science infuse

L’invention en sciences est stimulée notamment par les capacités de

1) regarder autrement, changer de perspective, réussir une construction mentale :

c’est en réalisant dans sa tête une expérience impossible à réaliser en pratique (deux objets glissant sans frottement sur un plan incliné infini) que Galilée a mieux compris les lois du mouvement et la chute des corps ;

c’est en se demandant ce qu’il verrait en chevauchant un rayon de lumière qu’Einstein a accouché de son hypothèse de relativité restreinte ;

2) faire des liens que personne n’avait faits et oser des hypothèses audacieuses, même apparemment farfelues et fortement critiquées :

c’est en regardant la découpe des continents comme un puzzle que Wegener a eu l’idée créative qu’ils avaient été d’abord soudés et qu’il a formulé l’hypothèse de la dérive des continents (une idée jugée folle à l’époque qui deviendra la tectonique des plaques) ;

3) inventer des modèles ou créer un instrument / un outil qui permet de voir ce qu’on ne voyait pas encore :

c’est en bricolant des maquettes en carton et en métal que Watson & Crick ont testé différentes formes possibles de la molécule, jusqu’à visualiser la double hélice de l’ADN ;

c’est en représentant les décisions humaines comme des stratégies mathématiques que Von Neumann et Morgenstern ont pu modéliser les comportements humains et créer la théorie des jeux ;

4) transformer un bug en opportunité, un accident en riche expérience :

c’est en ayant de la curiosité pour une expérience ratée (un champignon avait contaminé une boîte de culture) que Fleming a suivi cette piste hasardeuse fournie par hasard, jusqu’à découvrir la pénicilline.

Vive la curiosité qui fuse
en science infuse :
https://www.uclouvain.be/fr/scinfuse