Jésus a été un bâtard

Illustration : Het Zinneke, aussi appelé Zinneke-Pis ; cette « sculpture de rue » sise rue des Chartreux 35, au centre de Bruxelles, en écho au Manneken-Pis (qui pisse en continu depuis 1619, et son pendant féminin la Jeanneke-Pis, arrivée seulement en 1987).

En dialecte bruxellois, Zinneke désigne à la fois la petite Senne (la rivière qui contournait Bruxelles, plus modeste que la Senne parisienne) et un chien bâtard = un chien sans race ; terme devenu affectueux pour désigner quelqu’un de métissé culturellement.

Bâtard en France : terme ancien pour désigner un enfant né hors mariage (aujourd’hui devenu plutôt insultant) ; Half-caste dans l’héritage colonial anglais ; créole dans les îles.

« Un chercheur américain, Bruce Chilton, a proposé de voir en Jésus un mamzer, c’est-à-dire un bâtard, un impur. Ce statut a des conséquences juridiques sévères selon la loi juive. […] Séparation de la famille, célibat, compassion pour les marginaux, relativisation des règles de pureté : tout cela porte, à mon avis, les stigmates d’une enfance exposée au soupçon d’impureté et d’une volonté de transcender cette exclusion sociale. 

[…] Depuis cinquante ans, les historiens sont unanimes : l’intention de Jésus a été de réformer le judaïsme et non de fonder une nouvelle religion. […] Jésus, juif à 100 %, n’a jamais imaginé sortir du judaïsme – cela n’est pas dans son horizon de pensée, ni mentale ni religieuse – mais le mouvement issu de lui ne pouvait évoluer qu’ainsi. En ce sens, Jésus n’est donc pas étranger à la sortie progressive du judaïsme.   […] Combien ces juifs messianiques, affirmant que l’avenir d’Israël passait par le Christ, ont dû se montrer insupportables pour leurs coreligionnaires ! »

(Daniel Marguerat, exégèse (sérieux expert), interview à propos de son livre Vie et destin de Jésus de Nazareth,

https://www.mondedelabible.com/a-lire-vie-et-destin-de-jesus-de-nazareth-par-daniel-marguerat/).

Ce n’était pas mieux avant

Extraits de Michel Serres dans son essai ‘C’était mieux avant !’ :

« Or, cela tombe bien, avant, justement, j’y étais. Je peux dresser un bilan d’expert.

Chères Petites Poucettes, chers Petits Poucets, ne le dites pas trop à vos vieux dont je suis, c’est tellement mieux aujourd’hui : “Grands Papas Ronchons” qui répètent que tout était mieux avant la paix, la longévité, les antalgiques, la Sécu, l’alimentation surveillée, l’hygiène et les soins palliatifs, ni service militaire ni peine de mort, les voyages, le travail allégé, les communications partagées…  […] Avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao… rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d’État laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. »

Du dessous des cartes américaines dans la mise au pas du Vénézuéla

L’hégémonie américaine repose notamment sur le système du pétrodollar mis en place il y a 50 ans : 1974, les USA obtiennent de l’Arabie saoudite, en échange de sa protection militaire, que tout le pétrole soit vendu dans le monde en dollars américains. C’était indispensable pour la suprématie de la devise américaine sur la planète, avec tous les avantages que cela offre : les États-Unis ont assuré une dépendance structurelle du monde entier au dollar, ont pu financer leurs déficits en imprimant de la monnaie dont tout le monde a eu besoin, ont pu emprunter moins cher que tout le monde et acheter à l’étranger à moindre coût. Depuis les années 70, les USA ont pu ainsi exercer un pouvoir géopolitique décisif. Comme la plupart des transactions internationales sont passées par le système financier américain, les USA ont pu imposer des sanctions financières efficaces, bloquer des transactions, refuser à des banques étrangères l’accès au système SWIFT. Le dollar a été une arme géopolitique silencieuse mais redoutable car en période de crise mondiale, les capitaux ont été se réfugier dans le dollar, ce qui l’a renforcé ! Jusqu’ici, quand le monde a tremblé, l’argent a couru vers les États-Unis…

On comprend ainsi que depuis 50 ans, tout dirigeant d’un pays producteur de pétrole qui décide de « se libérer du dollar » a été brisé par les USA qui ne tolèrent pas que le pétrole soit tarifé en yuans chinois, en euros, en roubles… Exemples : Saddam Hussein annonça en 2000 que l’Irak vendra dorénavant son pétrole en euros. Aussitôt que les USA le firent tomber, la vente du pétrole irakien est revenue au dollar. Kadhafi fut aussi impitoyablement éliminé quand il déclara vouloir placer en 2009 le commerce du pétrole de la Lybie sous le « dinar or », monnaie fièrement africaine adossée à l’or.

