lune arc-en-ciel de miel

« Le bonheur consiste à vivre chaque jour
comme si c’était le premier jour
de votre lune de miel… et
…le dernier jour de vos vacances »
(Tolstoï).

« La vie est une fleur,
l’amour en est le miel »
(Victor Hugo, Le Roi s’amuse, 1832).

« Je glisse au creux de ton oreille
trois mots de peu, trois mots de rien :
le ciel exulte dans un ‘JE T’AIME’,
éclaire la lune d’un arc-en-ciel.
Pour nous, ce soir, c’est lune de miel ! »
(Anonyme à la mode).

à Dieu, Jean Lerminiaux

Voici quelques échos de la messe des funérailles de Jean, ce samedi 28 février 2026.

Par la magie des enregistrements, nous l’avons entendu parler de la mort « à ses propres funérailles », n’a pas manqué de dire son fils, Damien, dans sa plus belle simple bonhomie (qui, à mes yeux, était le plus bel hommage qu’il pouvait faire à son papa. Quelle jouissance libératrice !) :

« Mourir, c’est lâcher ce qui est dépassé, les conditionnements anciens, dans une continuité de la Vie ; c’est un événement parmi d’autres.
À travers le développement personnel, je me réalise, tout à fait, librement.
Je suis moi-même jusqu’au bout. le suis heureux, j’attire, je rayonne…
Je peux susciter l’amour, être dans l’Amour.
Je suis attiré par ce qui est infini : Dieu ! qui m’a fait pour ça… » (Jean Lerminiaux).

Dans son homélie, le prêtre a parlé du Royaume de l’autre rive. Et j’ai été repêché quelques lignes du texte de Tagore :

« Ah ! que je voudrais aller là-bas à l’autre rive du fleuve.
Maman, si tu le veux bien, j’aimerais être le passeur du bac quand je serai grand.
Je ferai la traversée sans cesse d’une rive à l’autre et les garçons et les filles du village, en se baignant, me regarderont bouche bée.
Quand le soleil remonte au haut du ciel, quand le matin cède la place à midi, j’accourrai vers toi en disant : « Maman, j’ai faim ! »
Quand la journée est finie les ombres se blottissent sous les arbres, j’arriverai alors avec le crépuscule.
Jamais je ne te quitterai pour aller à la ville travailler comme mon père.
Maman, si tu le veux bien, j’aimerais être le passeur du bac quand je serai grand »
(Rabîndranâth Tagore, La Jeune Lune).

Le chant d’entrée de la messe des funérailles est une merveille : https://www.youtube.com/watch?v=kmOkbBO76a4

Angelo a fait fort dans son mot final, en se laissant appeler au téléphone par Jean de Là-Haut – second live / en direct ! happy life…– et à nous faire tous chanter « Volare Cantare Oh Oh Oh Oh »…
Ô oui, « Jean aimait les gens et les gens aimaient Jean ! », j’en con.viens…

Nous étions dans la très belle église à côté de chez lui : la basilique Notre-Dame de paix et de concorde, à Basse-Wavre :


Jean nous répétait en formation : « quand je peux regarder mon conditionnement ancien en disant « ce n’est pas plus grave que cela », je suis devenu moi, je suis libre ! »
Et là, il nous a adapté la formule : « quand je peux regarder ma mort en disant « ce n’est pas plus grave que cela », je suis devenu moi, je suis libre ! »
Et ce n’est qu’un au revoir !…

Cher Jean, tu nous répétais aussi que, dans la logique de l’Évolution, un comportement qui a réussi dans le passé est très utile à préparer l’avenir ! Quelle belle intelligence du futur tu nous offres, cher Jean, toi qui as reçu les personnes que tu accompagnais jusqu’à ta toute fin ‘ici-bas’. Merci de nous montrer sereinement la route du grand passage…

Peace and love!

Bon car-aime !

J’ai entendu « Mercredi des Cendres ».
J’ai alors visualisé « Mère crédits descendre » et
j’ai vu la descente aux enfers d’une amie surendettée,
maman monoparentale, de plus en plus asphyxiée
par le cumul d’emprunts, puis les frais
de procédure et de saisies par huissier.
Et je me suis dit : 
40 jours pour cesser de descendre dans nos cercles vicieux.
40 jours nous sont donnés pour monter vers Pâques,
dans l’entraide et la solidarité créative,
la sobriété et la simplification…

Bon car-aime ! & bon ramadan…

Bonne Saint‑Valentin

D’où vient la fête des amoureux à la mi-février ? Il paraît que cela vient du fait que, dans nos contrées, c’est maintenant que les oiseaux se mettent en couple !

