« Si je criais, qui m’entendrait parmi les anges ? Et même si soudain l’un d’eux me prenait sur son coeur, sa plus forte présence m’anéantirait. Car le beau n’est rien d’autre que le prélude du terrible (ce que tout juste encore nous pouvons supporter) et nous l’admirons tant car il dédaigne nous détruire. Tout ange est terrible » (Rainer Maria Rilke).
Le mot « gageure » se prononce [gajure] et non [gajeure]. Autre exemple (mais cette fois, c’est pour rire) : On ne dit pas « Mona lisa » mais « Mona lisait » ou « Mona a lu » !
Savez-vous que le petit beurre LU que, petits, nous prenions grand plaisir à grignoter d’abord par les oreilles puis dents, a été conçu en 1886 par Louis Lefèvre-Utile comme une allégorie de notre temps de vie : les quatre coins /oreilles représentent les quatre saisons de l’année ; les 52 dents = les 52 semaines de l’année ; les 24 points en surface = les 24 heures de la journée. Invitation subtile à manger ce biscuit à toute heure, en tous temps… Quelle gageure (prononcer [gajure], merci) !
« Satan est poète, chaque tentation le prouve. De quelles fleurs enchantées ne pare-t-il pas le chemin de l’abîme ? Quelle puissance merveilleuse de prestige, d’illusion, d’idéalisation, ne déploie-t-il pas pour dissimuler, masquer et transformer le mal, et pour embellir de toutes les grâces du ciel les spectres grimaçants de l’enfer ? Comment s’expliquer autrement la prodigieuse différence d’aspect d’un même acte avant et après la faute ? Connaissance suprême des mystères de l’art, conception profonde, disposition savante, fécondité de ressources, verve inépuisable, magie du coloris, finesse, malice, rien ne manque à son incomparable talent. Reconnaissons-le, Satan est un grand poète ; il serait même le plus grand de tous, si l’amour n’existait pas » (Henri-Frédéric Amiel, Les talents de Satan, dans Grains de mil, 1854).
« Donne-moi ta bouche et tes yeux que je m’y perde pour toujours » (Édith Piaf, Mon amour bleu).
Une femme déclara à Gandhi : « je suis amoureuse de vous ». Il répondit : « Je ne mérite pas votre amour, mais mon frère derrière vous, qui est plus jeune et plus beau que moi, oui ». Elle regarda en arrière et ne vit personne… « Si vous étiez amoureuse de moi – conclut Gandhi –, vous n’auriez pas regardé en arrière ».
Cet été, j’ai changé de coupe de cheveux, avec une houppette à la Tintin. Et ce matin, m’est revenu la chanson d’Elvis Presley « Love me tender » ? ? ?
Love me tender Love me sweet Never let me go You have made my life complete And I love you so
Love me tender Love me true All my dreams fulfill For my darlin’ I love you And I always will
Love me tender Love me long Take me to your heart For it’s there that I belong And we’ll never part
Love me tender Love me dear Tell me you are mine I’ll be yours through all the years ‘Til the end of time
L’expression « ça ne mange pas de pain » signifie : cela ne fait pas de tort, cela ne fait pas prendre de grands risques car cela n’engage pas un grand effort ni une grande dépense.
L’expression provient des foyers les plus modestes au Moyen Âge et signifie : cela ne représente pas une dépense telle qu’elle rogne sur notre ‘budget-pain’, c-à-d sur notre budget prévu pour notre subsistance de base.
En passant (traits / très / tré ?passant ; mots / maux / Mau?passant), voici une petite plaisanterie, qui ne mange pas de pain :
« C’est grave de s’obliger à ressembler à tout le monde. Cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoïas. C’est grave parce que c’est forcer la nature et aller à l’encontre de ses lois et qui, dans tous les bois et toutes les forêts du monde, n’a pas créé une seule feuille identique à une autre » (Paulo Coelho).