se désintoxiquer par les pieds

Au Japon, Ogimi est un village riche en centenaires. Les ingrédients de leur longévité ? Une philosophie de vie ikigai + des habitudes alimentaires telles que manger du poisson cru + algues, tofu, légumes violets… ET des rituels quotidiens, comme chaque soir avant de dormir, se détendre en trempant ses pieds dans l’eau chaude avec des minéraux.

Ces Okinawais de 90 ans qui mangent léger, dont du poisson cru deux fois par jour, ont des ventres plats, non ballonnés. Ils expliquent que l’eau tire les poisons par la peau des pieds, là où le corps a le plus de pores. Les pilules prises le matin par les Occidentaux pour se débarrasser des parasites intestinaux n’opèrent pas ce que réussissent leurs bains de pieds en fin de soirée.

Il semblerait que les parasites s’enfouissent dans nos parois intestinales, construisant des forteresses protectrices appelées biofilm qui les cachent de notre système immunitaire et des analyses médicales. Quand nos pieds sont immergés dans une eau minéralisée traversée par un courant ionique doux, le village des centenaires est convaincu que ce courant crée un gradient qui attire les toxines et les sous-produits parasitaires vers l’extérieur, à travers la peau. Et ils le font le plus tard possible le soir quand les parasites se nourrissent et se reproduisent, sans devoir pénétrer le biofilm.

Livre : “Ikigai : Le secret des Japonais pour une vie longue et heureuse”, écrit par Héctor García et Francesc Miralles.

pou-pou-pidou ditlhibou

On dit le hibou et non l’hibou, du fait que ce mot commence par un h aspiré ! Mais dans l’image, je passe outre, pour goûter à ma saveur de répéter « dilibou » !!!

Quant à « pou-pou-pidou », ce génial gimmick sonore a été immortalisé par Marilyn Monroe dans la chanson I Wanna Be Loved by You. Cf. le film culte Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot) sorti en 1959.

Elle a repris et transformé le célèbre gimmick « boopboop-a-doop » d’Helen Kane dans les années 1920 !

Un gimmick est un procédé astucieux, un effet marquant ou un petit truc original qui sert à attirer l’attention. Ex. : un gadget publicitaire qui crée le buzz, une suite de notes très simple à retenir qui ne vous quitte plus (tel un riff réussi), une petite phrase fétiche, un détail accrocheur, un look permettant de reconnaître tout de suite une personne, un objet caché ou truqué qui permet de réussir un tour de passe-passe.

Un riff abrège « refrain » en anglais : un court motif mélodique, qui se répète tout au long d’une pièce musicale, qui en fait la trame et la signature sonore. Cf. aussi en musique l’ostinato.

Le chouette couple dans l’image est peint dans une grotte perdue d’Australie, à  Freshwater Cove. Les aborigènes l’appellent « cyclone cave ». Merci à l’âme-mie qui m’a partagé les photos de sa récente visite.

inégalités structurelles au foot

« Ne fit-on que des épingles,
il faut être enthousiaste de son métier
pour y exceller » (Denis Diderot).

Certes ! Néanmoins, en 2026, Curaçao (+/- 157.000 habitants ) a été la plus petite nation engagée dans la Coupe du Monde de football. Les États-Unis y ont été la plus grande nation, avec +/- 347 millions habitants.

Outre l’inégalité de taille entre les nations, la Coupe du Monde a mis en épingle de telles disparités économiques, un accès inégal aux infrastructures et la fuite des talents vers les nations les plus riches.

Dans l’image de gauche, j’épingle cette route (qui se trouve dans le Parc national de Zion, en Utah).

Dans l’image de droite, les parias (comme les Dalits / Intouchables en Inde) reçoivent la moitié de terrain à gauche les deux mi-temps. Que les meilleurs gagnent ! Vraiment ?

verser 1 pot de vin pour boire

Il y a 500 ans, « verser un pot de vin » ne signifiait pas corrompre. C’était saluer le bon service ou l’encourager, en offrant au serveur de quoi s’acheter un verre, donner un pourboire (= une pièce d’argent ‘pour boire’). Autre image semblable : graisser la patte de quelqu’un pour bien le disposer.

