unité ubuntu

« Il y a un ‘nous’, un peuple qui sait qu’il ne parle pas d’une seule voix. Cela peut paraître trivial, mais c’est très difficile à construire. Le seul ‘nous’ viable, à mon sens, est le nous polyphonique : un ‘nous’ capable d’entendre les voix diverses qui le composent. Dans le monde juif, c’est un sujet de tension permanente ! Certains veulent à tout prix s’imaginer un groupe monolithique, uni dans ses pratiques ou ses convictions. […] L’eschatologie renvoie à l’image de la tour de Babel, ou de Sodome et Gomorrhe… c’est-à-dire à des mondes qui s’achèvent, qui ne sont pas la fin du monde, mais la fin d’un monde, à chaque fois reposant sur des enjeux éthiques : Babel s’effondre parce que les hommes ne parlent que d’une seule langue, alors que le projet divin est qu’ils en parlent plusieurs. Quant à Sodome et Gomorrhe, il n’y a pas de faute à caractère sexuel, contrairement à la lecture communément admise : Sodome s’effondre car elle est incapable d’accueillir l’étranger, ne partage plus les richesses, mais les garde pour elle » (Delphine Horvilleur, rabbin en France).

BBC be BC

« Si vous divisez la mort par la vie,
vous obtenez un cercle »

(Colum McCann dans son roman Apeirogon qui symbolise ainsi le cycle perpétuel et infernal, dans lequel une mort en entraîne une autre : le cercle vicieux de nos violences stimulées par nos deuils tragiques… Diviser la mort par la vie n’égale pas zéro qui met fin ; ça égale un cercle délétère dont le cycle de mort est sans fin.

« Ante / Post Christum natum » (« avant / après la naissance du Christ ») est un système de notation dans lequel on passe de l’an 1 a.C.n. à l’an 1 p.C.n. en zappant l’année zéro : pour le cercle vertueux d’une histoire linéaire qui échappe à un kharma sans fin ? Ce n’est pas nul, ça ! Bien joué…

Jésus a été un bâtard

Illustration : Het Zinneke, aussi appelé Zinneke-Pis ; cette « sculpture de rue » sise rue des Chartreux 35, au centre de Bruxelles, en écho au Manneken-Pis (qui pisse en continu depuis 1619, et son pendant féminin la Jeanneke-Pis, arrivée seulement en 1987).

En dialecte bruxellois, Zinneke désigne à la fois la petite Senne (la rivière qui contournait Bruxelles, plus modeste que la Senne parisienne) et un chien bâtard = un chien sans race ; terme devenu affectueux pour désigner quelqu’un de métissé culturellement.

Bâtard en France : terme ancien pour désigner un enfant né hors mariage (aujourd’hui devenu plutôt insultant) ; Half-caste dans l’héritage colonial anglais ; créole dans les îles.

« Un chercheur américain, Bruce Chilton, a proposé de voir en Jésus un mamzer, c’est-à-dire un bâtard, un impur. Ce statut a des conséquences juridiques sévères selon la loi juive. […] Séparation de la famille, célibat, compassion pour les marginaux, relativisation des règles de pureté : tout cela porte, à mon avis, les stigmates d’une enfance exposée au soupçon d’impureté et d’une volonté de transcender cette exclusion sociale. 

[…] Depuis cinquante ans, les historiens sont unanimes : l’intention de Jésus a été de réformer le judaïsme et non de fonder une nouvelle religion. […] Jésus, juif à 100 %, n’a jamais imaginé sortir du judaïsme – cela n’est pas dans son horizon de pensée, ni mentale ni religieuse – mais le mouvement issu de lui ne pouvait évoluer qu’ainsi. En ce sens, Jésus n’est donc pas étranger à la sortie progressive du judaïsme.   […] Combien ces juifs messianiques, affirmant que l’avenir d’Israël passait par le Christ, ont dû se montrer insupportables pour leurs coreligionnaires ! »

(Daniel Marguerat, exégèse (sérieux expert), interview à propos de son livre Vie et destin de Jésus de Nazareth,

https://www.mondedelabible.com/a-lire-vie-et-destin-de-jesus-de-nazareth-par-daniel-marguerat/).

