pétrodollar. Chaque jour où ce système fonctionne prouve que le commerce mondial de l’énergie peut s’effectuer en yuans, via un point de passage stratégique non occidental — même en temps de guerre.

Cette démonstration ne disparaîtra pas avec la fin du blocus. Ce système de paiement en yuans, né sous contrainte, peut devenir un modèle en temps de paix.

Pékin n’a tiré aucun coup de feu, n’a déployé aucun soldat, n’a exposé aucun actif. La guerre menée et financée par les États-Unis contribue, paradoxalement, à construire l’infrastructure financière dont la Chine pourrait hériter une fois les combats terminés.

Le détroit sépare désormais les nations en deux catégories : celles qui paient en yuans, et celles dont les bateaux attendent devant le détroit d’Ormuz. Et l’écart entre les deux se mesure dans une monnaie que ni Washington ni Jérusalem ne contrôlent. Le détroit devient un lieu d’audition pour le prochain ordre monétaire.

une bonne information

Si l’argent est le nerf de la guerre,
la qualité des informations
est l’oxygène de la fournaise,
la principale munition invisible
des guerres d’aujourd’hui.

L’argent arme les armées,
l’information arme
les consciences,
celles des démons,
celles des anges aussi.

Si les batailles d’hier se gagnaient sur les champs, celles d’aujourd’hui se gagnent de plus en plus sur les flux.

« Soyons conscients et présents humblement et agissant même modestement ! » (le colibri et sa goutte pertinente dans l’incendie).

« Fiat lux et facta est lux » 
(Dieu s’exclamant pendant
la Genèse de ce monde) :
que la lumière soit ! et la lumière fut…