« Nous appelons entêtement
la persévérance des autres,
et nous réservons le nom de persévérance
pour notre entêtement à nous »
(Alphonse Karr, 1888).

La bibliothèque d'Étienne Chomé
Jeux du "je" jusqu'au coeur du coeur
« Nous appelons entêtement
la persévérance des autres,
et nous réservons le nom de persévérance
pour notre entêtement à nous »
(Alphonse Karr, 1888).

« Ne sois pas triste !
« Ne t’inquiète pas… » : l’intention est bonne
et pourtant, la formule est malheureuse :
1) elle est négative « ne… pas… » (il est toujours
préférable d’opter pour un langage positif d’action),
2) avec un verbe à l’impératif (il est toujours
préférable d’opter pour une proposition
qui honore la liberté de l’autre),
3) elle commande une émotion, alors qu’une émotion ne se commande pas ; elle est un clignotant précieux qui s’allume sur mon tableau de bord interne, indépendamment de ma volonté, pour m’alerter et m’inviter à prendre soin de ce qui est en manque. La volonté n’est pas la bonne faculté pour réguler le registre émotionnel. Nous avons besoin alors de faculté d’empathie (« intelligence émotionnelle ») : accueil inconditionnel des ressentis, considération des vécus, présence, connexion, bienveillance, compassion, bonté, douceur, gratuité. Tous ces mots font résonner l’énergie qui convient pour écouter une émotion, la recevoir comme un cadeau sur notre tableau de bord psychique. Elle est un cadeau précieux qui nous indique ce qui nous manque. Prendre au sérieux ce manque permet de passer du manque (verre à moitié vide) au besoin (verre à moitié plein), que nous pouvons nourrir jusqu’à extinction du clignotant. L’inquiétude est un des premiers degrés de la peur : en cas de danger, elle nous invite à prendre soin de notre besoin de sécurité. La tristesse clignote en cas de perte pour vivre un deuil qui aboutira in fine à l’acceptation de la perte.
Plutôt que de dire « ne t’inquiète pas », je peux choisir parmi deux démarches :
a) je communique en « je » ma confiance, mon assurance, ma disposition à prendre soin du souci actuel ;
b) j’écoute l’autre dans ses propres vécus et besoins, pour en prendre soin ensemble.
Sous forme de slogan :
quand on erre,
a) je gère ;
b) tu digères ?

Étymologiquement, chômer, c’est se reposer par temps de chaleur. Le mot « chômer » provient du latin populaire du XIIIe siècle, repris en Occitan : « caumare », lui-même dérivé du grec ancien « καυμα » (kauma) signifiant « chaleur ». Chômer, c’est laisser reposer une activité pendant la chaleur.
À la Révolution française, mon aïeul, le Marquis de Chaume, a quitté en 1789 son domaine en Île-de-France et refit sa vie à Anvers. Pour ne pas avoir la tête coupée, il a coupé son nom : de Chaume est devenu Chomé ! Il a choisi ce nom qui avait, à son époque, une excellente aura car l’augmentation des temps chômés, c’est-à-dire des temps de repos, représentait un grand progrès pour l’humanité : libération des durs labeurs.
La plaie du chômage que nous connaissons aujourd’hui n’est venue qu’après, avec la révolution industrielle, laquelle d’ailleurs a cherché à faire travailler même le jour du dimanche (dies Dominici : le jour du Seigneur). C’est au 19e siècle, avec les cadences des industries et les conditions de vie dans les cités ouvrières que le travail devient si pénible mais aussi que la perte d’emploi est une catastrophe pour quelqu’un qui a quitté la campagne, réduit à vivre en cité. « Chômé » perd son sens si progressiste qu’il avait au 18e siècle.
Fêter le travail le 1er mai par un jour chômé :
mise à pied
pour prendre son pied !
Vivent nos temps chômés
qui nous offrent congé
et tiennent chaud met
Étienne Chomé…

« La joie intérieure réside
au plus intime de l’âme ;
on peut aussi bien la posséder
dans une obscure prison
que dans un palais »
(Thérèse de Lisieux).

« Y a des gens absolument insurmontables.
Ça te gêne de les savoir mammifères à part entière.
Tu les préférerais reptiles ou batraciens
pour bien justifier ta répulsion »
(Frédéric Dard).
En juillet-août, il fait tellement
chaud qu’on arrête le café.
Et puis, c’est les thés, quoi…
Il paraît qu’au couple amoureux, un petit lit suffit…
mais en dispute, toute la maison ne lui suffit !
(‘suffit’ en verlan c’est ‘fusille’ ?)
Vivent nos belles présences dans une juste distance !

