Petite pantalonnade = 1. Pièce burlesque jouée par Pantalon (personnage de la commedia dell’arte, Vénitien qui portait une culotte longue, collante et rouge, avec une volumineuse braguette, pour attirer l’attention sur une virilité dont chacun, autour de lui, sait qu’elle appartient au passé !). 2. Farce pitoyable, bouffonnerie, pitrerie. 3. Subterfuge grotesque et hypocrite. S’en tirer par une pantalonnade. Synonymes : dérobade, faux-fuyant, pirouette. 4. Manifestation hypocrite d’un sentiment. Son regret n’est que pantalonnade. Synonymes : comédie, grimace, parade, simagrées, momerie (attitude hypocrite ou pratique ridicule) ! .
L’homme : — Dieu ? Dieu : — Oui ? L’homme : — Je peux te demander quelque chose ? Dieu : — Bien sûr ! L’homme : — Que représente pour toi un million d’années ? Dieu : — Une seconde ! L’homme : — Et un million d’euros ? Dieu : — Un centime ! L’homme : — Peux-tu me donner un centime ? Dieu : — Attends une seconde.
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« La Pêche Melba a été créée en 1894 par le célèbre chef Auguste Escoffier, en hommage à la soprano australienne Nellie Melba. Après l’avoir entendue chanter à Covent Garden, Escoffier imagine un dessert poétique : une timbale d’argent remplie de glace à la vanille, surmontée de pêches pochées, nappée de coulis de framboises, le tout présenté entre les ailes d’un cygne sculpté dans la glace ! Le dessert fut d’abord appelé ‘pêche au cygne’, avant d’être rebaptisé ‘Pêche Melba’ lors de l’inauguration de l’hôtel Carlton à Londres en 1899 » (L’Académie du goût, La Pêche Melba : histoire d’un dessert mythique).
L’atelier que j’aime le plus animer porte sur les paraboles. Ce genre littéraire est d’une telle puissance trans-formatrice. Voici un extrait de mon livre sur les paraboles :
« Face à une nuque raide, la parabole fait un détour. Elle recourt au déguisement, du fait que son destinataire est mauvais juge sur lui-même. Il ne s’agit pas de « révélation réticente » qui s’emploierait à voiler ce qu’elle veut dire. La parabole pose une énigme, qui met un voile sur la révélation en jeu. Non pas pour le plaisir ni pour se livrer à quelque ésotérisme. Le but n’est pas de cacher mais de laisser l’interlocuteur prendre l’initiative de soulever lui-même un coin du voile. Et en frappant à la porte de son imagination, ce couple voiler/révéler le met efficacement en route.
C’est de ce genre littéraire que relève la fable du corbeau et du renard de La Fontaine, qui dénonce les courbettes de la cour royale à Versailles devant sa Majesté le roi-Soleil. Si Jean de La Fontaine avait parlé de Louis XIV et non d’un certain corbeau, il aurait été tout droit en prison !
De même, Alexandre Soljenitsyne s’en est sorti en Union soviétique tant qu’il s’est servi de la fiction et de la poésie pour critiquer la dictature communiste. Mais en publiant L’Archipel du Goulag, en 1974, il a dû s’exiler de Russie, car son message n’était plus voilé… Les récits de fiction, dont les paraboles, peuvent être de redoutables instruments subversifs de dénonciation !
Dans Les paraboles de Jésus (Éditions de l’Atelier, p. 15-16), Denis McBride raconte la belle histoire de VRAI qui effrayait tout le monde lorsqu’il parcourait les rues du village, aussi nu que le jour de sa naissance. Tous les villageois allaient s’enfermer à double tour dans leur maison et refusaient d’entrer en relation avec cet être si vulgaire. Heureusement, un jour, VRAI rencontra HISTOIRE, qui était magnifiquement habillée de vêtements de couleurs. Elle accrochait les regards. HISTOIRE proposa à VRAI de s’habiller avec les vêtements qu’elle confectionna pour lui. Ainsi mis en relief par HISTOIRE, VRAI cessa de faire peur aux gens ; ils lui ouvraient désormais leur porte et le faisaient entrer chez eux. HISTOIRE et VRAI se marièrent et eurent cinq enfants : mythe, apologue, action, satire et parabole… » (Chomé Étienne, Le jeu parabolique de Jésus, une étonnante stratégie non-violente, Éditions Lumen Vitae, Collection Connaître la Bible, n° 57, 2009, p. 12).
« Toutes les histoires de ce monde sont des histoires de pardon. Si jamais tu crois que certaines ne le sont pas, et qu’il s’agit de haine, de guerre ou de perte, c’est que cette histoire n’est pas finie » (Jorge Lomar).
Voici le partage de Rachid Benzine interviewé à la radio belge ce 28/8/25 sur son nouveau roman « L’homme qui lisait des livres », qui se déroule à Gaza : « La littérature ne peut pas arrêter les bombes ni ressusciter les enfants, les femmes, les hommes qui sont morts de manière innocente. Mais comme le dit Nabil, le héros du roman, la littérature peut sauver en silence. Elle va essayer de sauver ce qu’il y a de plus irréductible dans chaque être humain, à savoir son humanité. Le pire est le processus de déshumanisation où nous devenons insensibles pour fuir notre impuissance. Le principe de la littérature (et de tous les arts qui travaillent le langage) c’est d’ouvrir des possibilités d’imagination et, à partir de là, de réouvrir à l’action » (interview complet : https://auvio.rtbf.be/media/le-monde-en-direct-decrypte-votre-actualite-rachid-benzine-auteur-du-roman-l-homme-qui-lisait-des-livres-3374355).
La couleur de peau blanche est une norme invisible et pourtant effective dans de nombreuses sociétés. Elle offre structurellement aux Blancs des privilèges et leur épargne plusieurs discriminations, le plus souvent sans qu’ils en soient conscients.
Estelle Depris propose un manuel qui partage des ressources éducatives concrètes pour prendre conscience de la réalité raciste, surtout là où elle passe de manière acceptable parce qu’assez inconsciente, par le recours à des analyses de faits d’actualité, une vulgarisation d’articles sociologiques (dont des ouvrages anglo-saxons), des témoignages, etc. Son guide pratique s’appelle : Mécanique du privilège blanc. Comment l’identifier et le déjouer ?
Sur nos cartes habituelles (héritières du Flamand Mercator), plus un pays est proche des pôles, plus il apparaît grand. Ainsi, la Russie, le Groenland, le Canada nous semblent énormes ; à tort. À l’inverse, plus un pays est proche de l’équateur, plus il est représenté petit ; à tort.
Le Groenland et l’Afrique y semblent de grandeur équivalente, alors que l’Afrique est 14 fois plus grande que le Groenland ! Celui-ci est déjà plus petit que les deux seuls Congo…
Mercator, lui, cherchait à faciliter la navigation, en conservant localement les angles et les formes à petite échelle, ce qui rend droites les ‘lignes de cap constant’ (rhumb lines), au détriment des surfaces qui sont déformées ! Quand on réduit la 3D à la 2D, on ne peut malheureusement pas tout avoir !
Dans l’image d’illustration, outre la carte d’Equal Earth, je reprends la carte de Kai Krause qui montre comment l’Afrique est aussi grande qu’USA, Chine, Inde, Europe de l’Est et les principaux pays d’Europe de l’Ouest, …, réunis !