Discorde n’est pas désamour

« L’amour véritable n’est pas en-deçà de la discorde
Il en est au-delà, par l’accueil courageux du conflit,
sans tomber dans les pièges de la violence ! »
(Cf. Chomé Étienne, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain P.U.L., 2009, p. 35 ; disponible en français et en anglais auprès de l’auteur).

Tous ensemble

Je reviens du Québec avec ce chant :
https://www.youtube.com/watch?v=OrJPHsrp12U

Tous ensemble,
Il me semble…
On pourrait changer le monde,
De jour en jour,
De coeur en coeur,
Par des gestes d’amour.
Tous ensemble,
Il me semble,
On pourrait changer le monde
En changeant tout d’abord son coeur.

Mais pour cela,
Ne faut-il pas, tant de fois,
Apprendre encore à être vrai?
Apprendre à se connaître,
Être avant de paraître,
S’aimer soi-même comme on est.
Garder les pieds sur terre
Et fuir l’imaginaire
Des top-modèles bien trop parfaits.

Mais pour cela,
Ne faut-il pas tant de fois,
Apprendre encore à fair’ tomber
Les murs d’indifférence,
Les murs d’intolérance,
Qui nous retiennent prisonniers ?
Plus loin que la méfiance
Croire en nos différences
Et nous pourrons mieux nous aimer.
Mais pour cela,
Ne faut-il pas tant de fois,
Apprendre encore à partager
Le temps et la tendresse,
Le talent, la richesse?
Ne rien donner, ça n’donne rien.
Le coeur est un espace
Où il y a tant de place,
Où Dieu lui-même se sent bien

(Robert Lebel , ‘Tous ensemble’
dans son album ‘Parfois j’ai peur’).

Humble humus si bienfaisant

À propos des bienfaits au jardin de travailler la terre à mains nues plutôt qu’avec des gants, des études menées à l’Université de Bristol puis à l’Université du Colorado ont mis en évidence la bienfaisante bactérie ‘Mycobacterium vaccae’ à même de déclencher une cascade de réponses biochimiques internes qui détendent notre système nerveux et boostent notre bien-être, dans le calme ancré et la joie aérée. Cette bactérie entre aussi par nos voies pulmonaires…

Il est aussi suffisamment démontré aujourd’hui que le système immunitaire des enfants qui jouent dans de la terre humifère (riche en humus) est bien meilleur que celui des enfants jouant en milieu aseptisé. Ces derniers développent nettement plus d’asthme et autres allergies ; ces maux résultent de nos soi-disant progrès qui prétendent avoir parfaitement contrôlé les dangers de nos environnements naturels.

Dès lors, au diable l’asphalte « propre » et les aires de jeux tout en plastique, y compris les sols artificiels caoutchoutés (cas-out-shootés).

Vivent les environnements remplis de mousse, feuilles mortes, biodiversité boisée, boues diversement glaireuses… La propreté n’est pas là où on croit. Elle est là où la vie naturelle croît…

Humanité vient de humus via humilité !?!

Tu es poussière
et tu retourneras terre humifère…
Bon (et bond) de t’y faire
et d’en être l’humble thuriféraire !

couronnées de grâce

Étant né au Rwanda et ayant grandi dans ce pays aux plus de 10.000 collines et au printemps éternel, je suis toujours émerveillé par l’élégante majesté des grues couronnées. J’adore quand la couronne de ces oiseaux danse avec le vent, joue avec la lumière, jusqu’à scintiller comme un lever de soleil en or…

Les grues couronnées, hautes sur patte, m’enseignent que la grâce n’a pas besoin de bruit, que les plus belles couronnes royales ne sont pas sur un trône car elles dansent avec le ciel dont elles se reçoivent !

Check, Thomas, mon frère…

Saint Thomas est présenté comme la figure de l’homme qui doute, l’incrédule.

Et si nous mettions en évidence qu’il est un homme authentique ? Il est en chemin, il ose dire son besoin de saisir concrètement.

Son nom est Didyme (= le jumeau) : magnifique, son besoin de sortir du copié-collé conforme ! Il n’est pas un mouton de Panurge, il prend soin de s’approprier personnellement, jusqu’à cette déclaration parmi les plus belles de la Bible : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ». Heureuse incrédulité qui nous valut une telle rencontre personnelle entre le Ressuscité et ce disciple-là en particulier, aboutissant à sa profession de foi, mûre et responsable !

Et si Saint Thomas était présenté comme la figure pour aujourd’hui de l’homme qui n’a pas été baptisé bébé et qui demande le baptême après un beau chemin plein de sens, en vérité ?

Image : Rembrandt, L’Incrédulité de saint Thomas, 1634. J’ai vraiment hésité à laisser mon Ouistiti intérieur polluer cette toile de Rembrandt  avec ses jeux de mot (check = vérifie ET communie en mode jeune, fist bump/poing contre poing / cool attitude !). Pardon pour cette reprise branchée jeunes d’aujourd’hui…

qui est fort ?

« Le commandant militaire voyant Jésus mort sur la croix a dit : « vraiment, il était le fils de Dieu ». Ce qu’il a vu, c’est une personne qui se donne, qui aime et dont la souffrance n’était pas le fruit de la peur ou du sadisme mais celle d’un homme qui transforme la douleur en sacrifice et en grand amour. C’est de cela dont nous avons besoin aujourd’hui. Souvent, l’homme se croit fort lorsqu’il ordonne de tuer. En vérité, le plus fort est celui avec qui il vaut vraiment la peine de vivre, c’est celui qui sait donner sa vie et offrir la vie éternelle » (Fr. Amjad Sabbara, ofm, curé de la paroisse latine de Nazareth).

parabole du bocal le beau cale

100 fourmis noires mises dans un bocal avec 100 fourmis rouges : situation très tendue, chaque groupe est sur ses gardes…

Le défi est d’ouvrir le bocal et de redonner à chaque groupe ses espace-temps vitaux, indispensables pour une cohabitation.

L’erreur dramatique est de les stresser, de secouer le bocal : les deux groupes se mettent à s’entre-tuer,
chacun pensant être attaqué par l’autre.

Celui qui réduit l’espace et secoue,
porte une écrasante responsabilité
dans le massacre qui s’en suit.

Voilà 25 ans que les guerres préemptives de l’empereur américain enfoncent les Proche- et Moyen-Orient dans des haines ennemies dont il est toujours plus difficile de sortir. Idem pour l’empereur russe dans son ancien Bloc soviétique. Quel fléau que la gloire et l’honneur des peuples à conquérir et à maintenir leurs empires.

Simplifier comporte le risque de caricaturer mais aussi l’intention de clarifier…