La Saint‑Valentin a été retirée du calendrier officiel de l’Église catholique il y a 60 ans ! Bonne fête des saints Cyrille, moine, et Méthode, évêque, patrons de l’Europe…

Et bonne Saint‑ValenTintin, tiens !
Bon cadeau des personnes avec qui vieillir,
c’est-à-dire redevenir enfants ensemble !?…

vœux miroirs de l’inconscient

Mes vœux = miroirs de l’inconscient ?
une magnifique opportunité
d’écouter mon inconscient ? 

Selon le psychanalyste Christian Richomme, par ses vœux, une personne révèle ses frustrations (ce qu’elle n’a pas), ses regrets (ce qu’elle n’a pas fait) et ses rêves (ce qu’elle espère). Ses vœux sont tels une fenêtre ouverte sur elle-même ; ils servent de ponts entre ses désirs conscients et ses besoins inconscients.

Meilleurs vœux !

Épiphanie illumination de l’intérieur

« Chaque
enfant qui naît
est un miracle
qui sauve le monde
en y introduisant du neuf »
(Hannah Arendt).

Quel est mon œuf neuf offert au monde ? Belle Épiphanie / illumination personnelle !

« N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa maison. Qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10, 32-37).
« Voici des versets d’Évangile étonnants, clivants, contradictoires avec le langage chrétien convenu, mais cependant bien réels et incontestables, même si d’aucuns souhaiteraient les effacer de la Bible et les nier. Pourtant, ils existent bel et bien, et ils sont très riches d’enseignements, et porteurs de consolation dans l’épreuve.

Voici donc Jésus qui ne se présente aucunement comme sur une rassurante image sulpicienne, sujet de concorde et de paix béate, mais bien au contraire comme un fauteur de trouble social et même familial, Prophète subversif et clivant. […] La foi donnée par Dieu n’est pas un agréable sédatif inoffensif ! Bien au contraire, celui ou celle que le Seigneur est allé chercher un jour, à sa guise, tout en arrière du troupeau de ses brebis, pour porter sa Parole de feu au monde, celui ou celle-là brûle intérieurement de l’Évangile, et après une lente maturation, atomise sa propre famille en se révélant au grand jour ! » (Véronique Belen, https://www.histoiredunefoi.fr/meditations-bibliques/16123-oui-je-suis-venu-separer-lhomme-de-son-pere-la-fille-de-sa-mere-la-belle-fille-de-sa-belle-mere-on-aura-pour-ennemis-les-gens-de-sa-maison-matthieu-1035-36).

Réveillon réveillons rêve ayons

1/1/2026
Chères âmes-mies, compagnonnes sur le chemin de la Vie qui ne passe pas…
J’ai passé le réveillon du Nouvel An sereinement.
Je n’avais pas envie de courir ni concourir ni conquérir…
J’avais besoin de calme, de davantage de clarté et d’accord intérieurs.
Je suis resté seul, tellement bien entouré par le Ciel, dans la prière.
J’ai pris ce temps de descendre à l’intérieur, jusque dans mes entrailles ;
les habiter en suivant mes sensations et émotions et nœuds dans mes boyaux ;
tenir compagnie, avec tendresse et délicatesse, à mes parts bloquées,
celles en manque, celles en souffrance, celles en deuil… ;
me rencontrer peu à peu dans la curiosité
de voir comment la vie y vibre, ici et maintenant,
comment la lumière de l’Étincelle vacillante frappe à la porte
des couches durcies, épaissies,
comment elle s’y prend dans un doux respect pour finalement
y entrer, traverser et éclairer…

J’ai posé l’intention de rester là, présent au Présent, déballant les présents du Présent,
alors même qu’il y a eu bien des élans de ruminer le passé,
les échecs des dernières années,
et d’autres élans fuyant vers demain…
Contempler mes vérités du moment, écouter avec respect
mes parts porteuses de celles-ci,
avoir tout le temps ensemble comme assis auprès de mon meilleur ami-confident,
avec une ouverture qui n’attend rien.
Juste être là ensemble, avec mes diverses tensions et contradictions,
Prendre tout le temps de nous bénir mutuellement
et de goûter les bienfaits que cela nous procure,
savourer les détentes…

Et, une fois unifié, éclairé à l’intérieur de l’intérieur,
je me suis relié aux personnes
qui sont apparues alors
dans mon esprit et dans mon cœur ;
et j’ai laissé l’Amour m’inspirer des gestes et paroles
ajustés envers mes proches et mon prochain.

