The law of the strongest ≠ true peace

Texte en français plus bas !

We speak of Pax Romana, Pax Mongolica, Pax Britannica, Pax Americana, etc., when international life enjoys a period of sufficient stability because one of its actors is powerful enough to impose its own law, punish transgressions, bring less powerful actors into line, and even directly interfere in conflicts between such secondary actors.

Such hegemonic peace is possible because of overwhelming military superiority. Throughout history, the strongest power has always developed a narrative legitimising its military domination and economic exploitation, highlighting the benefits of the peace it offers: the Romans secured the Mediterranean routes, the Mongols the Silk Road, the British the shipping lanes, the Americans global finance (the dollar = the global reference currency), the space lanes, and not to mention, the virtual pathways…

The hegemonic power uses its ideology of peace to claim the right to monopolise legitimate violence in the name of its civilising mission, and for the common good.

Of course, it is in our interest to look beneath the layers of ideological veneer and identify when invisible infrastructures function according to the law of the jungle; where “Nature” teaches that an Alpha male who has succeeded in imposing his order (established dominant disorder) can know in advance what his fate will be: when he is supplanted, he will pay dearly for what he has done to others. Such is the price to pay for peace through superiority rather than through negotiation between actors respected as equals in dignity and considered as equals in fundamental rights and duties, regardless of their physical, military or economic power. This utopia of equal dignity among actors inspired the creation of the UN, even as the world seemed to be emerging from the Second World War through a multilateralism based on the balance of terror… True peace is built century by century, step by step, overcoming the law of the strongest.

To hear two minor actors defending their own ideology in the present moment: https://www.youtube.com/watch?v=mLM1prACQ1Y. I am sharing this document to encourage us all to be critically aware of the ideological mechanisms of discourse, not to take a position for or against anyone… i am for the peace in the mutual respect!

On parle de Pax Romana, Pax Mongolica, Pax Britannica, Pax Americana, etc., quand la vie internationale jouit d’une période de stabilité suffisamment satisfaisante du fait qu’un de ses acteurs est assez puissant pour imposer sa propre loi, en punir les transgressions, mettre au pas les acteurs moins puissants que lui, au point d’interférer directement dans des conflits entre de tels acteurs secondaires.

Une telle paix hégémonique est possible à cause d’une supériorité militaire écrasante. Dans l’Histoire, à chaque fois, le plus fort développe un narratif légitimant sa domination militaire et ses exploitations économiques, en montrant les bienfaits de la paix qu’il offre : les Romains ont sécurisé les routes méditerranéennes, les Mongoles la route de la soie, les Britanniques les voies de navigation, les États-Uniens la finance mondiale (le dollar = la devise de référence mondiale), les voies de l’espace et j’en passe sur les chemins virtuels…

La puissance hégémonique se sert de son idéologie de paix pour revendiquer le droit à monopoliser la violence légitime, au nom de sa mission civilisatrice et pour le Bien commun.

Bien sûr, nous avons intérêt à regarder sous les couches des vernis idéologiques et repérer quand les infrastructures invisibles fonctionnent comme dans la loi de la jungle, là où « la Nature » enseigne qu’un mâle Alpha qui a réussi à imposer son ordre (désordre dominant établi), peut savoir à l’avance quel sera son sort : quand il sera supplanté, il paiera cash ce qu’il a fait subir aux autres. Tel est le prix à payer d’une paix par la supériorité et non par la négociation entre acteurs respectés comme égaux en dignité, considérés comme égaux en droits et en devoirs fondamentaux, indépendamment de leur puissance physique, militaire ou économique. Cette utopie d’égale dignité entre acteurs a inspiré la création de l’ONU, alors même que le monde semblait sortir de la Deuxième guerre mondiale par un multilatéralisme basé sur l’équilibre des terreurs… La paix véritable se construit de siècle en siècle, à petits pas, en dépassant pas à pas la loi du plus fort.

Pour entendre deux acteurs secondaires défendant leur propre idéologie dans le moment présent : https://www.youtube.com/watch?v=mLM1prACQ1Y. Je partage ce document pour nous encourager tou.te.s à une conscience critique sur les mécanismes idéologiques des discours, pas pour prendre position pour ou contre qui que ce soit…