Ce n’était pas mieux avant

Extraits de Michel Serres dans son essai ‘C’était mieux avant !’ :

« Or, cela tombe bien, avant, justement, j’y étais. Je peux dresser un bilan d’expert.

Chères Petites Poucettes, chers Petits Poucets, ne le dites pas trop à vos vieux dont je suis, c’est tellement mieux aujourd’hui : “Grands Papas Ronchons” qui répètent que tout était mieux avant la paix, la longévité, les antalgiques, la Sécu, l’alimentation surveillée, l’hygiène et les soins palliatifs, ni service militaire ni peine de mort, les voyages, le travail allégé, les communications partagées…  […] Avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao… rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d’État laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. »

mon territoire sacré en voyage

Pour moi, être seul en voyage,
ce n’est pas renoncer au lien,
c’est avec moi d’abord me sentir bien.

La solitude choisie est un lieu,
un lieu que j’ouvre en moi
pour respirer, me déposer, créer,
un lieu où je peux me relier en vérité,
sans le bruit du monde, sans détour, sans masque.

Prendre le temps d’écouter
ce qui bouge en moi,
à l’intérieur, sans réagir…
et avant d’agir !
Marcher à mon rythme…
Choisir les rencontres
comme les espaces dont j’ai besoin
pour me retrouver,
parfois me relever.

La solitude choisie, un manque ?
Un territoire sacré !
et une manière d’habiter
ma deuxième vie aussi…

C’est ce que j’ai écrit en entendant un partage
de Céline Fauche que je reprends pour l’essentiel.

NB : Me voici en route vers la Région des Grands Lacs pour animer diverses sessions…

la loi du plus fort ≠ la paix véritable

On parle de Pax Romana, Pax Mongolica, Pax Britannica, Pax Americana, etc., quand la vie internationale jouit d’une période de stabilité suffisamment satisfaisante du fait qu’un de ses acteurs est assez puissant pour imposer sa propre loi, en punir les transgressions, mettre au pas les acteurs moins puissants que lui, au point d’interférer directement dans des conflits entre de tels acteurs secondaires.

Une telle paix hégémonique est possible à cause d’une supériorité militaire écrasante. Dans l’Histoire, à chaque fois, le plus fort développe un narratif légitimant sa domination militaire et ses exploitations économiques, en montrant les bienfaits de la paix qu’il offre : les Romains ont sécurisé les routes méditerranéennes, les Mongoles la route de la soie, les Britanniques les voies de navigation, les États-Uniens la finance mondiale (le dollar = la devise de référence mondiale), les voies de l’espace et j’en passe sur les chemins virtuels…

La puissance hégémonique se sert de son idéologie de paix pour revendiquer le droit à monopoliser la violence légitime, au nom de sa mission civilisatrice et pour le Bien commun.

Bien sûr, nous avons intérêt à regarder sous les couches des vernis idéologiques et repérer quand les infrastructures invisibles fonctionnent comme dans la loi de la jungle, là où « la Nature » enseigne qu’un mâle Alpha qui a réussi à imposer son ordre (désordre dominant établi), peut savoir à l’avance quel sera son sort : quand il sera supplanté, il paiera cash ce qu’il a fait subir aux autres. Tel est le prix à payer d’une paix par la supériorité et non par la négociation entre acteurs respectés comme égaux en dignité, considérés comme égaux en droits et en devoirs fondamentaux, indépendamment de leur puissance physique, militaire ou économique. Cette utopie d’égale dignité entre acteurs a inspiré la création de l’ONU, alors même que le monde semblait sortir de la Deuxième guerre mondiale par un multilatéralisme basé sur l’équilibre des terreurs… La paix véritable se construit de siècle en siècle, à petits pas, en dépassant pas à pas la loi du plus fort.

Suite de ce post :
https://etiennechome.site/du-dessous-des-cartes-americaines-dans-la-mise-au-pas-du-venezuela/
L’hégémonie américaine repose sur le système du pétrodollar !

