Broute-en-train

Au catéchisme, chaque enfant est invité à répondre à la question :
« Selon toi, depuis la Résurrection, où se trouve le Bon Dieu ? »
Réponse d’Antoine :
« Le Bon Dieu est au Paradis ».
Réponse de Sophie :
« Le Bon Dieu est dans mon cœur ».
Réponse de Toto :
« C’est très clair ! Le Bon Dieu est dans
notre salle de bains.      …
Parce que tous les matins, mon père se lève,
va à la porte de la salle de bains et frappe
plusieurs coups dedans, en criant :
« BON DIEU, T’ES ENCORE LÀ ? » ».

Vivre au centre de ma verticalité et mon horizontalité

Vivre centré = faire des choix de vie tels que
s’équilibrent mon axe vertical et mon axe horizontal
et que je me tienne le mieux possible en leur centre.

Si ma verticalité est très développée
sans que ne suive ma base horizontale
(c’est-à-dire un chemin concret de guérison
personnelle et de réconciliation interpersonnelle),
je risque d’être un mât sans bateau, à la dérive dans l’eau…
L’Amour a à éclairer pénétrer toutes
les ombres de mes cales-tombeaux.

Dans les termes inverses (belle humanité sans verticalité),
je risque d’être un bateau stagnant, sans mât, sans souffle,
sans avancées cruciales. Pour que mon travail thérapeutique
avance joyeusement jusqu’à l’Essence-Ciel, rien de tel
que d’expérimenter l’Amour, avec un grand A,
qui est aussi proche de moi
que la source l’est du ruisseau,
que l’oxygène l’est de mon souffle,
que le soleil l’est de cette étincelle de vie qui m’anime…

Série nouvelle génération

Élève nouvelle génération :
– Citez un grand navigateur.
– Google chrome.
– Enchanté !

Pilote nouvelle génération :
Tour de contrôle : Donnez votre position !
– Je vois un nuage qui ressemble à un lion.
Tour de contrôle : Soyez plus précis !
– Simba.

Belle journée ensoleillée de l’intérieur !

Mieux encore que de chercher le soleil derrière les nuages de pluie,
accueillir avec tendresse, l’une après l’autre, mes parts dépitées
jusqu’à ce que, touchées d’être ainsi accueillies,
elles fassent un pas de côté et laissent de l’espace
au centre, là où brille la source de lumière en moi.

un-j’ai-nu Mondrian

Le peintre néerlandais Pieter Cornelis Mondriaan (1912-1944), connu sous le nom de Piet Mondrian, créa cette ligne artistique composant des rectangles rouges, jaunes, bleus et noirs.

Près d’un demi-siècle plus tard, Yves Saint-Laurent la reprend sur ses mannequins.

Un demi-siècle plus tard, Matthew Dickstein la reprend sur ses mannequins, une couche en moins :
un-j’ai-nu / ingénu réchauffement climatique ?

Hakka même nom / Agamemnon ?

Je compatis à la souffrance identitaire des Sino-mauriciens,
dans leur douloureuse recherche de leurs origines chinoises,
en bons Hakka qu’ils sont (les Gitans de Chine ?) :
ils se sont répandus sur toute la terre,
au gré des escales des bateaux européens,
il y a plus d’un siècle.

Y a-qu’à Hakka les hâlés /
Y a-qu’a pas les allées ?

Hakka même nom qu’en Grèce :
Agamemnon (Ἀγαμέμνων 
dont le nom signifie « à la très grande puissance  »,
« immuable, obstiné ») ?

Pardonnez ma part Ouistiti,
qui saute de branche en branche
sur l’arbre des jeux de mots.
Elle cache ma douleur,
aux côtés de proches sino-
mauriciens en deuil,
en présence de fardeaux
transgénérationnels.

Tel le robinet qui donne l’eau qu’il reçoit

« L’amant perdu accompagna Madame d’Aiglemont partout avec la tyrannie d’une passion qui mêle son égoïsme au dévouement le plus absolu. 
L’amour a son instinct,
il sait trouver le chemin du cœur,
comme le plus faible insecte marche à sa fleur
avec une irrésistible volonté
qui ne s’épouvante de rien.
Aussi, quand un sentiment est vrai,
sa destinée n’est-elle pas douteuse »
(Honoré de Balzac, La comédie humaine, p. 91).

L’amour fusionné d’un tel amant perdu ressemble à celui du bébé qui trouve le chemin du sein, par réflexe de survie. 
Adultes, nous sommes conviés à découvrir l’amour défusionné, lequel a sa source en Plus Grand que nous deux. Cet amour coule en l’âme qui donne et reçoit aussi simplement qu’un robinet donne l’eau qu’il reçoit, sans autre effort que d’être à la source. Cet Amour-là, au cœur de notre cœur, est inépuisable et surabondant.