La projection ‘Equal Earth’ (voir l’image) que l’ONU vient d’adopter (une seule voix contre : celle des USA !) met en valeur la taille réelle de l’Afrique et de l’Amérique du Sud et réduit la taille que les USA et l’Europe notamment avaient dans la projection de Mercator. ‘Equal Earth’ a l’avantage de corriger les distorsions de taille des continents et donc les biais géopolitiques ainsi induits. Cette nouvelle visualisation en 2D du monde en 3D convient mieux à l’école, par exemple pour les cartes thématiques sur les populations, le climat, les ressources.
Ceci dit, ‘Equal Earth’ sacrifie la précision des directions et des formes (distorsion aux pôles)… Et donc, le travail du Belge Mercator reste pertinent pour les navigations maritime et aérienne (qui ont besoin de rhumb lines / lignes de cap droites) et pour les applications interactives (OpenStreetMap, Google Maps…). Sur les plateformes numériques, Web Mercator reste pertinent !
Le choix n’a donc pas que des aspects géopolitiques et idéologiques, il a des enjeux scientifiques, comme je l’expliquais déjà dans un post du 28/8/2025 :
À la cour de Russie, un jeune noble à la main baladeuse la sortit auprès d’une femme qui montait les escaliers devant lui. La femme, sentant cet hommage mal placé, se retourna et le courtisan fut tout effrayé de reconnaître l’impératrice Catherine II. Comme l’indélicat se confondait en excuse, l’impératrice accepta de donner son pardon à condition qu’il improvise sur le chant un poème. Alors, le courtisan, retrouvant quelques courages, mit un genou à terre et déclama : « Si sa majesté a le cœur aussi dur que le cul, alors votre serviteur est bel et bien foutu. »
Cadeau pour chacune de nos vies : l’histoire de Joseph vendu par ses frères qui, au bout du bout, finit par sauver sa famille de la famine, dans les méandres de la Providence qui ne l’a pas abandonné en Égypte…
« Dieu écrit droit avec des lignes courbes » (proverbe portugais).
« Le problème n’est pas que vous n’ayez pas été éduqué. Le problème est que vous avez été éduqué juste assez pour croire ce qu’on vous a enseigné, mais pas assez pour remettre en cause tout ce qu’on vous a dit » (Edgard Morin + mort, hein ?).
Nos enfants peuvent ramasser 3 000 œufs de Pâques en 5 minutes dans un jardin de la taille d’un terrain de foot. Mais ça leur prend 6 mois pour ramasser 5 jouets dans leur petite chambre.
Ajout de Jérôme de Warzée : …En même temps, je n’ai jamais tenté le coup de cacher des œufs dans leur chambre…
« La gourmandise est le vice des cœurs qui n’ont pas d’étoffe. L’âme d’un gourmand est toute dans son palais. Dans sa stupide incapacité, il n’est qu’à table à sa place, il ne sait juger que des mets » (Jean-Jacques Rousseau, Pensées d’un esprit droit, 1826 (ouvrage posthume)).
« La gourmandise exagère nos besoins réels et en crée de factices. Elle prépare le malheur de l’individu et la ruine de la société » (Paul Belouino, Des passions, 1844).
Annonce pour les personnes vivant à l’île Maurice.
Voici l’affiche d’un atelier en présentiel sur l’IFS, un modèle puissant et innovant reconnu pour son efficacité à résoudre les conflits internes et apaiser les tensions qui en résultent.
Le Self, ce lieu-source en nous qui a les ressources pour clarifier, accueillir et soutenir avec compassion tous les aspects intérieurs de notre psychisme. L’objectif du processus IFS est de restaurer le « Self leadership », état dans lequel la vie psychique se trouve guidée harmonieusement par le Self. Cela permet petit à petit à la personne de soulager les charges et fardeaux douloureux portés par ses parties et de retrouver un apaisement intérieur durable et un équilibre psychique fluide et dynamique. »
Inscription obligatoire sur le secretariat@icjm.mu ou via WhatsApp 5770 7257.