Un État est d’autant mieux un État de droit que chaque mandataire politique a des comptes à rendre clairement / que ses comptes sont strictement contrôlés. Voici un propos en ce sens d’il y a près de 500 ans :

« Ces accusés sont incapables d’expliquer raisonnablement la source de leur enrichissement extraordinaire et rapide. L’ambiguïté des explications doit être la preuve même de la malversation (Ipsa peculatus sit plena probatio). Quand une couleur non naturelle s’attache à l’or, elle dissimule à coup sûr des artifices. Apparences et présomptions nous permettent d’habitude de démontrer les crimes cachés. En la matière, l’information des hommes se heurte à mille supercheries et l’erreur imprévue comme le mensonge spécieux nous guettent sous des dehors trompeurs » (Guy Coquille publiant en 1703 des propos tenus en 1577, lors des États de Blois !).

l’union fait la force

Morceaux choisis du discours du roi Philippe pour la fête nationale de ce jour :

« Nous vivons une époque qui privilégie l’autonomie de l’individu et la performance. Or, la solidité d’une société se mesure aussi à la manière dont elle prend soin de ses membres les plus vulnérables. Je songe en particulier aux personnes dont les facultés cognitives s’effacent peu à peu.

Je salue avec admiration les professionnels, les associations, tous ceux qui prennent en charge ces patients et leur procurent un environnement sécurisant. Dans le respect de leur dignité. Ne devrions-nous pas prendre exemple sur eux et mettre plus d’humanité et de tendresse dans notre société ?

[…] Dans notre monde bouleversé, de nombreux États et groupes armés s’affranchissent des règles du droit international. Sous des prétextes fallacieux, ils mènent des guerres insensées et cruelles. Ces crises ne peuvent nous faire oublier les grands défis planétaires : la pauvreté, les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles. Les résoudre suppose d’agir de concert, de veiller à ce que des règles communes soient réellement respectées, et de soutenir les institutions qui en sont les gardiennes. Je ne vois pas d’autre voie pour faire face aux dangers qui nous menacent. […] De notre déficit budgétaire à la polarisation dans la société, de l’instabilité géopolitique au réchauffement de la planète, tous ces problèmes ont des causes et des conséquences très différentes. Mais ils ont un point en commun : nous ne pourrons les surmonter qu’ensemble, en nous appuyant sur ce qui nous unit, plutôt que sur ce qui nous divise. En cultivant la cohésion et la faculté de « faire société ». Je vous souhaite, à toutes et à tous, une joyeuse Fête Nationale. »

Viva España y Bélgica

Ce 19/7/26, l’Espagne a dominé toute la partie de football et a bien mérité son titre ! aussi dans l’esprit et le fair-play…

Viva España !

Cela a duré 157 ans au cours desquelles l’actuelle Belgique fut intégrée à la monarchie espagnole : 1556 → 1713. Déjà auparavant, Charles Quint, né en Belgique en 1500 et mort en Espagne en 1558 s’était réjoui que ses provinces du Nord soient le plus intense foyer culturel du monde. Avec sa Cour, il a trouvé la formule idéale : l’hiver doux en Espagne et l’été doux en Belgique : doudou climatique !

Les « Pays-Bas espagnols » (le sud des Dix-Sept Provinces, comprenant le nord de la France et l’ouest de l’Allemagne) est alors l’un des principaux centres intellectuels et artistiques d’Europe, notamment en peinture (Pieter Bruegel, Pierre Paul Rubens, Anthony van Dyck et tant d’autres ; et les arts disent le regard de la foi), en sciences (dont des cartographes à la pelle, tel Mercator ; des médecins, tel Vesalius, père de l’anatomie moderne), en humanisme (un pionnier, Érasme, était venu se réfugier à Bruxelles et à Louvain)…

Certes, n’oublions pas que l’hégémonie politique et la richesse de l’Espagne au XVIe siècle proviennent de l’exploitation massive de son empire colonial dans le Nouveau Monde. Cet âge d’or a été alimenté par le pillage et l’extraction intensive de l’or et de l’argent. Viva España + Justicia y reparaciones para la Argentina y toda América Latina y todos los pueblos colonizados y oprimidos !

