Le trésor de l’amitié

Merci, Julos Beaucarne, pour tes cadeaux éternels,
dont la chanson des vrais amis :
https://www.youtube.com/watch?v=zlR57_sVM4g0
Comme tu nous manques…

« Si l’amour est la suprême friandise du cœur,
l’amitié est le pain de tous les jours » (Victor Cherbuliez).

« L’amitié, lorsqu’elle est bien sentie, est de toutes les jouissances du cœur la plus précieuse et la plus délicate. C’est une aimable sympathie qui nous porte l’un vers l’autre par une pente douce et naturelle. Cette passion (car pour les bons cœurs c’en est une), exempte des chagrins de l’amour, garde toujours les charmes de l’amour naissant. Elle est la compagne de l’innocence, l’appui de la raison, le soutien de la vie et le premier aliment du cœur. Le lait ranime un corps épuisé ; l’amitié seule ranime un cœur languissant » (Charles-Albert Demoustier).

Chouette brouette, filles broutilles

Hélas, combien de fois j’ai déjà vu le cierge

s’allumer tristement auprès d’un cher cercueil,

et suivi l’huissier noir qui frappe de sa verge

le pavé de l’église aux tentures de deuil !

Notre existence brève est une étroite berge,

et nous des naufragés sur ce rebord d’écueil.

À chaque instant, un flot en prend un qu’il submerge

et nous nous déchirons dans la haine et l’orgueil !

(Auguste Angellier, Le chemin des saisons, 1903).

Toute ma vie = ma muse

« Dans l’esprit et le sel, il y a la saveur de l’umami.
Tous les deux sont des exhausteurs du bon goût.
Vive le sel de la vie » (Kheira Chakor).

« Vous êtes le sel de la terre ! »
Salez-vous les mets de votre vie ?
Votre lame de fond sale-t-elle vos envies ?
Salons é-piçons pour exhauster nos parts en vie !

Théodore Zeldin a dit :
« La gastronomie est l’art d’utiliser la nourriture pour créer le bonheur. »
En en parlant avec mon fils, tout en préparant notre repas, on s’est dit que
l’astronomie est l’art d’utiliser la nourriture épicée et la boisson (et pissez) pour créer le rêveur ; certes, sans abuser car
la gastro est l’art d’utiliser la nourriture pour créer la diarrhée-heurt !

Salut chat louche !

Un gars dans une administration est complètement envahi de souris dans son bureau. Il fait appel à un dératiseur qui conclut assez vite :

— Ce sera plus simple de vous laisser un chat quelques temps.

Le chat est donc laissé pour quelques jours dans le bâtiment, et très vite, on ne voit plus aucune souris. Le fonctionnaire, très content des services du chat, demande au dératiseur s’il peut l’adopter définitivement. Le dératiseur est d’accord. Hélas, après quelques temps, les souris refont la fête dans le bureau. Le gars rappelle le dératiseur et lui demande ce qui se passe. Le dératiseur répond :

— Le chat a dû comprendre qu’il était titularisé…

Cas d’astres lunaires !

Apprenant que le cadastre solaire cartographie le potentiel solaire d’une région,
je me suis demandé ce qu’est le cadastre lunaire d’une légion…
Et j’ai trouvé la réponse dans Les poèmes dorés,
d’Anatole France (1873 : 150 années-lumière d’ici) :

Je sais la vanité de tout désir profane.
À peine gardons-nous de tes amours défunts,
Femme, ce que la fleur qui sur ton sein se fane
Y laisse d’âme et de parfums.

Ils n’ont, les plus beaux bras, que des chaînes d’argile,
Indolentes autour du col le plus aimé ;
Avant d’être rompu leur doux cercle fragile
Ne s’était pas même fermé.

Mélancolique nuit des chevelures sombres,
À quoi bon s’attarder dans ton enivrement,
Si, comme dans la mort, nul ne peut sous tes ombres
Se plonger éternellement ?

Narines qui gonflez vos ailes de colombe,
Avec les longs dédains d’une belle fierté,
Pour la dernière fois, à l’odeur de la tombe,
Vous aurez déjà palpité.

Lèvres, vivantes fleurs, nobles roses sanglantes,
Vous épanouissant lorsque nous vous baisons,
Quelques feux de cristal en quelques nuits brûlantes
Sèchent vos brèves floraisons.

Où tend le vain effort de deux bouches unies ?
Le plus long des baisers trompe notre dessein ;
Et comment appuyer nos langueurs infinies
Sur la fragilité d’un sein ?