prière des pauvres point pauvre

« Toujours, mais surtout dans les circonstances dramatiques de la guerre, telles que celles que nous vivons actuellement, les médias doivent se prémunir contre le risque de devenir de la propagande. Et la tâche des journalistes, qui consiste à vérifier l’information pour ne pas devenir le porte-parole des puissants, devient encore plus urgente et délicate — je dirais même essentielle. C’est à vous qu’il revient de montrer les souffrances que la guerre inflige toujours aux populations, de montrer le visage de la guerre et de la raconter à travers le regard des victimes, afin de ne pas la transformer en jeu vidéo. Ce n’est pas facile dans les quelques minutes d’un journal télévisé et de ses reportages approfondis. Mais tel est le défi » (Léon XIV s’adressant aux journalistes de la télévision italienne, 16 mars 2026).

art mûr < > armures

Je crois en cet amour qui ne m’oblige pas à prouver ma valeur, où mon âme se sent « à la maison » avec toi.
Je goûte à cette relation connectée qui permet à chacun.e de nous deux d’être soi-même sans se poser de questions.
Je déguste notre bouteille remplie du nectar de nos actes bien plus sûrement que du vent de nos paroles passionnées…
(au point de départ de mon inspiration :
un partage de Joey Palermo que j’ai laissé résonner en moi).

« Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de Maman, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze » (Emmanuel Carrère, Kolkhoze. Faire kolkhoze : ce rituel d’enfance de la rejoindre dans son lit quand Papa était absent pour ses affaires). 

Ombrage ombre-âge

Bon « vendredi 13 » mars : 13/3 = 13 + 3 = très étroit ?

« L’estime où l’on vous tient a dissipé l’orage.
Et mon mari de vous ne peut prendre d’ombrage »
(Molière, Tartuffe).

« Cette haine fut le premier secret que nous partageâmes, une fondation solide sur laquelle nous bâtirions le reste, murs de mépris, tourelles d’indifférence, mâchicoulis, poterne, contrescarpe de dédain, de mesquinerie, de colère ravalée, une forteresse d’ombrage et de ressentiment qui s’effondrerait six mois plus tard au premier souffle du vent, preuve qu’elle n’était pas si solide après tout » (Jean-Baptiste Andrea, Des diables et des saints).

« Mon amour, ma clarté,
ma mouette, mon long cours,
depuis dix ans, je t’aime.
Mon amour, mon pensif et mon rieur ombrage,
en t’aimant, j’ouvre grand les portes de la vie !
(Claude Orland (dit Claude Roy), Jamais je ne pourrai, 1970).

prune !

Voici un des charmes de la langue française…

Travailler pour des prunes = pour rien, sans résultat (l’expression remonte aux croisades du XIIᵉ siècle : les croisés étaient revenus bredouilles de Damas, excepté de piètres pruniers rapportés dans leurs sacs).

Par ailleurs, la prune est utilisée comme un projectile.
D’où ramasser une prune = prendre un coup ;
prendre une prune = recevoir une contravention.

Et pour la route :
avoir une tête de pruneau = avoir un visage marqué, ridé.

lune arc-en-ciel de miel

« Le bonheur consiste à vivre chaque jour
comme si c’était le premier jour
de votre lune de miel… et
…le dernier jour de vos vacances »
(Tolstoï).

« La vie est une fleur,
l’amour en est le miel »
(Victor Hugo, Le Roi s’amuse, 1832).

« Je glisse au creux de ton oreille
trois mots de peu, trois mots de rien :
le ciel exulte dans un ‘JE T’AIME’,
éclaire la lune d’un arc-en-ciel.
Pour nous, ce soir, c’est lune de miel ! »
(Anonyme à la mode).

Le passé aide à le passer !

« L’histoire ne se répète pas mais elle rime » (attribué à Mark Twain).

« Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter » (George Santayana).

« Ne pas connaître ce qui s’est passé avant nous, c’est rester éternellement un enfant » (Cicéron).

« Étudier le passé, c’est comprendre l’avenir » (Confucius).

