Origine : il y a 180 ans, les Zouaves étaient des soldats algériens kabyles enrôlés dans l’armée française (leur tribu d’origine = les « zwawis », devenus « zouaves » en français). Ils se reconnaissaient tout de suite par leur uniforme unique (très épicé d’allure orientale) mais aussi par leurs traditions atypiques, jugées exubérantes et leur caractère volontaire voire téméraire et bravache…
« Si différentes cultures échangent entre elles, elles auront moins envie de se battre » (Tim Berners Lee).
« Si vous vous ennuyez des médias sociaux, c’est que vous essayez d’obtenir plus de bénéfices que vous ne créez de valeur » (Fast Company).
Les réseaux sociaux ont existé bien avant Internet. Voici quelques exemples d’ancêtres : aux 17ème et 18ème siècles, les salons littéraires et philosophiques ; aux 18ème et 19ème siècles, les clubs et sociétés de lecture stimulant les échanges des bons tuyaux de lecture ; aux 19ème et 20ème siècles, les cafés littéraires entre écrivains, poètes et artistes et les clubs de discussion sur divers sujets…
Il fait F . R . O . I . D : c’est comme ‘froid’, sauf qu’on se l’épelle dans l’hémisphère Nord.
Ceci dit, moi, je savoure les 25° du décembre égyptien… Et courage à l’hémisphère Sud qui bascule dans de fortes chaleurs… Comme quoi, nos lieux relativisent nos temps : l’hiver a été / à l’été !
Quand chacun parle à partir de ses propres perceptions, cela donne :
Quand certains projettent sur l’autre, cela donne :
« C’est une Bérézina » = c’est une déroute et un échec cuisant.
La bataille de la Bérézina tire son nom de la rivière dont la traversée fut le symbole de la débâcle de la Grande Armée napoléonienne, du 26 au 29 novembre 1812. Il y eut 45.000 morts + prisonniers. Dans son aveuglement, Napoléon avait cru conquérir Moscou, alors que les Russes l’avaient stratégiquement désertée juste le temps de le laisser nourrir son ego. Ils l’attendaient lorsqu’il voulut rentrer à la maison…
La campagne de Russie, ce fut pour Napoléon des victoires à la Pyrrhus, en mode feu de paille, pour beaucoup la mort, pour tous de grandes souffrances et bien des misères.
Voyons la sagesse stratégique des Russes de l’époque qui ont battu en retraite et laisser Napoléon prendre Moscou sans combats…
Un jour vient où les crimes des Puissants qui oppriment se retournent contre eux.
Apprenons des leçons de l’histoire. Devant l’envahissement russe, en 2008, les Georgiens ont réagi très différemment que les Ukrainiens : avec la souplesse rusée du roseau qui plie et ne se rompt pas et ne se rend pas ! Les Georgiens acceptent une porosité des frontières, leur faisant subir des dominations russes ET permettant d’éviter un bilan catastrophique de morts et de destructions. Quelle puissance les Georgiens disposeraient s’ils recevaient un soutien diplomatique aussi puissant que les Ukrainiens !
La paix basée sur la justice et la vérité est un long chemin qui n’en finit pas, tant dans nos familles que dans nos peuples et concert des nations.
Avoir le courage de résister avec la plus grande détermination à l’oppression : oui. Avoir la stupidité d’un héroïsme qui fait le jeu des plus puissants, en ripostant sur leur propre terrain : non.
Je désire continuer d’œuvrer, sans me résigner, à l’essentiel : que les Nations +/- Unies d’aujourd’hui aient des ressources suffisantes pour gérer les conflits et les guerres économiques en mettant toujours plus hors-la-loi les sanglantes guerres armées.