« Se libérer du dollar » est une expression que répète depuis 2018 Maduro, le président du Venezuela, ce pays qui possède 20 % des réserves de pétrole prouvées (303 milliards de barils), loin devant tous les autres pays : cinq fois plus de pétrole que l’Irak et la Lybie réunis ! Maduro a systématiquement cherché le soutien des pays les plus engagés dans la dédollarisation mondiale : Chine, Russie, Iran, les BRICS… L’intervention américaine au Vénézuéla cherche à arrêter la dédollarisation mais il est probable qu’elle va l’accélérer. La Chine a créé CIPS, sa propre alternative à SWIFT, qui compte 4 800 banques dans 185 pays, avec des systèmes de paiement qui contournent totalement le dollar.

Le Vénézuéla fournit moins de 1 % de la cocaïne consommée aux États-Unis. La lutte contre le trafic de drogue est un épiphénomène mis en avant par Trump à des fins d’habillage idéologique du maintien de la Pax Americana. Ce post est un complément à celui que j’ai fait le 31 décembre 2025, 3 jours avant l’intervention militaire des USA pour capturer Maduro et exercer son emprise sur son pays : https://etiennechome.site/la-loi-du-plus-fort-%e2%89%a0-la-paix-veritable/.


De la Doctrine « Monroe » à « Donroe » :
https://www.rtbf.be/article/de-monroe-a-donroe-qu-est-ce-que-la-doctrine-utilisee-par-trump-pour-justifier-l-enlevement-de-nicolas-maduro-11656023

pandémie d’amour pas sage vers 2026

« Il faudrait une pandémie d’amour,
une épidémie de douceur.
Que l’humanité tousse des « Je t’aime »
qui fassent éternuer le cœur.
Vivent les fièvres de joie, des infections
de vie et des crises cordiales.
Bienvenue à un monde malade
d’affections passionnées »
(Paul Lawton).

Bon réveillon de la Saint Sylvestre sans foie ni l’oie, sans succédané ni ersatz !

Succédané = produit qui peut en remplacer un autre, le suppléer.

Ersatz = produit alimentaire qui en remplace un autre de qualité supérieure, devenu rare.

J’ai café ? J’ai gaffé ?

Tintin !

L’expression familière « Tintin ! » signifie « rien du tout », « tu n’auras rien », « tu peux te brosser ». Elle vient d’un vieux mot français datant du Moyen Âge qui évoquait un bruit métallique, un tintement, un cliquetis. Au XVIe siècle, l’expression a été reliée au tintement que font des pièces de monnaie (« payer en espèces sonnantes »).
Ce « tintin » n’a aucun lien avec Tintin le personnage d’Hergé, créé en 1929. C’est une coïncidence de vocabulaire.

Joyeux Noël 
avec paix et joie
Joyeuses ailes
avec pets et anchois !

Manipulations scientifiques

Une étude scientifique publiée en l’an 2000 qui défendait la non-cancérogénicité du glyphosate avait lourdement pesé en faveur de l’autorisation de son usage. L’étude était une véritable référence sur la question de l’utilisation du glyphosate et a été citée des centaines de fois dans des publications scientifiques. Elle a également été mentionnée dans l’évaluation scientifique de Santé Canada qui a mené au renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour une période de 15 ans en 2017.

Et v’là tipa que cette étude a été retirée par la revue scientifique Regulatory Toxicology and Pharmacology, notamment parce que trois de ses auteurs sont en collusion directe d’intérêts avec Monsanto.

33 ans et toutes mes dents…

À partir d’un examen des structures de connexions dans le cerveau, des chercheurs ont pu identifier (sur base d’imageries cérébrales de 3.800 personnes, de 0 à 90 ans) quatre tournants majeurs dans l’évolution de notre cerveau : à 9 ans, 33 ans, 66 ans puis 83 ans. Donc, à cet égard, l’adolescence prend fin plutôt à 33 ans, en gros quand les réseaux interconnectés atteignent une sereine stabilité.