« Lorsqu’on a vingt ans,
on est incendiaire,
mais après la quarantaine,
on devient pompier »
(Witold Gombrowicz).

« Quiconque n’est pas révolutionnaire à seize ans,
n’a plus à trente ans assez d’énergie
pour faire un capitaine de pompiers »
(André Maurois).

Par une chaude nuit
Un beau grillon en rut
Stridulait par simple but
D’attirer femelle à lui, cri cri, cri cri
Allongé dans mon lit
Je percevais son chant
Si doux à mes tympans
Et vite m’endormis, cri cri, cri cri
Mais la couleuvre aussi
Capta les stridulations
Et d’un terrible bond
Elle se jeta sur lui, cri…
En appelant l’amour
Il en trouva la mort
Voilà bien triste sort
Pour qui donna la cour
Un nouveau chant reprit, cri cri, cri cri
Puis d’autres s’y collèrent
Ici point de colère
Pas l’ombre d’un souci, cri cri, cri cri
(Jean-Marc MEISTERMANN, Les grillons).
On dit le hibou et non l’hibou, du fait que ce mot commence par un h aspiré ! Mais dans l’image, je passe outre, pour goûter à ma saveur de répéter « dilibou » !!!

Quant à « pou-pou-pidou », ce génial gimmick sonore a été immortalisé par Marilyn Monroe dans la chanson I Wanna Be Loved by You. Cf. le film culte Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot) sorti en 1959.
Elle a repris et transformé le célèbre gimmick « boop–boop-a-doop » d’Helen Kane dans les années 1920 !
Un gimmick est un procédé astucieux, un effet marquant ou un petit truc original qui sert à attirer l’attention. Ex. : un gadget publicitaire qui crée le buzz, une suite de notes très simple à retenir qui ne vous quitte plus (tel un riff réussi), une petite phrase fétiche, un détail accrocheur, un look permettant de reconnaître tout de suite une personne, un objet caché ou truqué qui permet de réussir un tour de passe-passe.
Un riff abrège « refrain » en anglais : un court motif mélodique, qui se répète tout au long d’une pièce musicale, qui en fait la trame et la signature sonore. Cf. aussi en musique l’ostinato.
Le chouette couple dans l’image est peint dans une grotte perdue d’Australie, à Freshwater Cove. Les aborigènes l’appellent « cyclone cave ». Merci à l’âme-mie qui m’a partagé les photos de sa récente visite.
« Ne fit-on que des épingles,
il faut être enthousiaste de son métier
pour y exceller » (Denis Diderot).
Certes ! Néanmoins, en 2026, Curaçao (+/- 157.000 habitants ) a été la plus petite nation engagée dans la Coupe du Monde de football. Les États-Unis y ont été la plus grande nation, avec +/- 347 millions habitants.
Outre l’inégalité de taille entre les nations, la Coupe du Monde a mis en épingle de telles disparités économiques, un accès inégal aux infrastructures et la fuite des talents vers les nations les plus riches.

Dans l’image de gauche, j’épingle cette route (qui se trouve dans le Parc national de Zion, en Utah).
Dans l’image de droite, les parias (comme les Dalits / Intouchables en Inde) reçoivent la moitié de terrain à gauche les deux mi-temps. Que les meilleurs gagnent ! Vraiment ?

Ces temps-ci, une fois par semaine, le dimanche, je me réveille spontanément et en forme, à 3h00, une heure plus tôt que d’habitude (4h00), comme irrésistiblement appelé à prier, à me tenir aux côtés de Jésus au Jardin des Oliviers, qui – comme dit l’évangéliste Jean – nous conduit au Père (& Mère, source de toute vie).
Je ne prie pas des lèvres. Je remonte le fleuve, la rivière, le ruisseau, jusqu’à la source. Et là, au coeur de mon coeur, je savoure ce qui jaillit et coule de Source. Quelle joie de laisser ÊTRE simplement…
Je respire avec l’Intention Vivante/vibrante d’être dans leurs Volonté & projet d’Amour. Mon bonheur est de demeurer dans ce flux de Vie donnée gratuitement. Cette vie, c’est comme l’eau qui descend de la montagne sans robinet, inépuisable et surabondante.
Le meilleur début de journée que je connaisse…
Bon dimanche à chacun.e de vous !