Même l’île Maurice et l’Asie colonisées par les Pays-Bas sont concernés par cette Histoire de conquête colonisatrice des Dix-Sept Provinces Réunies (avec les Pays-Bas septentrionaux et méridionaux) ; à ce propos, voir mon post https://etiennechome.site/dites-les-pays-bas-et-non-la-hollande/ !

bibliothèques yes

« On aura beau informatiser et normaliser ;
chaque bibliothèque conservera son odeur spécifique,
sa stratégie, ses sésames, ses secrets » (Nicolas Bouvier).

« Les communautés, pour prospérer, ont besoin de bibliothèques dont les préoccupations dépassent leurs bâtiments et les livres qu’elles contiennent. Elles doivent être des centres d’apprentissage et des catalyseurs du développement numérique » (David Lankes).

Connect before correct

Nos capacités de penser ne valent-elles pas mieux
que de choisir un camp contre un autre,
que de brandir des drapeaux partisans ?
Ne sont-elles pas au top
quand elles intègrent les parts
de vérité des uns et des autres
et servent notre bien commun ?

Et nos consciences ne sont-elles pas au top
quand elles saisissent en profondeur
ce qui relie les êtres humains
dans leur commune fragilité
plutôt que dans leurs apparentes
puissantes forces d’oppositions ?

La découverte de l’Amérique bien avant les colons Colomb, mon colon !

Les vainqueurs écrivent l’histoire, souvent en effaçant l’histoire des vaincus. Les Européens prétendent avoir civilisé l’Afrique, comme si, avant la colonisation, elle n’avait ni civilisation ni histoire. À vrai dire, l’Afrique a été envahie et occidentalisée.

Une illustration de cet effacement ? En Afrique de l’Ouest, l’empereur Mandingue, Aboubakari II, qui est passionné par l’exploration du monde inconnu, lance près de deux siècles avant Christophe Colomb une première gigantesque expédition de 2000 navires vers l’Ouest, puis une deuxième de plus de 3000 navires.

L’Amérique semble garder des traces qu’il y est arrivé finalement : des sculptures mésoaméricaines, comme les têtes colossales olmèques, portent des traits de visages africains ; des lances en or pur venant d’Afrique de l’Ouest ont été identifiées en Amérique Latine ; des croisements lexicaux ont aussi été remarqués par des chercheurs. Christophe Colomb lui-même a consigné dans ses journaux la présence de commerçants à la peau noire venus du sud/sud-est.

C’est donc en explorateurs audacieux que les Africains auraient d’abord posé les pieds en Amérique, bien avant d’y être conduits, enchaînés en esclaves…

Cf. https://www.youtube.com/watch?v=DkImPDvMkVk

+ le livre de Pathé Diagne : ‘Bakari II (1312) et Christophe Colomb (1492) à la rencontre de l’Amérique.

inculturation des immigrés ?

C’est un enfant qui débarque de Tunisie en France
avec ses parents. Il est accepté à l’école primaire.
Sa maitresse : « bonjour ! comment tu t’appelles ? »
Il répond : « moi, je m’appelle Mohamed ».
Elle réplique : « alors, pour que ça se passe bien ici,
tu as intérêt à t’appeler Gérard… ».
« Je ne comprends pas. Toute ma vie,
je me suis appelé Mohamed.
Maintenant, je dois m’appeler Gérard ?! »
Il rentre chez lui. Le soir, sa mère :
« ça va, t’as passé une bonne journée ? »
« Ouais, c’était bien, mais juste, la maîtresse,
elle m’a dit qu’à partir de maintenant,
faut plus m’appeler Mohamed, faut m’appeler Gérard. »
Sa mère s’exclame « Quoi ? T’as pas honte ?
En plus t’as accepté ?
Toute ta vie, on t’a appelé Mohamed.
Ton père, il s’appelle Mohamed.
Ton grand-père, il s’appelle Mohamed ».
Sur ce, elle lui met une gifle, elle lui éclate la tête.
Dès que son père rentre, elle lui raconte l’histoire, qui s’y met :
« Quoi ? Tu n’t’appelles plus Mohamed ? »
Et lui aussi lui met une gifle et lui éclate la tête.
Le lendemain, le petit retourne courageusement à l’école.
La maîtresse le trouve cabossé : « qu’est-ce qu’il se passe,
mon petit Gérard ? »
« Oh non, rien de grave, je me suis
juste fait agresser par deux arabes ».

Subtile parabole autour de l’inculturation des immigrés.
Qui a des oreilles, qu’il entende !