Cf. les travaux de l ’équipe autour de Duncan Astle (Université de Cambridge) qui viennent d’être publiés.

Au temps autant pour moi

« Après tout, demain est un autre jour »
(chute du roman-culte
Gone with the Wind
traduit : Autant en emporte le vent).

« Au temps pour moi » (ET NON autant)
signifie « je reconnais mon erreur ; je me reprends ».
Origine de l’expression : un soldat décalé qui
se reprend pour être à nouveau à temps :
au même pas et au même rythme.

« Autant pour moi » est correct au restaurant :
« je commande la même chose ! »

Quant à toi, OTAN, suspends ton vol !

très louche…

Nos biais visuels sont légions. En voici quelques exemples concrets :

•  Biais de contraste : notre perception d’une couleur ou d’une forme dépend de ce qui l’entoure. Par exemple, un gris peut sembler plus clair ou plus foncé selon le fond sur lequel il est placé.

•  Illusion de Müller-Lyer : deux segments de même longueur paraissent différents selon les flèches dessinées à leurs extrémités. Ce biais montre comment le contexte graphique trompe notre jugement.

•  Biais de taille relative : un objet peut sembler plus grand ou plus petit selon les objets voisins. C’est ce qui se passe dans les illusions où des cercles identiques paraissent différents en fonction de leur entourage.

•  Biais de perspective : les lignes convergentes d’une image (comme dans un dessin de route) donnent l’impression que des objets identiques sont plus petits lorsqu’ils sont placés au loin.

•  Biais de focalisation visuelle : notre attention se concentre sur un élément saillant (couleur vive, mouvement, contraste), ce qui nous fait négliger les autres détails. C’est exploité dans la publicité et le design.

•  Biais de cadrage : la manière dont une image est présentée (zoom, angle, recadrage) influence fortement notre interprétation. Par exemple, une photo recadrée peut donner une impression dramatique ou apaisée selon le choix du photographe.

•  Biais de confirmation visuel : nous avons tendance à remarquer et interpréter les éléments visuels qui confirment nos croyances, en ignorant ceux qui les contredisent.

Voici une illusion d’optique à couper le souffle :
https://www.facebook.com/reel/895529548270575/

Non au phagocytage du Pouvoir politique par les magnats de l’Économie

Quel contraste avec le Far West américain ! Sanna Marin, ancienne Première ministre de Finlande, avait utilisé en 2020 par erreur sa carte de fonction pour payer un petit achat alimentaire (un déjeuner d’une vingtaine d’euros). L’affaire avait été immédiatement rendue publique et elle a aussitôt remboursé la somme. Dans ces pays nordiques, même un tout petit avantage personnel financé par l’argent public est inacceptable. Dans une culture politique de transparence et d’intégrité très stricte, la confiance publique repose sur une rigueur absolue. Une société est en bonne santé quand les citoyens et les structures démocratiques contrôlent efficacement tout dérapage des Autorités.

Un homme politique a le devoir de prendre des décisions qui servent au mieux le Bien commun. En corollaire, il n’a pas le droit d’en prendre pour se servir ! Or, Donald Trump est systématiquement en plein conflits d’intérêts entre ses propres affaires et sa fonction présidentielle. Il s’assied royalement sur le principe fondamental de non collusion. Il botte en touche avec un argument fallacieux (« ce n’est plus moi qui gère le business familial »). Et il fait comme s’il ne voit même pas où est le problème. 

Ce phagocytage du Pouvoir politique par les magnats qui dirigent l’Économie est tellement dangereux qu’il appelle notre mobilisation, non ? Ne laissons pas faire, en subissant passivement, allons-y de notre propre créativité : en parler, faire un article et des posts là-dessus, participer aux dénonciations publiques, boycotts économiques, pressions politiques, soutenir les actions en justice (comme celles de Citizens for Responsibility and Ethics in Washington (CREW) et Public Citizen), relayer les enquêtes du New York Times, du Washington Post ou de ProPublica (dénonçant comment il gouverne d’abord à son avantage personnel), réclamer que soit renforcée la transparence (à travers notamment la publication complète des déclarations fiscales et patrimoniales des dirigeants), mettre en place des lois plus strictes sur les conflits d’intérêts et l’enrichissement des responsables politiques.