De la Doctrine « Monroe » à « Donroe » :
https://www.rtbf.be/article/de-monroe-a-donroe-qu-est-ce-que-la-doctrine-utilisee-par-trump-pour-justifier-l-enlevement-de-nicolas-maduro-11656023

Pour entendre deux acteurs secondaires défendant leur propre idéologie dans le moment présent : https://www.youtube.com/watch?v=mLM1prACQ1Y.
Je partage ce document pour nous encourager tou.te.s à une conscience critique sur les mécanismes idéologiques des discours, pas pour prendre position pour ou contre qui que ce soit…

De la con quête de l’espace

« Être le premier à pénétrer dans le cosmos,
à s’engager, seul, dans un duel
sans précédent avec la nature…
Pourrait-on rêver de plus ? »
(Youri Gagarine et l’empire soviétique).

« J’ai commencé SpaceX
avec l’espoir d’un échec »
(Elon Musk et l’an pire USA).

« N’ayez pas peur des nouvelles arènes » (Elon Musk).

« J’aimerais bien mourir sur Mars,
mais pas pendant l’impact »
(Elon Musk).

ππ pie pille

« Le peuple hégémonique est un peuple de pirates qui, après avoir pillé le monde, ont commencé à s’ennuyer » (Emil Cioran).

« Quand le pillage devient un moyen d’existence pour un groupe d’hommes qui vit au sein de la société, ce groupe finit par créer pour lui-même tout un système juridique qui autorise le pillage et un code moral qui le glorifie » (Frédéric Bastiat).

« Malheur à toi qui ravages et qui n’as pas été ravagé,
qui pilles et qu’on n’a pas encore pillé… Quand tu auras fini de ravager,
tu seras ravagé.
Quand tu auras achevé de piller,
on te pillera » (Isaïe 33,1).

Les plus beaux cadeaux de Noël

Les plus beaux cadeaux de Noël concernent la qualité de présence et de relation, ils sont immatériels. Prendre du temps pour sentir à l’intérieur comment je peux avec créativité et générosité enrichir les rencontres de Noël par des présents de type qualité de présence et de relation entre nous : les gestes, paroles, initiatives & surprises les animant (anima = âme).

https://agirpourlatransition.ademe.fr/particuliers/mieux-consommer/noel-et-fetes/bien-choisir-cadeaux-noel

L’ADEME a estimé qu’en France, chaque année, sur plus de 300 millions de cadeaux de Noël offerts, plus de 12 millions encombrent inutilement les placards et 1 million sont jetés directement à la poubelle.

La période de Noël fait augmenter de 15 % la production de déchets. L’empreinte carbone à Noël est lourde ; les cadeaux sont largement en tête des émissions de gaz à effet de serre (57 %) ; les déplacements représentent 25 % et l’alimentation 15 %.

Les Français qui emballent leurs cadeaux dans du papier cadeau neuf consomment 20.000 tonnes de papier. Et comme il est souvent enrichi de vernis, plastiques & paillettes, le processus de recyclage est compliqué. Tous ces coûts environnementaux en valent-ils le coup ? Où sont nos « strass et paillettes » moins bling bling ?…

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calendrier de l’Avent

Une porte se ferme, une autre s’ouvre…

Une porte se ferme, une autre s’ouvre…

Une porte se ferme, une autre s’ouvre…
Tiens, en valeur ‘chocolats’,
mon calendrier de l’Avent
indique Noël pour demain !

Il y a très longtemps, l’Avent
(du latin ‘adventus’ = arrivée)
était une période de jeûne,
comme un deuxième carême.

Depuis longtemps, on constituait la crèche en l’enrichissant jour après jour, avec créativité. Les moins dégourdis y ajoutaient chaque jour de l’Avent un brin de paille.

Le calendrier de l’Avent avec des petites fenêtres à ouvrir est créé en Allemagne. Sa première commercialisation vint en 1920. L’idée d’y loger des chocolats date de 1958 seulement.