Paix et joie, confiance et espérance !
Bonne année 2026…

Que vive la paix !

Same text in English, below!

« …bénir le nationalisme, justifier religieusement la violence et la lutte armée : les croyants doivent réfuter activement, avant tout par leur vie, ces formes de blasphème qui obscurcissent le Saint Nom de Dieu. […] C’est la voie désarmante de la diplomatie, de la médiation, du droit international, démentie malheureusement par de plus en plus fréquentes violations d’accords difficilement obtenus, dans un contexte qui nécessiterait non pas la délégitimation, mais bien plutôt le renforcement des institutions supranationales.  […] La force dissuasive de la puissance, et en particulier la dissuasion nucléaire, incarnent l’irrationalité d’une relation entre les peuples fondée non pas sur le droit, la justice et la confiance, mais sur la peur et la domination de la force. […] La paix existe, elle veut habiter en nous, elle a le pouvoir doux d’éclairer et d’élargir l’intelligence, elle résiste à la violence et la vainc. La paix a le souffle de l’éternité : alors qu’on crie ‘assez’ au mal, on murmure ‘pour toujours’ à la paix. […] Même dans les lieux où il ne reste que des ruines et où le désespoir semble inévitable, nous trouvons aujourd’hui même ceux qui n’ont pas oublié la paix. […] Entamer en soi-même ce désarmement du cœur, de l’esprit et de la vie auquel Dieu ne tardera pas à répondre en accomplissant ses promesses » (Léon XIV, 59ème journée mondiale de la paix, 1er janvier 2026).

« …to bless nationalism, and to justify violence and armed struggle in the name of religion. Believers must actively refute, above all by the witness of their lives, these forms of blasphemy that profane the holy name of God. […] This is the disarming path of diplomacy, mediation and international law, which is sadly too often undermined by the growing violations of hard-won treaties, at a time when what is needed is the strengthening of supranational institutions, not their delegitimization. […] The idea of the deterrent power of military might, especially nuclear deterrence, is based on the irrationality of relations between nations, built not on law, justice and trust, but on fear and domination by force. […] Peace exists; it wants to dwell within us.  It has the gentle power to enlighten and expand our understanding; it resists and overcomes violence. Peace is a breath of the eternal: while to evil we cry out “Enough,” to peace we whisper “Forever”. […] Even in places where only rubble remains, and despair seems inevitable, we still find people who have not forgotten peace. […] To begin within ourselves that disarmament of heart, mind and life. God will surely respond to this by fulfilling his promises » (Léon XIV, LIX WORLD DAY OF PEACE, 1st January 2026).

pandémie d’amour pas sage vers 2026

« Il faudrait une pandémie d’amour,
une épidémie de douceur.
Que l’humanité tousse des « Je t’aime »
qui fassent éternuer le cœur.
Vivent les fièvres de joie, des infections
de vie et des crises cordiales.
Bienvenue à un monde malade
d’affections passionnées »
(Paul Lawton).

Bon réveillon de la Saint Sylvestre sans foie ni l’oie, sans succédané ni ersatz !

Succédané = produit qui peut en remplacer un autre, le suppléer.

Ersatz = produit alimentaire qui en remplace un autre de qualité supérieure, devenu rare.

J’ai café ? J’ai gaffé ?

Qu’est-ce qu’on sème !

« On va s’aimer, à toucher le ciel
Se séparer, à brûler nos ailes
Se retrouver comme les hirondelles
On va s’aimer, tellement tu es belle
On va jeter les clés d’la maison
On va rêver à d’autres saisons
On va quitter ces murs de prison
 
On va s’aimer
Sur une étoile, ou sur un oreiller
Au fond d’un train, ou dans un vieux grenier
Je veux découvrir ton visage où l’amour est né
 
On va s’aimer
Dans un avion, sur le pont d’un bateau
On va s’aimer, à se brûler la peau
A s’envoler, toujours, toujours plus haut
Où l’amour est beau oh oh oh oh oh
 
On va s’aimer, aux marches des églises
Se réchauffer au cœur des banquises
Se murmurer toutes ces bêtises
On va s’aimer, j’aime que tu dises
On va partir au bout d’une île
Pour découvrir l’habit fragile
Se découvrir, amoureux encore
 
On va s’aimer
Je veux découvrir ton visage où l’amour est né
On va s’aimer »
 
(Gilbert Montagné).