le sort de la bougie au lever du jour

L’étoile de Noël a la vocation de nous guider, comme chaque sentinelle céleste qui scintille dans l’âme de chaque vivant : elles le ramènent à l’essentiel de la Vie pleinement donnée au cœur du cœur de chaque vivant, y compris à sa naissance, y compris à sa mort…

« Te préoccuper de ton sort après la mort est aussi absurde que de t’interroger sur ce que devient ton poing en ouvrant la main » (sagesse bouddhiste).

« Te préoccuper de ton sort après la mort est aussi judiCieux que de t’interroger sur le sort de la bougie au lever du jour » (confiance chrétienne).

Voici une magnifique communication
d’une jeune femme en deuil
à son papa, bon pied, bon œil :
https://www.facebook.com/reel/1172898241716199
très touchant,
trait tout chant
(merci, Sarah, pour le partage) !

Kia or No.kia

« To be, or not to be, that is the question
Être ou ne pas être, telle est la question
d’Hamlet, ce prince danois accablé par le deuil, la trahison et le doute, qui se demande s’il vaut mieux mettre fin à ses jours plutôt que d’endurer les douleurs de la vie. Shakespeare or not j’expire ?

« Aimez votre vie, soyez heureux. Avant de blesser, prenez le temps de considérer l’autre. Avant de le détester, prenez le temps de l’aimer. Avant de mourir, prenez le temps de vivre » (William Shakespeare).

Vivent les fruits mûris

« La vraie naissance d’un homme commence au moment où il vient à l’esprit. Je ne dis pas à la pensée, aux idées, mais à l’Esprit, quand les préjugés tombent de lui comme des fruits secs sous le vent d’une liberté ; vous savez, celui qui souffle où il veut et dont on entend la voix sans savoir ni d’où il vient, ni où il va ! Car les attachements du mental sont pires que ceux de la chair… Et la mort ne vient pas toujours à la fin : il y a un tas de morts vivants qui ne marchent que pour faire nombre, des figurants dans la pièce.
Un homme qui ne s’est pas réveillé, pétrifié dans les valeurs, les principes, les vices ou les vertus, acharné à se croire fût-il sacré grand défenseur du bien, honoré, béni, il a trahi son nom de baptême, il n’est pas encore né » (Jean Sulivan, Car je t’aime, ô éternité, p. 219-220).

Photo : le Grand lac depuis le col de la Ponsonnière, entre Savoie et Hautes Alpes.,

La jeunesse avec l’âge

Image de gauche : « Le pire, c’est qu’on se demande comment le lendemain on trouvera assez de forces pour continuer à faire ce qu’on a fait la veille ? […] C’est l’âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité » (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit).

Image de droite : Ce n’est pas le passage d’une année à l’année suivante qui change la vie mais bien l’esprit dans lequel nous passons les étapes de la vie. C’est l’esprit d’enfance qui est décisif !

Bon esprit d’enfance en 2025
et jusque dans la tombe !…

La vieillesse pour sortir de la vanité

« Pourquoi un dattier perd-il ses feuilles en automne ?
Pourquoi chaque beau visage devient-il dans la
vieillesse ridé comme le dos d’un lézard lybien ?
Pourquoi une tête chevelue devient-elle chauve ?
Pourquoi est-ce que la force du lion
faiblit jusqu’à disparaître ?

Ils ont mis des robes empruntées
et prétendu qu’elles étaient les leurs.
Dieu reprend les beaux vêtements,
pour qu’ils apprennent la fugacité
de la robe de l’apparence.
Leur lampe est allumée par une autre lampe.
Il est temps de le reconnaître et d’en
rendre grâce avec gratitude »
(Rûmi, La vieillesse).

« Souviens-toi de ton Créateur avant que s’obscurcisse le soleil, au jour où tremblent les gardiens de la maison, où se courbent les personnes vigoureuses qui cessent, l’une après l’autre, de moudre, quand s’éteint la voix de la meule, quand s’arrête le chant de l’oiseau, et quand se taisent les chansons, lorsque l’humain s’en va vers sa maison d’éternité et que les pleureurs sont déjà au coin de la rue, avant que le fil d’argent se détache, que la lampe d’or se brise, que la cruche se casse à la fontaine, que la poulie se fende sur le puits et que la poussière retourne à la terre comme elle en vint, et le souffle de vie à Dieu qui l’a donné. Vanité des vanités, tout est vanité ! » (Qohéleth, 11).

De la vie à la mort et de la mort à la Vie

Aujourd’hui, je vais marcher avec quelques amis de Rose-Hill jusqu’à Sainte-Croix, en cette grande fête mauricienne du Père Laval (qui coïncide cette année avec une autre grande fête (hindoue) : Ganesh Chaturthi).
Je me suis dit dans ma louange de ce matin :

J’aime vivre comme si c’est mon dernier jour.
J’aimerai mourir comme si c’est mon premier jour.

J’aime vivre l’instant comme s’il est mon dernier.
J’aimerai mourir comme si c’est le premier.