Une formation qui entraîne de nombreuses transformations. Plusieurs dizaines de milliers de Mauriciens l’ont expérimenté, depuis 1999. Le parcours (cette fois à Maurice en présentiel) cherche à fournir les fondamentaux, le kit de base, les 25 outils essentiels pour mieux gérer nos petits conflits du quotidien par une communication vraie, sincère et authentique ainsi que par une négociation efficace au sein d’un cadre de droit ajusté.

Partie d’interview publiée dans le journal mauricien LVC ce 27 mai 2026 :
Journaliste Sophie Constant : Qu’est-ce qui fait la spécificité de la méthode C-R-I-T-E-R-E par rapport aux autres approches de communication et de négociation ?
Réponse d’Étienne Chomé : La spécificité de la méthode que j’ai forgée tient dans l’articulation de trois compétences =
a) La justice / justesse de la ferme autorité parvient à faire respecter le cadre et les règles du jeu, en déjouant les diverses tactiques de prise de pouvoir des uns sur les autres.
b) L’empathie de la communication vraie améliore la relation par le respect profond des personnes. Elle dénoue leurs vécus difficiles, en faisant appel à l’intelligence émotionnelle.
c) La créativité de la négociation efficace déploie une intelligence rationnelle qui obtient de bons accords, par sa capacité à recadrer systématiquement l’échange sur la prise en compte des intérêts en présence et à inventer, à imaginer des solutions nouvelles et satisfaisantes.
Le parcours cherche à fournir les fondamentaux, le kit de base, les 25 outils essentiels pour mieux gérer nos petits conflits du quotidien par une communication vraie, sincère et authentique ainsi que par une négociation efficace au sein d’un cadre de droit ajusté.
Voici le témoignage d’une participante :
« Responsable d’une équipe de travail de 26 personnes, j’ai participé depuis une dizaine d’années à 5 formations différentes en Gestion des Conflits. Celle d’Étienne Chomé est celle qui m’a le plus aidée à cesser de me sentir systématiquement responsable des conflits qui éclatent en ma présence, à vouloir trouver les solutions de tous… J’ai pris du recul, je ne prends plus en charge et en même temps, j’obtiens de bien meilleurs résultats ! J’ai appris à faire la différence entre une colère manipulatrice et une colère qui exprime une réelle frustration, à déjouer la première, à écouter au bon endroit la deuxième. Le livre m’a permis de consolider et de compléter au fur et à mesure du parcours ce que j’apprenais et, maintenant que la formation est finie, je continue à le consulter et j’y découvre chaque fois des conseils et des éclaircissements qui me permettent d’avancer sur ce chouette chemin de liberté » (C. F., Bruxelles).
Quelles sont les principales erreurs observées dans la gestion des conflits au quotidien ?
L’erreur est de faire l’inverse du bon comportement que voici :
C de C-R-I-T-E-R-E =
-Quand ce n’est pas les meilleur moment ni meilleur endroit ni bonne personne, avoir la sagesse de reporter, être capable de faire STOP et définir quand ce sera le meilleur moment + où + avec qui il est important de vivre un temps de qualité.
-Avoir des temps de qualité réguliers et privilégiés avec chaque personne importante pour moi, grâce auxquels ensemble nous évitons d’éviter le conflit… Oser le conflit (la confrontation d’une divergence) justement pour éviter qu’elle dégénère en violence et réflexes de domination.
R de C-R-I-T-E-R-E = Éliminer tous les jeux de pouvoir et réflexes de main mise, emprise, pouvoir sur/sous l’autre + se donner tout ce dont nous avons besoin pour rendre possible un dialogue sincère et authentique, qui constitue le I de C-R-I-T-E-R-E =
1) Respecter et faire respecter mon propre espace. Quand je parle en « je », je dé-couvre (= j’écarte ce qui recouvre) ce que je vis, ce que je porte en vérité, sans m’emmêler à toi. J’assume pleinement la responsabilité de ce que je ressens (ma colère / tristesse / peur est chez moi ! Elle m’appartient à 100%) et de mes besoins (« j’ai besoin que tu… » n’est pas mon propre besoin ; faire alors un U-Turn et descendre en moi, écouter ce que disent mes tripes). Je reste chez moi et ma communication te permet de me rencontrer dans mon monde.
2) Respecter et faire respecter ton propre espace. Quand je parle en « tu », je pose une question « Est-ce important pour toi de… ? », avec la seule intention de te donner la parole au bon endroit (registre des besoins), de découvrir ta planète à toi.
3) Ramener toute parole qui emmêle ton bout et le mien à son expéditeur. Une parole sur l’autre (tu-jugement, tu-reproche, tu-exigence) peut être recentrée comme une parole de soi-même et redevient alors un cadeau : prendre soin du trésor porté par soi-même. Exemple : « Tu ne me comprends pas » => « Il y a là un point sur lequel je tiens à être compris. Je souhaite avoir un espace de parole sans interruption pendant 5 minutes. Es-tu d’accord ? Oui ! OK… Et serait-ce possible qu’après ces 5 minutes, tu redises dans tes propres mots ce que tu as compris ? »
Une fois les besoins de chaque partie pris au sérieux, valoriser nos divers intérêts, sous la forme de : « comment faire pour que et…, et… ? ».
Après s’être mis d’accord sur cette définition du problème à résoudre, passer à T-E-R-E : l’art de passer du dés-accord à l’accord.
Trouver un maximum d’idées,
ensuite (et non en même temps) Évaluer les solutions,
ensuite Retenir la meilleure idée et la planifier avec Réalisme,
ensuite Évaluer les résultats = fixer la date de notre prochaine rencontre privilégiée.