« Ce n’est pas la volonté qui transforme durablement nos réactions, mais l’expérience répétée de la sécurité avec une autre personne, jusqu’à ce que le système nerveux cesse progressivement d’anticiper le danger » (François Le Doze, créateur de la thérapie Intelligence Relationnelle®, à partir d’une pratique approfondie de l’IFS (Internal Family System) enrichie par ses compétences de médecin neurologue passionné par les apports des théories a) polyvagale et b) de l’attachement).
Ma part Ouistiti qui jongle avec les mots s’est amusée aujourd’hui avec les mots ‘ictus’ et ‘invictus’. Ils se ressemblent mais ils viennent de racines différentes et n’appartiennent pas à la même famille sémantique. Ictus signifie coup => brutale attaque neurologique morbide. Invictus désigne le non‑vaincu ou l’invaincu.
On peut s’amuser, à la mode des Anciens :
invictus dans l’âme, même sous l’ictus du destin !
L’ictus frappe, l’invictus se relève…
Ictus – invictus : que l’impact ne décide pas de toi !
Mais derrière tous ces bêtes jeux de mots, je vibre à une expérience essentielle : on sort de l’ictus et des maladies fondamentalement par la douceur d’une présence vécue à l’intérieur de soi, pas par une bataille victorieuse contre un ennemi à vaincre…
Je nous souhaite d’accueillir cette Présence et de transmettre sa douceur et sa tendresse à chacune de nos parts qui en a besoin…
« La vie est la vie ; défends-la. La vie est une chance ; saisis-la. La vie est un défi ; fais-lui face. La vie est un devoir ; accomplis-le. La vie est un combat ; accepte-le. La vie est une tragédie ; prends-la à bras le corps. La vie est beauté ; admire-la. La vie est mystère ; perce-le. La vie est une béatitude ; savoure-la » (Mère Teresa).
Ce vendredi 28 août 2026, nous avons tenu l’AG de Church and Peace, réseau européen œcuménique de paix. Voici la riche et précieuse méditation que Maria Biedrawa nous a offerte en guise d’ouverture. Je vous souhaite de prendre un bon temps avec ce partage, ce regard profond, …selon moi un trésor.
Psaume 11
1 Au chef de chœur. Un psaume de David. Oui, j’ai fait mon refuge de l’Éternel. Pourquoi alors me répéter : « Prends ton vol, comme un passereau, afin de fuir dans les montagnes » ?
2 Vois les méchants bander leur arc, poser leur flèche sur la corde pour tirer dans l’obscurité sur ceux dont le cœur est intègre.
3 Lorsque les fondements vacillent, que peut bien faire l’homme droit ?
4 L’Éternel est dans son saint temple, l’Éternel a son trône au ciel, de ses yeux il observe : il sonde les humains.
5 L’Éternel sonde ceux qui sont justes, mais il déteste le méchant et l’homme épris de violence.
6 Il fait pleuvoir sur les méchants du charbon, du feu et du soufre. Il les expose au vent brûlant : voilà la part qu’il leur réserve.
7 Car l’Éternel est un Dieu juste, et il aime les actes accomplis selon la justice. Les hommes droits verront sa face.
Il y a quelque temps, j’ai été interpellée par un verset de ce psaume qui exprimait exactement le cri de mon cœur :
Lorsque les fondements vacillent, que peut bien faire l’homme droit ?
C’est toujours étonnant, cet ancrage dans la réalité chez ceux qui prient dans la Bible ! C’est tellement concret. Je peux lire cette phrase en poussant un profond soupir, poser la Bible et me dire : « Regarde comme le psalmiste est réaliste ! »
Ces guerres de plus en plus brutales, le mépris des traités internationaux et de l’État de droit, les discours sur la nécessité de se préparer à la guerre, la crise climatique, etc., ce sentiment d’impuissance. Même lui, le psalmiste, admet que tout cela est sans espoir. Et il l’explique si bien : « Quand les fondements vacillent. » Une belle image, trop vraie ! Alors vraiment, ne m’en voulez pas si je ne parviens pas à recoller les morceaux.
