« Avec des mots différents, toutes les grandes religions expriment que nous sommes des étincelles de la flamme éternelle. Le divin intérieur (ce que les chrétiens appellent l’âme ou la Conscience du Christ, les bouddhistes appellent la nature du Bouddha, les hindous Atman, les taoïstes Tao, les soufis le Bien-aimé, les Quakers la Lumière Intérieure), souvent, il ne faut pas des années de pratique méditative pour y accéder parce qu’il existe en nous tous, juste sous la surface de nos parties extrêmes. Une fois que celles-ci acceptent de se séparer de nous, de nous laisser un peu d’espace, nous avons soudainement accès à qui nous sommes vraiment.
Concernant la rapidité avec laquelle un accompagné peut accéder à son Self, le plus important est le degré avec lequel l’accompagnateur est pleinement présent, Self-led. C’est cette présence qui constitue l’élément de guérison en psychothérapie, indépendamment de la méthode ou de la philosophie du praticien » (Richard Schwartz, The Larger Self ; cf. https://artoflivingretreatcenter.org/blog/the-larger-self/).
« Ce que la force ne gagne pas, souvent peut le gagner la persévérance » (Anne Barratin).
L’Avent, serait-ce restaurer « l’habilité qu’ont tout naturellement les enfants, les mystiques et le poètes, d’aller et venir d’un versant du monde à l’autre, de se faire pèlerins des deux mondes, danseurs sur les crètes, relieurs de bergers, constructeurs de passerelles » (Christiane Singer).
L’Avent, serait-ce prendre le temps de lever le nez pour repérer l’étoile qui brille dans mon ciel ? la reconnaître et la suivre fidèlement avec persévérance, malgré les obstacles et les épreuves sur la route ?…
« À ne regarder que tes failles, tes faiblesses et tes chutes, tu te centres encore trop sur toi-même. Et tu restes prisonnier de tes failles ! […] Je suis l’Esprit Créateur, ne l’oublie pas. Je crée ! Je mets la vie ! Je donne le souffle ! Je suis l’Artiste ! […] Viens te glisser au creux de mes mains paternelles et maternelles. Laisse-toi pétrir entre mes doigts d’artiste. Abandonne-toi longuement à mon travail de potier. Expose-moi tes fêlures, tes brisures, tes cassures ! J’aime faire du neuf » (Charles Péguy).
« Quelque explorateur de l’invisible arrive à capter la phrase de la sonate, à l’amener, du monde divin où il a accès, briller quelques instants au-dessus du nôtre. […] Il y avait là d’admirables idées que Swann n’avait pas distinguées à la première audition et qu’il percevait maintenant, comme si elles se fussent, dans le vestiaire de sa mémoire, débarrassées du déguisement uniforme de la nouveauté. Swann écoutait tous les thèmes épars qui entreraient dans la composition de la phrase, comme les prémisses dans la conclusion nécessaire, il assistait à sa genèse. « Ô audace aussi géniale peut-être, se disait-il, que celle d’un Lavoisier, d’un Ampère, l’audace d’un Vinteuil expérimentant, découvrant les lois secrètes d’une force inconnue, menant à travers l’inexploré, vers le seul but possible, l’attelage invisible auquel il se fie et qu’il n’apercevra jamais ! » Le beau dialogue que Swann entendit entre le piano et le violon au commencement du dernier morceau ! La suppression des mots humains, loin d’y laisser régner la fantaisie, comme on aurait pu croire, l’en avait éliminée ; jamais le langage parlé ne fut si inflexiblement nécessité, ne connut à ce point la pertinence des questions, l’évidence des réponses. D’abord le piano solitaire se plaignit, comme un oiseau abandonné de sa compagne ; le violon l’entendit, lui répondit comme d’un arbre voisin. C’était comme au commencement du monde, comme s’il n’y avait encore eu qu’eux deux sur la terre, ou plutôt dans ce monde fermé à tout le reste, construit par la logique d’un créateur et où ils ne seraient jamais que tous les deux : cette sonate. Est-ce un oiseau, est-ce l’âme incomplète encore de la petite phrase, est-ce une fée, invisible et gémissant, dont le piano ensuite redisait tendrement la plainte ? Ses cris étaient si soudains que le violoniste devait se précipiter sur son archet pour les recueillir. Merveilleux oiseau ! le violoniste semblait vouloir le charmer, l’apprivoiser, le capter. Déjà il avait passé dans son âme, déjà la petite phrase évoquée agitait comme celui d’un médium le corps vraiment possédé du violoniste. Swann savait qu’elle allait parler une fois encore. Et il s’était si bien dédoublé que l’attente de l’instant imminent où il allait se retrouver en face d’elle le secoua d’un de ces sanglots qu’un beau vers ou une triste nouvelle provoquent en nous, non pas quand nous sommes seuls, mais si nous les apprenons à des amis en qui nous nous apercevons comme un autre dont l’émotion probable les attendrit » (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu. Du côté de chez Swann, p. 180).
Les professeurs de français consacrent 80 heures en classe rien que pour transmettre l’accord du participe passé (avec des résultats très mitigés). Et si ce temps servait à d’autres défis de respons-abilité face au monde présent ?
Cf. la tribune parue dans « Le Monde » (ce 15/10/2023) par de nombreux linguistes issus de toute la francophonie et des personnalités de premier plan, appelant à une réforme de l’orthographe, dont l’accord du participe passé pourrait être la première étape.
Comme un organisme international habilité à mener une telle réforme n’existe pas, la balle est dans le camp des responsables politiques !
Géniale présentation expliquant notamment d’où vient (de loin) l’accord actuel du participe passé :
« 90 % de l’argent que les Américains ont soi-disant donné à l’Ukraine, a été dépensé aux États-Unis, en allant dans les poches de leur propre complexe militaro-industriel. C’est ça, le secret de la guerre » (Alexandre Orlov, ancien ambassadeur russe en France, interviewé sur Europe 1 ce 10 décembre 2023).
« La crise en Ukraine n’a été qu’un prétexte pour imposer des sanctions à la Russie. Même sans la Crimée et l’Ukraine, les États-Unis et leurs alliés auraient inventé autre chose pour freiner les opportunités croissantes de la Russie » (Poutine lors d’un discours devant l’aréopage des chambres réunies du Parlement à Moscou, 3 décembre 2014).
Idéologies va-t’en-guerre respectives, déversées au sein de vos augustes aréopages respectifs, quand vous nous tenez sous votre emprise, comme il est difficile de faire arrêt sur image ?!…
« C’est une vérité subtile : tout ce que tu aimes, tu l’es » (Rûmi).
Le radis est un bol d’énergie, riche en vitamines B et C, en zinc, phosphore et sodium, particulièrement bon pour l’organisme des séniors, à portée de toutes les bourses. Qu’on se le dise !
Au paradis, on n’aura pas un radis mais les amis de nos amis seront admis. Au paradis, on n’aura que son bonheur. Auparavant, on aura tout mis dans son coeur.