« La vie ne peut être comprise qu’en regardant en arrière, mais elle doit être vécue en regardant en avant » (Søren Kierkegaard).

Pour ne pas revivre toutes les horreurs et douleurs du passé, ne nions pas l’Histoire, tirons ses leçons et faisons-y face avec courage (inspiré de Maya Angelou).

Hé chevaux / écheveau / échafaud ?…

« Ce matin au bord de l’eau,
du sommet d’un arbre très haut,
le gazouillis mélodieux d’un viréo
parvient jusqu’à mon bureau.
Ô mon pauvre cerveau
tentant de démêler l’écheveau
d’un abscons traité de philo
a besoin de repos.
Alors j’écoute ce passereau
et c’est lui dont l’allegro
et la limpidité du solo
ont le dernier mot »
(Pierre Chatillon, Un voyage d’hiver).

« Quand je vois un écheveau bien enchevêtré, je me dis qu’il serait bien de trouver un fil conducteur » (Pierre-Gilles de Gennes).

science infuse

L’invention en sciences est stimulée notamment par les capacités de

1) regarder autrement, changer de perspective, réussir une construction mentale :

c’est en réalisant dans sa tête une expérience impossible à réaliser en pratique (deux objets glissant sans frottement sur un plan incliné infini) que Galilée a mieux compris les lois du mouvement et la chute des corps ;

c’est en se demandant ce qu’il verrait en chevauchant un rayon de lumière qu’Einstein a accouché de son hypothèse de relativité restreinte ;

2) faire des liens que personne n’avait faits et oser des hypothèses audacieuses, même apparemment farfelues et fortement critiquées :

c’est en regardant la découpe des continents comme un puzzle que Wegener a eu l’idée créative qu’ils avaient été d’abord soudés et qu’il a formulé l’hypothèse de la dérive des continents (une idée jugée folle à l’époque qui deviendra la tectonique des plaques) ;

3) inventer des modèles ou créer un instrument / un outil qui permet de voir ce qu’on ne voyait pas encore :

c’est en bricolant des maquettes en carton et en métal que Watson & Crick ont testé différentes formes possibles de la molécule, jusqu’à visualiser la double hélice de l’ADN ;

c’est en représentant les décisions humaines comme des stratégies mathématiques que Von Neumann et Morgenstern ont pu modéliser les comportements humains et créer la théorie des jeux ;

4) transformer un bug en opportunité, un accident en riche expérience :

c’est en ayant de la curiosité pour une expérience ratée (un champignon avait contaminé une boîte de culture) que Fleming a suivi cette piste hasardeuse fournie par hasard, jusqu’à découvrir la pénicilline.

Vive la curiosité qui fuse
en science infuse :
https://www.uclouvain.be/fr/scinfuse

naît pélé nez pelé

Au pays des au moins 10.000 collines, de Kigali à Kibeho, j’ai marché 4 jours éprouvants, dans la faim et la soif, sous un soleil de plomb… Quel pélé et qu’est-ce que j’ai pelé, ensuite !

À partir de la nuit à Kibeho, durant cinq nuits, des rêves m’ont fait intérieurement cheminer. Joie, paix, confiance et liberté débordantes à chaque réveil… Quel bain libérateur pour mes parts blessées, accrochées au passé, à la justice, à la vérité. Quels cadeaux inestimables, ces moments d’unité et d’amour en couple, en famille, embruns du Ciel qui changent concrètement ma manière de vivre ici et maintenant : plus simple et plus présent aux présents offerts gratuitement.

Merci, Marie, pour ce que j’ai reçu comme une catéchèse d’Amour offerte sur mesure, tout en délicate douceur.

Voici quelques photos du dernier jour de marche, le 3 février 2026. Notre trio  a démarré à 5h45 du matin dans le brouillard, sans rien avoir mangé… Et nous avons grimpé la plus haute colline du coin pendant près de 6 heures !

Voici le soir de notre arrivée à Kibeho :

Voici le matin au sanctuaire, dès les premières lueurs de l’aube à 5h30 :