
Par une chaude nuit
Un beau grillon en rut
Stridulait par simple but
D’attirer femelle à lui, cri cri, cri cri
Allongé dans mon lit
Je percevais son chant
Si doux à mes tympans
Et vite m’endormis, cri cri, cri cri
Mais la couleuvre aussi
Capta les stridulations
Et d’un terrible bond
Elle se jeta sur lui, cri…
En appelant l’amour
Il en trouva la mort
Voilà bien triste sort
Pour qui donna la cour
Un nouveau chant reprit, cri cri, cri cri
Puis d’autres s’y collèrent
Ici point de colère
Pas l’ombre d’un souci, cri cri, cri cri
(Jean-Marc MEISTERMANN, Les grillons).