Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) contestent de plus en plus le système mondial articulé autour du dollar.
Dès juillet 1944, avant d’en finir avec les Nazis, avant de créer une ONU (+ une organisation monétaire mondiale, etc.), les accords de Bretton Woods (ville aux États-Unis) ont décidé du système financier mondial, au terme de 21 jours de négociation. Le plan Keynes de 1941 avait imaginé un système monétaire mondial fondé sur une unité de réserve non nationale : le bancor. Mais les Américains ont tellement insisté sur le rôle-pivot du dollar américain que, finalement, le système a été organisé autour du dollar américain (avec un rattachement nominal à l’or). La Pax americana commença, au grand dam des Russes…
Je passe de l’âne au coq : bon courage, chers voisins, chers Français, avec cette canicule…
« L’espoir est un état d’esprit, une orientation de l’esprit et du cœur, non pas la conviction optimiste que cela va bien se passer, mais la certitude que cela a un sens, quelle que soit la façon dont cela se passe » (Vaclav Havel).
Quelle force cela donne de savoir que ce que je fais, indépendamment des résultats, a du sens ! Merci, Maria Biedrawa, ma sœur, de m’avoir transmis cette vérité que tu as reçue de Viktor Frankl.
« La faiblesse a toujours vécu d’imagination. La force n’a jamais rien inventé, parce qu’elle croit se suffire. C’est toujours la faiblesse qui a du génie » (Romain Gary).
« Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres » (Lao-Tseu).
« L’obscurité ne chasse pas l’obscurité, seule la lumière peut le faire » (Martin Luther King).
Rêvons : « Moi, dit la cathédrale, je voudrais être coureur à pied pour pouvoir lâcher mes béquilles. Moi, dit le pont, je voudrais être suspendu pour pouvoir sauter à la corde. Moi, dit l’imagination, je voudrais être riche pour pouvoir emmener l’Anselme en vacances. Moi, dit le Seine, je voudrais être mer pour avoir des enfants qui jouent dans le sable » (Jean L’Anselme, Il fera beau demain, 1952).
Charles 1er nous a déjà tant fait rêver : « Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école? C’est ce sacré Charlemagne, sacré Charlemagne, de nous laisser dans la vie, que les dimanches, les jeudis C’est ce sacré Charlemagne, sacré Charlemagne Ce fils de Pépin le Bref nous donne beaucoup d’ennuis Et nous avons cent griefs contre, contre, contre lui… »
L’assertivité : dire quand je suis blessé sans blesser à mon tour,apporter dans l’espace commun toute la consistance de mes élans de vie, tout en offrant ma profonde curiosité aux tiens, exprimer mes besoins et écouter les tiens, dans une relation d’égale à égale. En analyse transactionnelle, l’assertif déploie le top relationnel : je suis OK ET tu es OK ET personne n’est toqué ! OK (0 killed) ?
Le bon négociateur fait mieux que de poser une offre forte, puis de concéder du terrain (le moins possible) jusqu’à accord. Le bon négociateur favorise l’émergence d’une énergie créatrice à travers laquelle, ensemble, nous optimisons l’accord, dans l’intention explicite d’augmenter les gains de chaque partie. Ce processus Win-Win est facilité par une intelligence collective qui oriente toutes les forces présentes vers cet objectif d’invention de solutions nouvelles, qui créent de la plus-value, qui augmentent le gâteau, au lieu de se battre dans son partage.
Dans ces perspectives, le propos suivant de Matthieu Ricard dans son livre Plaidoyer pour l’altruisme me semble manquer de pertinence à plus d’un titre : « Ayant remarqué que les deux délégations étaient composées exclusivement d’hommes, Hunt demanda : « pourquoi n’y a-t-il aucune femme dans votre groupe ? » On lui répondit : « parce qu’elles feraient des concessions. » Swanee Hunt se souvient d’avoir pensé à ce moment-là : « Eurêka ! Voilà pourquoi cette négociation, comme tant d’autres, n’aboutit pas ! » En effet, comment trouver une solution acceptable par les divers protagonistes sans faire des concessions mutuelles ? »
J’apprécie la finesse du commentaire d’Anne Francard (animatrice diffusant la méthode C-R-I-T-E-R-E) sur ce passage de Matthieu Ricard : « « Concessions mutuelles » ? Oui mais alors dans le sens étymologique du mot « concéder » : céder ensemble une part de notre espace afin qu’une solution qui ne sera ni la mienne, ni la tienne puisse y émerger dans une intelligence collective, berceau des idées novatrices ».
Pour plus de précisions sur les négociations menées sur des intérêts optimisés plutôt que sur des positions concédées, cf. mon livre La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses universitaires de Louvain PUL, p. 260 à 296.
Schéma ci-dessous : le défi d’être à la fois 1) doux & empathique envers les personnes et sur le plan relationnel ET 2) battant et efficace quant au défi créatif de la négociation. Ne pas sacrifier la relation au bénéfice du gain ou l’inverse. Soigneusement distinguer les registres pour harmonieusement les articuler.