Panses bêtes

« Satan est poète, chaque tentation le prouve. De quelles fleurs enchantées ne pare-t-il pas le chemin de l’abîme ? Quelle puissance merveilleuse de prestige, d’illusion, d’idéalisation, ne déploie-t-il pas pour dissimuler, masquer et transformer le mal, et pour embellir de toutes les grâces du ciel les spectres grimaçants de l’enfer ? Comment s’expliquer autrement la prodigieuse différence d’aspect d’un même acte avant et après la faute ? Connaissance suprême des mystères de l’art, conception profonde, disposition savante, fécondité de ressources, verve inépuisable, magie du coloris, finesse, malice, rien ne manque à son incomparable talent. Reconnaissons-le, Satan est un grand poète ; il serait même le plus grand de tous, si l’amour n’existait pas » (Henri-Frédéric Amiel, Les talents de Satan, dans Grains de mil, 1854).

Un pense-bête est un rappel simple ; très utile !

Aïe love you

« Donne-moi ta bouche et tes yeux
que je m’y perde pour toujours »
(Édith Piaf, Mon amour bleu).

Une femme déclara à Gandhi :
« je suis amoureuse de vous ».
Il répondit : « Je ne mérite pas votre amour,
mais mon frère derrière vous, qui est
plus jeune et plus beau que moi, oui ».
Elle regarda en arrière et ne vit personne…
« Si vous étiez amoureuse de moi
– conclut Gandhi –, vous n’auriez
pas regardé en arrière ».

Love me tender

Cet été, j’ai changé de coupe de cheveux,
avec une houppette à la Tintin.
Et ce matin, m’est revenu la chanson
d’Elvis Presley « Love me tender » ? ? ?

Love me tender
Love me sweet
Never let me go
You have made my life complete
And I love you so

Love me tender
Love me true
All my dreams fulfill
For my darlin’ I love you
And I always will

Love me tender
Love me long
Take me to your heart
For it’s there that I belong
And we’ll never part

Love me tender
Love me dear
Tell me you are mine
I’ll be yours through all the years
‘Til the end of time

ça ne mange pas de pain

L’expression « ça ne mange pas de pain » signifie : cela ne fait pas de tort, cela ne fait pas prendre de grands risques car cela n’engage pas un grand effort ni une grande dépense.

L’expression provient des foyers les plus modestes au Moyen Âge et
signifie : cela ne représente pas une dépense telle qu’elle rogne sur notre ‘budget-pain’, c-à-d sur notre budget prévu pour notre subsistance de base.

En passant (traits / très / tré ?passant ; mots / maux / Mau?passant),
voici une petite plaisanterie, qui ne mange pas de pain :

Dieu d’yeux que rieurs

« Ta tâche n’est pas de chercher l’amour, mais simplement de chercher et trouver tous les obstacles que tu as construits contre l’amour » (Rûmi).

« Dieu
n’a d’yeux
que rieurs »
(Marion Muller-Colard, Le plein silence).

Holorime tordu typiquement
et-tienne chaud-met-ce-que :
Satan n’a d’yeux intérieurs ?…
Ça tend, na ! Dieu hein ? t’es rieur ?

Chat-marrons-nous

« C’est grave de s’obliger à ressembler à tout le monde. Cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoïas. C’est grave parce que c’est forcer la nature et aller à l’encontre de ses lois et qui, dans tous les bois et toutes les forêts du monde, n’a pas créé une seule feuille identique à une autre » (Paulo Coelho).

Descendre du linge et du singe ?

Un jour, une petite fille demande à sa mère :

— Dis maman, comment ils sont nés les tout premiers parents ?

— Eh bien, lui répond sa maman, c’est Dieu qui a créé les premiers parents humains, Adam et Ève. Adam et Ève ont eu des enfants qui plus tard sont devenus parents à leur tour et ainsi de suite. C’est ainsi que s’est formée la famille humaine…

Deux jours plus tard, la fillette pose la même question à son père. Celui-ci lui répond :

— Tu vois, il y a des millions d’années, les singes ont évolué lentement jusqu’à devenir les êtres humains que nous sommes aujourd’hui. La petite fille toute perplexe retourne aussitôt voir sa mère.

— Maman, comment c’est possible que tu me dises que les premiers parents ont été créés par Dieu et que Papa me dise que c’était des singes qui ont évolué ?

La mère lui répond avec un sourire :

— C’est très simple ma chérie, moi je t’ai parlé de ma famille

et ton père te parlait de la sienne.