Et le psaume continue ainsi : Dieu semble être très confortablement installé « dans son temple saint et sur son trône céleste ». Je m’en réjouis pour lui. Mais qu’en est-il de nous ?« Ses yeux contemplent le monde » (v. 4). Oui, d’ailleurs, c’est ce que je fais moi aussi, même si je ne comprends pas tout. Mais très honnêtement, au fond de moi, j’aimerais qu’il fasse quelque chose !
Mais attends un peu, ce verset sur les fondements ébranlés, c’est la fin du verset 2. Qu’est-ce qui précède en fait ? Cela m’avait complètement échappé.
C’est en Dieu que je trouve mon refuge. Comment peux-tu me dire : « prends ton vol, passereau, vers ta montagne ! » (v. 1) – Oh, mais cela change tout ! Cela signifie en effet que je suis avec lui, dans son temple saint, près de son trône céleste – ici, je suis en sécurité. Je ne regarde pas le monde à travers le prisme du journal télévisé, mais d’ici, je vois ce que Dieu voit. Je vois les impies qui aiment la violence. Et je vois peut-être les larmes dans les yeux de Dieu. Mais je constate aussi : je suis en sécurité, protégé dans l’amour de Dieu, quoi qu’il arrive. Je n’ai pas besoin de me réfugier dans « mes » montagnes. Dans les versets qui suivent, il n’y a pas de place pour l’apitoiement sur soi-même ou le sentimentalisme, mais pour une conviction : ne t’enfuis pas d’ici ! Peut-être devras-tu, au sens géographique, quitter un lieu pour sauver ta vie, mais ne cherche pas à fuir l’amour de Dieu pour le monde. Ne te résigne pas !
Car Dieu me murmure quelque chose à l’oreille, dans le cœur : « Le Vivant est juste, et il aime la justice » (v. 7).
Alors qu’au début j’avais lu ce verset en soupirant, je l’entends désormais comme un appel, comme une promesse de Dieu : Si tu aimes vraiment la justice, laisse-moi déverser en toi toutes mes réserves de justice et agir à travers toi, avec toi et en toi. J’entends l’apôtre Paul dire (Romains 11, 29) : « Dieu ne regrette pas d’avoir fait des dons et d’avoir appelé des hommes et des femmes par sa grâce. »
Mon Dieu, me voici, nous voici devant Toi. Toi, le Juste, au milieu de nous, en nous. Toi, le Juste, guéris notre mémoire jusqu’à la bénédiction originelle ; jusqu’au moment où Tu as voulu que nous devenions coopérateurs de Ta création ; jusqu’au moment où Tu nous as humblement demandé de devenir des serviteurs de la paix et de la réconciliation. Guéris notre mémoire jusqu’au jour où le ciel s’est assombri, où la terre a tremblé et où Jésus est mort sur la croix, et où nous avons compris : désormais, unis en Christ, assemblés en un seul corps, en un seul temple (Éph 2,21), nous sommes appelés et équipés (rendus aptes) pour vivre, en tant qu’enfants de Dieu, loin de tout ce qui n’est pas la volonté de Dieu, et pour marcher dans la droiture : « pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec notre Dieu » (Michée 6,8), car le Christ est la pierre angulaire (Éphésiens 2,20). Dieu n’a pas baissé les bras. Alors, faisons ce que nous devons faire, ensemble, et en son nom.
À l’école, j’étais très bon élève mais aussi espiègle, à faire des tours pendables, un par jour si possible : une b.a. = une bonne action = une blague à point.
Fin des années 70, juste avant le début du cours et l’arrivée du prof., je me souviens avoir enfermé dans l’armoire métallique à côté de la fenêtre mon enregistreur de l’époque, avec une cassette qui débitait 20 minutes de silence puis 25 minutes de bruits intermittents ressemblant à plusieurs passages espacés d’une soucoupe volante extraterrestre.
Jouissance de voir le prof. et les élèves se pencher vers la fenêtre pour scruter le ciel puis, à la fin, chercher la clé de l’armoire métallique…