Pour une session de Church and Peace (https://www.church-and-peace.org/fr/), je viens de passer 3 jours en Allemagne à Neuwied, dans les bâtiments d’EIRENE, une solide organisation œcuménique œuvrant pour plus de justice et de paix (https://eirene.org/). Tous y ont le même salaire, du directeur à la femme de ménage. Ces bâtiments ont été construits et appartiennent à l’Église morave : un magnifique renouveau ecclésial autour de Jan Hus qui précède d’un siècle Luther et la réforme protestante. Tout le quartier a été construit par les Sœurs et Frères Moraves dont la vie de village était irriguée par l’Évangile. Leurs priorités : un sens aigu de l’égalité entre tous les membres, une fraternité basée sur une relation de cœur, une vie humble et discrète de non-violence basée sur l’Évangile : pragmatisme, authenticité et simplicité (notamment ne pas faire la guerre pour des points de doctrine). Leur devise : « Pour l’essentiel, unité ; Pour le non-essentiel, liberté ; et en toutes choses, amour »
« La fraternité signifiait non seulement un pont entre les différences théologiques mais aussi les différences sociales ; l’artisan et l’aristocrate étaient réunis en frères et siégeaient en tant que membres égaux dans le même comité » (Clarence H. Shawe, évêque morave britannique).
La ‘vraie vie’ nous offre un vrai cinéma, avec des films à gogo ?… À gauche : Les seigneurs du chaos ? Les saigneurs de blaireaux ? Games Of Ring? Les 4 cavaliers de l’apocalypse ? Les 4 fantastiques de l’enfer à l’envers ? Les mercenaires / mer-c’est-nerf ?
À droite : Les charlots ? La folie des glandeurs / grandeurs ?
Les USA ont perdu leurs tours. Puis UK a perdu sa reine. Mais en tous cas, on garde les fous en échec, bel àtout …casser…
« J’aime flâner dans les bibliothèques ou les librairies, prendre les livres qui m’attirent, les abandonner quand ils m’ennuient, sauter les passages qui traînent… Un livre qui vous ennuie à vingt ou trente ans, vous ouvrira ses portes quand vous en aurez quarante ou cinquante, et vice versa. Ne lisez pas un livre quand ce n’est pas le bon moment pour vous » (Doris Lessing, Le Carnet d’or, 1976).
À Maurice, il y a beaucoup de ‘kalimaye‘ = coins-prière hindous en pleine nature : au départ, c’est un très sommaire tablier de béton servant d’autel où le dévot dépose une statuette et ses offrandes. Au fil du temps, le dévot donne une maisonnette à sa statuette et étoffe son kalimaye, en sacralisant progressivement cet espace jusqu’à y bâtir toujours plus de kalimaye qui, de mailles en mailles, finissent par être tout un temple ! Et ni vu ni connu, comme ça-crée du sacré, la marmaille a occupé l’espace… Well done !
Voici des extraits d’un poème dédié à Kali, la déesse-mère hindoue (auteur : Rampraçad Sen (1718-1775)) : « Ô esprit, ce faste rituel et ce culte sont vains, qui accroissent encore la vanité de l’esprit ! Que ta prière à Kali soit secrète, que nul n’en sache. À quoi bon ces poupées de métal ou de cuivre ou de terre ? Ne sais-tu pas, insensé, que l’univers entier est l’image de la Mère ? Tu apportes une poignée de graines, effronté, comme une offrande à la Mère, à Celle qui nourrit le monde d’aliments délicieux ! À quoi bon, fou, illuminer ainsi de lanternes et de bougies ? Fais plutôt que grandisse la lumière de l’esprit, qu’il dissipe sa propre ténèbre, nuit et jour ».
Il me semble que la meilleure manière d’honorer nos trésors d’humanité est d’articuler l’écoute de la Tradition là où elle offre le socle solide des meilleurs héritages ET l’exploration d’innovations là où elles offrent des pistes d’amélioration.
C’est nec plus ultra de combiner les avantages du rétroviseur qui nous permet de voir les limites des engouements de la mode du moment et de la longue vue qui nous aide à sortir des ornières des schémas classiques, non ?… Que t’en semble ?