Désamorcer l’ignorance et la bêtise humaine par la seule puissance du rire

Dans l’intention profonde d’une satyre sur le monde, Louis de Funès a, aux dires de Gérard Oury, la vertu extraordinaire de pouvoir jouer des personnages odieux sans qu’ils soient antipathiques, de leur garder toujours une espèce de côté charmant et gentil. Ainsi, Victor Pivert, cet industriel français arriviste, cynique et autoritaire, déguisé en Rabbi Jacob, qui s’étonne : « Salomon, vous êtes juif ? ». Il y a du génie dans le jeu de Louis de Funès et aussi dans cette toute petite phrase : quatre mots, qui réussissent à désamorcer l’ignorance et la bêtise humaine par la seule puissance du rire… Dans une interview, de Funès reconnaîtra ses vieux restes d’antisémitisme : « jouer Rabbi Jacob m’a décrassé l’âme »

(interviews dans les archives de l’INA, magnifiquement mis en relief par Lucie Cariès dans « La folle aventure de Louis de Funès »).

Quiz…

Où est ton doigt ?
20 possibilités (avec 5 x 2 mains + 5 x 2 pieds) ;
et tous sont différents !

Tu vois les choses différemment que moi ?
À la bonne heure, on ne réalise pas un puzzle avec des pièces identiques.

Plus on essaie de rentrer dans le moule,
plus on ressemble à une tarte…

Crise = danger d’éviter le conflit, en restant sourds et aveugles ou danger de mal gérer & opportunité de bien gérer le conflit

La méthode C-R-I-T-E-R-E, première étape : bien gérer le conflit, plutôt que subir nos conflits mal gérés ou évités

Le mot chinois « crise » conjugue les mots « wei » (danger) et « ji » (opportunité de changement), pour signifier un point de basculement, un moment décisif : le rôle de la crise est de rendre encore plus obvie la nécessité de faire les bons changements, qui demandent du courage car il s’agit de renoncer à des choses auxquelles on s’est habitué. Les sirènes d’alarme du conflit s’arrêtent quand on a investi dans les opportunités de paix, au point que le danger est passé, sans nous faire tomber dans les violences de la guerre. C’est alors que nous pouvons célébrer d’avoir bien géré la crise, d’avoir échappé à un conflit qui dégénère en guerre. Cf. Étienne Chomé, La méthode C-R-I-T-E-R-E pour mieux gérer nos conflits, Presses Universitaires de Louvain, 2009, p. 39.

L’émerveillement transforme l’ordinaire en extraordinaire

« Je vais être comme un enfant qui vient de naître, qui ne connaît rien et qui découvre tout. Celui-là, je vais le protéger à l’intérieur de moi-même. Il va peut-être m’amener vers un autre monde dans lequel je suis incapable d’aller parce que je connais trop de choses » (Luis Ansa).

« Quand je suis en face de quelqu’un, je tombe dans son regard. Pour moi, les yeux sont vertigineux. Au fond de la pupille, comme au fond d’un tunnel, je vois approcher quelqu’un qui porte un flambeau. Je traverse l’apparence et je sens la personne » (Christiane Singer).

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l’aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S’enivrer de parfums, de lumière et d’azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S’envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté !
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté !
(Lamartine, Le papillon).

Une mèche brûle en chaque mot ! Nos incompréhensions et nos points de vue différents

Une mèche brûle en chaque mot ! Même en prononçant la même phrase, nous pouvons dire des choses bien différentes, n’est-il pas / naît-il pas / nez titille le pas ?

Les études pendant le confinement, en avril 2020 !…

« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences » (Françoise Dolto).